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16/12/2009

Dans quoi tu te mires ?

Tu perds ton temps à mariner dans ces yeux.jpg

Tu perds ton temps
À mariner dans ses yeux
Tu perds son sang

Tel Attila
Tel Othello
Tu te noircis
Dans quoi tu te mires
Dans quel étang

À l'avenir
Laisse venir
Laisse le vent du soir décider


podcast

Tel ( Alain Bashung- Jean Fauque / Alain Bashung- Mobile In Motion )

L'Imprudence ( 2002 )

détourné et posté par Olivier

15/12/2009

Variations sur Marilou

gainsbourg02.jpg

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Tandis que Marilou s'amuse à faire des volutes de sèches au menthol,
Entre deux bulles de comic strip,
Tout en jouant avec le zip De ses "levi's"
Je lis le vice et je pense à Carol Lewis.

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Tandis que Marilou s'évertue à faire des volutes de sèches au menthol,
Entre deux bulles de comic strip,
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses "levi's"

gainsbourg01.jpg

Dans son regard absent et son iris absinthe dis je,
Je lis le vice de baby doll,
Et je pense à Lewis Carroll.

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Quand crachent les enceintes de la sono lançant,
Accords de quartes et de quintes

Tandis que Marilou s'esquinte
La santé, s'ereinte
A s'envoyer en l'air.


Variations sur Marilou ( Serge Gainsbourg )

L'Homme à Tête de Chou ( 1976 )

Illustration Gwendal le Scoul      http://cmjnland.blogspot.com/

posté par Olivier

13/12/2009

Pénelope et Bashung !

pénelope g.jpg
Après d'âpres hostilités
Tu me prenais la main et tu m'emmenais
Sur le mont Valérien me faire voir
Les galaxies
Me faire écouter
Les comètes

Tu me disais
Préconisais
Des caresses volubiles
C'était quand je voulais
Où je voulais
Je n'étais plus ta risée

Après d'âpres hostilités
Tu m'arrivais comme un torrent
Dans l'estuaire
Tu me disais
C'est des ragots
Du fiel
Le venin d'un ver de terre
_________
J'irai en découdre
Avec ce tissu de mensonges

10/12/2009

Gainsbourg Bashung Gallotta, un fauteuil pour trois

L'Homme Chou.jpg

Chez Max, coiffeur pour homme, siège un fauteuil sur roulettes, une chaise musicale désespérement vide... mais vide,  elle ne l'est qu'en apparence car le ballet de J.C. Gallotta est habité par l'objet, lui même hanté par les têtes de choux disparues.

Dès les notes d'intro, les quatorze danseurs se succèdent harmonieusement en courbettes et révérences au trône vacant de la chanson française. Dans un instant, les enceintes cracheront la voix de l'alsacien dont subsiste encore l'écho dans les boites crâniennes venues pour le voir... Oups ! L'entendre, encore une fois... Une telle absence en devient envahissante et c'est ainsi qu'Alain Bashung parvient à créer l'évènement d'outre-tombe. L'oeuvre est certes signée Gainsbourg, mais celui qui manque à la pelle est bien son héritier qui devait, à l'origine du projet, se faire raser la couenne et rafraichir les nouilles sur scène.

Je suis l'Homme à la tête de chou

Moitié Légume - Moitié Mec

Sa voix sombre résonne enfin dans le théatre du Rond Point, quelle évasion ! Les danseurs tirent sur leurs oreilles en choux-fleurs. Les danseuses vêtues d'un Lévi's font transiter le fauteuil magnétique d'arabesques en courses folles à travers l'estrade. Peu à peu, la chorégraphie nous happe, la sensualité prend corps à corps entre Marilou(s) et Tête(s) de Chou(x).

Les tableaux se succèdent au rythme du chant bashungien et des musiques additionnelles de Clavaizolle (mi-géniales, mi-lourdingues) pour atteindre des sommets de sensualité quand Marilou mène à la braguette ses "deux macacques de Woodstock ". La Baby-Doll fait teinter le métal de son zip et se self-contrôle publiquement au son de nos idôles.

Pendant ce temps, Bashung débite cette obscure romance avec un zeste de dédain, une pincée d'orgueil et une classe folle. Une version digérée de la folie originelle de Serge Gainsbourg. Plus en recul que son ainé sur sa relation tumultueuse avec la shampouineuse, il parait conscient de sa chute inéluctable et assume pleinement ce qui constitue l'autre sommet du spectacle: l'évocation subtile du meurtre à l'extincteur d'incendie.

Elle l'a bien chercher la petite garce, a-t-il l'air de nous dire, comme interné par erreur en clinique neuro-psychiatrique.

Brandissant le cylindre je frappe paf,images.jpg
Et Marilou se met à geindre,
De son crâne fendu s'échappe un sang vermeil,
Identique au rouge sanglant de l'appareil,
Elle a sur le lino, un dernier soubresaut, une ultime secousse,
J'appuie sur la manette, le corps de Marilou disparait sous la mousse


Issue d'un silence de mort, telle une vision de claque, Marilou réapparait nue, titubant culotte aux chevilles, guitare vermeille en bandoulière. Le tableau suggérant la victime ensanglantée est de toute évidence "Réservé aux Indiens" et dédié au chanteur récemment disparu.

La troupe entière a sur le lino un dernier soubresaut, une ultime secousse. Marilou repose sous la neige, nos héros en paix. Les deux Apaches, envoyés spéciaux pour Monsieur Bashung.com, peuvent aller partager cette mousse longuement attendue... la mémoire de leurs Maîtres-chanteurs ayant été pleinement saluée. Bashung et Gainsbourg entrent dans la danse par la grâce de Gallotta, le chorégraphe se courbant d'une révérence finale au fauteuil à roulettes russes.

l_homme_a_la_tete_de_chou01_vera_iso.jpg

vu, digéré et posté par Olivier

07/12/2009

A voir le monde de si haut


Comme un damier
Comme un légo

Comme.jpg

Comme un imputrescible radeau
Comme un insecte mais sur le dos


un.jpgC'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans


Légo.jpg




On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit


Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit

Dans le silence ou dans le bruit




Comme un Légo ( Gérard Manset )
Bleu Pétrole ( 2008 )


Illustré et posté par Olivier