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10/05/2009

En concert ce soir à L'Olympia

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J'ai toujours pensé qu'aller à un concert, c'était un pas supplémentaire, un pas supplémentaire vers l'autre; vers l'Artiste; vers toi en l'occurence.

La tournée "Bleu pétrole", en cinq dates je l'ai dévoré. Cinq lieux, trois pour la "Tournée des Grands Espaces", puis trois également pour "Confession publiques" (quelle titre tout de même!!).
Chaque fois c'était... Grandiose ! Emotion à l'état pur, souvent les larmes, comme un gosse, coulaient doucement dès ta première apparition, tellement, j'étais submergé d'émotion rien que de te voir.

J'ai toujours du mal à aller au concert, aux autres concerts. Il y a un seul autre personnage que je suis de la sorte c'est Arno, et ce depuis une quinzaine d'année.
Je n'ai pas loupé un seul de ses concerts depuis ce temps là, pleins d'émotion là encore, très brut, brut de décoffrage; sans détour; sans fioritures.
Puis Fontaine aussi, Brigitte Fontaine, que malheureusement; j'e n'ai vu qu'une fois !!!  Je guette la prochaine tournée.

Pour toi, sur la dernière tournée, je guettais les dates possibles avec mon agenda. Je consultais mon Amour d'Amour  en lui disant "C'est pas raisonnable hein, mais, je retournerai bien le voir le...", puis elle me regardait en souriant "Mais vas-y..." !! Un peu comme si j'attendais son approbation, qui me faisait plaisir certes, mais qui ne m'étais pas indispensable, et elle le savait; mais j'aimais bien l'avoir cette approbation.

Alors je bookais, je réservais mon train, mon hôtel, mon concert, mes rêves...
Tu m'as fait vivre en 2008, une année merveilleuse, pleine de classe; comme à ton habitude. En revanche, il y avait autre chose cette fois ci bien sûr.
Cette fois ci, en plus de la classe folle; il y avait... le courage; et putain; quel courage !!!!!  Quand je te voyais entrer en scène, je frémissais, moi qui te connaissais si grand, si costaud, si beau; si fort  !! Moi qui t'ai vu hurler, te rouler par terre; ramper parterre aussi !! Je t'ai vu là, cette année là comme dirait Cloclo, avancer à petit pas jusqu'à ton tabouret, puis t'y assoir, tranquillement, doucement.
Dans un souffle difficile, tu nous remerciait de notre présence pour "ces rendez dominicales" (Elysée Montmarte) comme tu disais toi-même. Ce qui était tout de même un comble, toi qui nous remercie d'être là, et nous alors, qu'aurions nous du dire de ta présence ici...

Difficlement dis-je, tu nous remerciais de notre présence. Même si il est difficile encore aujourd'hui de le dire, de l'admettre, il faut bien le dire, il faut bien l'admettre, tu étais bien affaibli...
Puis, ces remerciements effectués, on t'apportait ta guitare, tu l'ajustais, toujours perché sur ton tabouret, puis, puis; la magie opérait...
Tu égrainais les premiers accords de "Comme un légo", puis, puis là, comme un miracle, comme par miracle, ta voix sortait, s'imposait, résonnait; superbement !

Comment était il possible, que d'un seul coup, cette voix retrouve toute sa puissance, sa portée; c'était incroyable, un coffre incroyable  !! Pendant les neuf minutes de ce morceau accoustique, la puissance était là, impeccablement là; incroyablement là.

Tu as toujours su me surprendre, de par tes albums, de par tes concerts.
La dernière fois que je t'ai vu, c'était le 7 Décembre 2008, à l'Elysée Montmarte, un autre temple qui te va si bien.
J'avais partagé ce concert avec une amie d'antan, contactée pour l'occasion, pour partager ce concert et cette soirée Parisienne. C'était ma cinquième date, et là, vraiment, je t'avais trouvé fatigué.

J'étais inquiet, très travaillé. Parfois, quelques mots furent engloutis. A la fin du concert, une chose m'a perturbé pendant des jours et des semaines.
Lors des concerts précedents, tu finnissais seul sur scène avec Angora et Night in white satin. Et là, tu as fini par le très grand Malaxe, sans revenir seul, avec ta guitare. J'avais peur de cette absence, peur d'un mauvais présage.

Pour moi, peut-être ai-je tord, mais quand tu revenais seul, en scène et que tu chantais Night in white satin, seul en scène avec ta guitare, pour moi, quand tu chantais les derniers mots de Night in white satin seul en scène avec ta guitare; pour moi Mon Dieu à Moi; tu nous disais Je t'aime et Au revoir... Je ne saurais jamais si j'avais raison, si j'avais tord, mais moi, je l'ai toujours ressenti de la sorte.

Pour moi, tu te présentais à nous, seul, avec ta guitare, le courage à pleines mains, et tu nous disais "je t'aime" en anglais, car bien trop pudique pour nous le dire en Français, pour moi, quand tu te présentais à nous, seul en scène, avec ta guitare, le courage pleins les doigts, pour moi, à ce moment là; tu nous disais au revoir...

Je n'ai pas oublié, et je n'oublierai jamais; je t'Aime...




07/05/2009

Milliards de nuits dans le frigo

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Milliards de nuits dans le frigo
Entre le jambon de la veille et les salades du jour
Et cette lampe qui ne veut jamais la mettre en veilleuse


Milliards de nuits dans le frigo ( Boris Bergman- Daniel Tardieu / Alain Bashung )
Roulette Russe ( 1979 )

posté par Olivier

05/05/2009

Je suis venu te dire que je m'en vais...

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Ca fait longtemps, longtemps qu’il est là ce post, ce billet, cette pensée ; ce trait de vérité.

Longtemps, longtemps qu’il est là et que ça bloque, qu’il ne sort pas, qu’il se récite dans ma tête, mais rien, rien quand je prends la plume, le stylo ; le clavier.

Le jour où tu es parti, où tu as stoppé l’aventure, le jour où tu as poussé l’interrupteur, pris la contre allée le jour où tu l’as laissé où tu nous as laissé ; où tu m’as laissé.

Ce jour là est là, « gravé à jamais dans le bloc note de ma mémoire black sur white et ça reviendra en flash back bordel  », il est là, là ; mais je ne peux toujours  pas écrire, exprimer ce que j’ai ressenti ce jour là, cet abandon ; cet abandon ; à qui en faire don.

Moi qui vis loin, loin de mes proches, de mes plus proches. Il a fallu que ce jour là, fusse le jour d’une réunion, d’une retrouvaille, une retrouvaille souhaitée, tant attendue, tant désirée, si belle…

Au moment où mes larmes coulaient pour exprimer mon bonheur, ma joie, ma joie à moi, cette joie immense, ce doux et profond plaisir de serrer dans mes bras cette petite jeune femme de 82 hivers  qui n’est autre que la maman de ma maman à moi.

Alors que je te serrai fort dans mes bras, que mon cœur transpirait de joie, que la chaleur de mes larmes incendiaient mes joues, je ne savais, non je ne savais pas que quelques heures plus tard, j’apprendrai ce que je redoutais, ce que je ne voulais admettre ni même envisager.

Je ne pouvais l’envisager, encore moins en ce jour, encore moins en cet instant, encore moins je ne pouvais penser, que mes larmes après avoir réchauffées mes joues, glaçerons mon coeur.

J’ai longtemps cherché l’heure, l’heure à laquelle la trotteuse n’a plus trottée, l’heure à laquelle le souffle n’a plus soufflé, l’heure à laquelle l’Homme qui m’a élevé, qui a élevé mon âme ma vie, l’heure à laquelle Mon Dieu Mon Idole Mon repère, l’heure à laquelle Mon Amour, est parti.

Depuis je le sais. Alors je sais qu’au moment où je tenais entre mes bras cette femme que j’aime tant et qui m’a vu grandir, j’avais déjà perdu Mon Maître, qui m’a vu grandir, de loin…

Tu as toujours eu un œil sur moi, et j’aurai toujours un œil sur toi, c’est évident, tu m’es vital, comme le sang qui parcoure mes veines, comme les pulsions de mon cœur.

Tu m’es vital, vitale comme une carte…De coeur. Ca doit être pour cela que parfois, c’est dur, très dur, parfois je sombre, parfois je flanche. Ca doit être pour ça alors, que je n’arrive pas, que je n’arrive toujours pas, à exprimer ce qui s’est passé inside me ; ce jour là…

04/05/2009

Vers une ombrelle

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Un jour j'irai vers l'irréel


Un jour j'irai vers une ombrelle


Y seras-tu
Y seras-tu
Y seras-tu
Y seras-tu
Y seras-tu ?


L'Iréel ( Alain Bashung- Jean Fauque / Alain bashung- Mobile In Motion- Ludovic Bource- Jean Lamoot )

L'Imprudence ( 2002)

 

posté par Olivier

03/05/2009

Elsass Blues Tribute

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Vendredi 24 avril 2009, le Conseil Général du Haut-Rhin et la salle de concert "Le Grillen" de Colmar s'étaient associés pour rendre hommage à Alain Bashung, dont les attaches alsaciennes ne sont plus à présenter. C'est pourtant ce qu'a fait laborieusement le conseillé général chargé de la culture...Bref ! Oublions et relevons juste au passage, la présence sympathique de la maman de Rodolphe Burger!

Après une bonne heure de balances, le "concert", ou plutôt l'hommage institutionnel, débuta enfin vers 18h30. Pascal Jacquemin, l'ancien guitariste punk qui accompagnait Bashung en 82-83 et co-auteur de l'album "Figure Imposée" fut le premier à prendre place sur la scène improvisée dans le hall central du Conseil Général. Il nous livra une version solo de "Elegance" très personnelle et tout en retenu, mais peu entraînante. Néanmoins, l'homme semblait réellement ému et sincère dans sa démarche...

Un trio fraternel de guitaristes jazz-manouche, pas manouches pour deux sous, nous offrit ensuite une version instrumentale de "Gaby" avec un soliste débranché, désaccordé et tremblotant... Involontairement comique, ce fut le seul moment léger en ce lieu guindé ou les cravates et les tailleurs fleurissaient au balcon...Brrr ! Certains espérait que Bashung soit là quelque part au dessus de nous, moi, j'espérais franchement que non.

Je réaliserai plus tard, que Pascal Jacquemin, désormais reconverti en directeur d'agence de correction et d'isolation acoustique, et tous les groupes présent au Conseil Général (sauf le fameux trio, ouf !) feront double représentation au Grillen avec l'apport bienvenu d'autres formations, plus électriques...

 

20090428_DNA031858.jpgLe concert y débuta donc, avec un très jeune groupe, "Les Dessous de la Vie" et des versions raffraichissantes de "Je fume pour oublier que tu bois" et de "Te revoir"... La nuit commençait mieux que l'après-midi ne s'était finie... Suivirent ensuite, PJ@melloR , un duo sexy pour "Volontaire" et "Martine Boude", suivi d'un trio (en photo) qui nous interpréta pour la seconde fois une version fidèle de "Alcaline" et une "Gaby" Sanseverinotée...sympatoche.

Séquence pénible ensuite, avec l'enchaînement d'un groupe trop sérieux, et du jeune "Hugues", chanteur folk du genre "recalé de la Nouvelle Star" qui nous a livré des versions soporifiques de "Résidents de la République" et "La Nuit Je Mens"...je m'endore en chantant !

Sur le point de leur fausser compagnie, j'aurai manqué " Sined", le sommet de la soirée. Composé d'un batteur, d'une jolie bassiste, d'un clavier bien roulée et d'un chanteur-guitariste frisant la cinquantaine déjanté, le groupe nous offrit deux versions crasseusement maîtrisées de "Scène de Manager" et "J'croise aux hybrides". En réponse aux remerciements que je lui ai adressé plus tard, leur leader m'a répondu un peu gèné que "c'est surtout le rock'n'roll qui est bon"... Et oui Bashung était rock'n'roll, certains semblaient l'avoir oublié en cette journée !

Suivirent encore une version électro-indus déshumanisée de "Toujours sur la ligne blanche" et une version très pro et (trop) propre de "Madame rêve" par deux groupes aux antipodes. C'est évidement là, que résidait tout le génie de Bashung, la diversité des genres, des styles, des influences, des publics, tout en restant plus que crédible. Ôde à un génie...

La soirée s'est terminée sur des reprises de "Station service" et de "C'est comment qu'on freine" par "lé Zincongrus" et leur message qui disait en clair que Bashung est maintenant ô ciel, et aimerait sans doute qu'ici-bas...on se marre un peu plus que ça.

Elsass blues, Elsass blues
Ca m'amouse...
Va falloir que je recouse

 

posté par Olivier