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15/02/2011

Dans la tête de L'homme à tête de chou...

 

 

 

 

Cette histoire n'a jamais cessée de me hanter depuis que je la connais, et elle continuera jusqu'à la fin.

Parce qu'elle est vraie, plausible, passionnante, bouillonnante, déchirante, terriblement sexuelle, terriblement sensuelle... narrée comme une confession que vous fait un inconnu, un verre à la main, après deux bonnes bouteilles de Bourgogne au fond d'un troquet sans nom.

On est dans l'intimité du conteur, on voit Marilou petit chou prise dans le sirocco du séchoir dans les cheveux de sa victime, on la voit entre deux macaques genre festival à Woodstock; on la touche presque...

Ecouter L'homme à tête de chou tout en marchant dans une foule dense par exemple, c'est extraordinaire. Vous avez l'impression qu'au milieu de ce brouhaha, la confesse se fait au creux de votre oreille.

Marilou petit chou, qui me roulait entre ses doigts comme du Caporal, Me suçotait comme un cachou...

Toute une histoire, une folie, une perte d’adhésion, perte de réalisme. L’homme glisse, la femme périe, et entre les deux, les amants sont là. J’aime entendre le carillon d’entrée du salon de coiffure où officie la jeune chienne shampooineuse de son état.

 

J’aime entendre Gainsbourg parler de sa rencontre avec cette sculpture, et la relation qu’il ont entretenu tout les deux, après l’avoir payé cash et fait livré chez lui. Il évoque d’abord une certaine distance, un mutisme, puis, l’homme à tête de chou a commencé à se livrer...

 Voir Alain Bashung nous jouer cette histoire sur scène, aurait vraiment été un cadeau du ciel, certainement le plus beau choc culturel de ma très modeste culture. Le séisme est pourtant déjà assez comme ça, même avec son absence.

Avoir le privilège de revoir ce spectacle, dans son contexte actuel, avec toute l’épaisseur que cette histoire a pu prendre durant toutes ces années (1976), avec cette voix off, avec ces danseurs, avec ces jolies Marilou, est un vrai régal, un vrai plaisir, de ceux qui vous font vous impatienter, trépigner, vous font un flash forward inside !!!

La première fois, le choc fut trop fort. M’étant totalement refusé d’écouter le moindre extrait de la version Bashung avant d’être assis devant la scène pour le live show, rien que les premiers mots m’ont happés pour ne plus me lâcher !! Là, j’aurai peut-être les émotions un peu moins censurées.

Je pourrai alors me prélasser dans, et me délecter des Variations sur Marilou, qui pour moi, je crois, est l’un des plus beaux textes de Serge Gainsbourg.

Lorsque qu’il ya quelques années je me suis trouvé face à la sculpture de L’homme à tête de chou, dans une exposition, le choc fut énorme, énorme, indescriptible. Je suis resté figé un temps indéterminable, muet, j’étais là, face à lui, c’était merveilleux. Quand j’ai senti ce que cela me procurait, à l'intérieur je me suis dit que Les parasites de radio poux m’ont brouillés mes messages Fou que je suis de toi ; Marilou...

 

 

Commentaires

Comme par hasard et pas rasé, c'est l'album qui m'accompagne depuis quelques jours dans mon break que je n'ai pas encore porté aux clous...

Je me disais justement que cet album absolument génial, tel un grand vin, se bonifie au fil des écoutes et des années, que chacune de ses phrases est culte et que certaines d'entre-elles sont quand même particulièrement osez Joséphine...

Sur le spectacle, reste une énigme: pourquoi cet homme à tête de lion ou de singe (on ne sait pas trop)?
Et puis, je trouve l'attente concernant l'album version Bashung extrêmement longue...

On pourrai en parler des heures. Ah! Mais, j'allais oublier de te féliciter pour ce petit clip sympathique. J'aime beaucoup... Merci Greg

Bon, allez, il est l'heure, je vais transiter un coup !

Écrit par : Oliver | 15/02/2011

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