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09/02/2014

Le corps juste - Apache Histoire d'une rencontre : Dabitch-Bashung-Ben Mahi

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Apache, c’est la rencontre de deux artistes Alain Bashung et Hamid Ben Mahi, avec de profondes similitudes sur leur enfance, l’un en Alsace, l’autre en banlieue Parisienne. La musique pour l’un, la danse pour l’autre. L’expression artistique pour les deux, pour rompre le quotidien et l’évident destin.

Apache, ce sont des danseurs, la compagnie Hors Série, qui extériorisent leurs maux, leurs différences sur scène dans un décor dépouillé, en dansant sur les accords étirés du Bash.

C’est cette rencontre abstraite que nous narre Christophe Dabitch dans Le corps juste. La rencontre imaginaire de ces deux artistes, et de ces deux univers...

Ce livre m’a permis d’approcher une nouvelle fois la danse, ce domaine élégant, plein de suggestions et de réflexions ouvertes. Le corps juste, nous invite à suivre la construction du spectacle. La voix de Bashung résonne, comme ces titres ou extraits de ses chansons qui ouvrent les chapitres. J’ai aimé le parallèle de ces deux arts, comme celui de ces deux vies.

Hamid Ben Mahi nous conte aussi la naissance du Hip-Hop en France, et ça aussi ça m’a bien plu ! Quel souvenir... La vision de celui qui a vécu ça de l’intérieur, comme une arme de combat et de défense, et bien entendu d’expression. On y retrouve un brin de notre jeunesse (avec la naissance du hip-hop) avec les danseurs qui ont vu naître cette danse dans la rue, car l’accès « aux ailleurs » étaient difficile...

De très beaux clichés signés Christophe Goussard  dessine parfaitement l’atmosphère de ce spectacle, ou pour ma part j’y vois un côté... A perte de vue !!

Le corps juste, est donc une expérience une rencontre et un parallèle inattendu que je souhaitais partager avec vous, et que je vous encourage à lire. Puis, Apache, démontre une fois de plus la force de l’œuvre Bashungienne ; à se retrouver là sur scène à accompagner des danseurs...

Pour vivre cette rencontre, courrez chez votre libraire préféré, et demandez :

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 Le corps juste

De Christophe Dabitch et Christophe Goussard

Edition : Le Castor Astral

 

Pour sûr, lorsque vous lisez Le corps juste, vous n’avez qu’une seule envie, voir le spectacle ! Voici donc pour vous Tête d’Apache, les dernières chances de vous y rendre, et les coordonnées liées à cette création :

Compagnie Hors Série 

Prochaine date de tournée :

FEVRIER 2014

Apache– Mar. 11 Février – Centre Culturel d’Oloron Sainte Marie (64) 

Apache – Mer. 19 Février – Théâtre Municipal de Figeac (46)

MARS 2014

Apache– Sam. 8 Mars – Théâtre Les Carmes – Langon (33)

Apache – Sam. 22 Mars – Théâtre de Mimizan (40)

AVRIL 2014

Apache Ven. 4 Avril – Culture Commune Scène Nationale de Loos en Goelle (62)

Puis pour vous Bande d'Apache, voici le scoop MonsieurBashung.com : Une lecture théâtralisée du livre aura lieu pendant les escales du livre à Bordeaux le dimanche 6 Avril au TNBA. Ce sera avec Hamid Ben Mahi, Yan Péchin et à la lecture la comédienne Clara Ponsot.

 

 "A perte de vue des lacs gelés qu'un jour j'ai juré d'enjamber"

 

07/09/2012

Quelques clichés sur Bashung and Co... Par Pierre Terrasson !

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Hug les Apaches,

Pour les Apaches Parisiennes et Parisiens, pour nos lectrices et lecteurs de partout et d'ailleurs, MonsieurBashung.com vous propose une exposition haute en photographie (Bashungnienne notamment) !

A compter du 13 Septembre, au 35 rue de la Condamine dans le 17éme arrondissement Parisien métro La Fourche, la galerie Batignolle's ART expose Pierre Terrasson ! Autour du Polaroïd; retrouvez Bashung, Gainsbourg, Phillipe Léotard et bien d’autres...L'expo est totalement dédiée au Polaroïd, et s'adresse aux collectionneurs et collectionneuses prêtent à casser leur cochon de tirelire, pour acquérir un cliché Unique ! Deux Pola' du Bash seront en vente; Avis aux Amateurs!!! 

Co auteur avec Alain Wodrascka du bel ouvrage Dandy des matins blêmes au édition Didier Carpentier, Pierre Terrasson est l’auteur de fameux clichés sur notre Apache préféré et sur papa Gainsbourg, et sur de nombreuses autres stars planétaires Légendes du Rock ! Pour illustrer mes propos, je sortirai de ce chapeau plein de beaux clichés, deux d'entre eux qui à coup sûr, vous parleront:

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Puis pour en revenir au livre Dandy des matins blêmes, achetez-le, et empressez-vous de l’ouvrir pages 64-65, pour découvrir un de mes clichés préférés réalisé par Pierre Terrasson dans ce bouquin: Une photo en double page, Bashung sur scène, tout de cuir vêtu, lunettes noires, vue d’ensemble sur la scène, les projos se croisent pour se retrouver sur le Bash, tête inclinée en arrière, guitare à la main, puissance et noirceur en vue aérienne... J’adore, je suis Fan de ce cliché pris sur le « Tour Novice » sublime live, indémodable, intemporellement rock !!!!  

Alors pressez-vous, bande de tête d’Apache et de Chou, rue de la Condamine, pour y traîner vos boîtes crâniennes, et en prendre plein vos rétines !! Quoi ma rétine ? L’état de ma rétine n’a rien à voir...

En Résumé :

Pour tout savoir sur cette exposition autour du Polaroïd : Batignolle's ART

Pour en savoir plus sur : Pierre Terrasson

Petit rappel sur Dandy des matins blêmes (cliquez pour agrandir) :

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26/07/2012

Biographie: Patrick Dewaere, Une vie.

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J’ai déjà invité ici même Serge Gainsbourg, Brigitte fontaine, Arno, et aujourd’hui ; j’invite : Patrick Dewaere.

Mais pourquoi Patrick Dewaere ? Et bien certainement parce que les points communs avec l’Apache sont nombreux, à commencer par l’admiration que je leur porte à tous les deux !

Si je peux et si j’écoute depuis longtemps maintenant l’œuvre de Bashung, je peux et je regarde inlassablement les films de Patrick Dewaere ! Comme Coup de tête par exemple, de Jean-Jacques Annaud (1979), un vrai grand bol d’air frais.

Il me revigore le gaillard, il m’ouvre des voies, ou me conforte dans les miennes, me démontre à chaque fois que la différence existe.

Il m’aura donc fallu que quelques heures sur deux trois jours, pour lire la biographie de Christophe Carrière Patrick Dewaere Une vie. Et oui Tête d’Apache, je sais ce que vous vous dîtes dans vos boîtes crâniennes, c’est quasi le même titre que la (géniale) Bio de Marc Besse sur Alain Bashung.

Ayant déjà lu d’autres livres et diverses interviews concernant le lascar, je ne peux pas dire que j’ai appris beaucoup de choses ; mais c’est toujours intéressant de retracer un parcours aussi marginal que celui-ci, agrémenté de petites anecdotes !

Cet homme me passionne, il me fascine ! J’aime son regard, son phrasé, ses intonations, ses mimiques. J’aime ce mélange de force et de fragilité, l’ambigüité qui l’habite, toutes ces fois où on ne sait pas trop !! J’aime ce mélange d’assurance et de doute, de joie et de tristesse ! J’aime ce regard perdu, parfois flottant ; et j’aime sa folie ; j’aime sa gueule !!

Regarder un film avec Dewaere, c’est regarder Dewaere (comme Louis de Funès, une autre de mes idoles) quelque soit le film. Si je peux écouter L’imprudence, Play Blessure ou tout autre album en boucle, très régulièrement ; je peux aussi regarder Dewaere très régulièrement (Coup de tête, Les valseuses) ; ça me rassure ! C’est comme un vent de liberté, une bouffée d’air frais, un bol d’air pur.

Bashung et Dewaere, m’apportent la même chose, ce sentiment fort de liberté, cette possibilité de voir les choses autrement ; à contre courant ! Cette liberté d’expression, ce sentiment de résistance...

Je cite Coup de tête, car c’est celui que je regarde le plus souvent, mais hier quand j’ai fini le bouquin, je me suis re enfilé Le juge Fayard dit « Le shérif » (Yves Boisset 1977), et La meilleure façon de marcher (Claude Miller 1976). J’aurai alors pu ingurgiter Les valseuses (indémodables – Bertrand Blier  1974), ou Adieu poulet (Pierre Granier-Deferre- 1975), Beau-père (Bertrand Blier – 1981) et bien d’autres... c’est tellement bon de retrouver ceux qu’on aime !

Dewaere est unique et ne vieilli pas ; tout comme Gainsbourg, tout comme Bashung ! Ses interprétations, sont intemporels. Les vrais rebelles ne meurent jamais, ils vous invitent à l’évasion... Mes héros à moi, me donnent des ailes, quelque soit mon âge, quelque soit la période de ma vie.

Pour ce qui est du bouquin à proprement dit, il peut correspondre à une découverte de sa vie et de la personnalité de l’acteur pour qui ne le connaît pas. Personnellement, je pense que l’auteur d’une Bio, doit s’effacer totalement derrière son sujet. J’y est trouvé parfois, trop d’épanchement de l’auteur, le résumé de tous les films aussi, ne me paraît pas spécialement utile. J’aurai pour ma part préféré un peu plus de détails sur l’artiste en lieu et place de ces résumés. Toutefois, c’est une biographie intéressante.

Au final, Dewaere est toujours là, moderne, vrai, pur, sincère ; et indémodable... Comme L’Apache ! Ils se bonifient même avec le temps qui passe ces oiseaux là !!

Ce que l’on retrouve souvent chez Patrick Dewaere, c’est cette rage, cette lutte, la lutte contre le pouvoir, contre l’argent, contre les systèmes établis. Et dans ce genre de bataille, c’est toujours bon quand c’est le petit qui gagne...

Patrick Dewaere fait parti de mes/nos trop rares héros, et ce qu’il y a de bien avec les Héros, c’est qu’ils ne meurent jamais.


Patrick Dewaere Une vie

Christophe Carrière - Edition Balland

22/01/2010

L'interview de Pierre Mikailoff - Biographe Auteur Musicien

 

 

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Très chères lectrices, très chers lecteurs, ravi de vous accueillir en ce vendredi soir sur les ondes de MonsieurBashung.com. Installez-vous confortablement, servez-vous un verre, ce que vous voulez; et détendez-vous. Pour la première fois ce soir, nous sommes ravi d'accueillir un invité. La rencontre se fait quelque part entre Paris et Marseille, où vous voulez, où vous le souhaitez...

 

Pierre Mikailoff Bonjour, merci d'être là parmi nous, merci d'accorder sa toute première interview au site monsieurbashung.com !

Vous êtes né en 1962, vous avez été guitariste du groupe les désaxés de 1982 à 1990, puis par la suite, parmi de nombreuses collaborations artistiques, il y a celle avec Jacno, avec qui vous avez travaillé plusieurs années jusqu'en  2008.

C'est sur la fin de cette période, que vous troquez les croches pour le stylo, et que vous commencez la rédaction de plusieurs ouvrages autour de la musique et plus spécialement autour du rock.

Nous vous recevons aujourd'hui sur monsieurbashung.com, suite à la parution de la biographie sur notre Apache préféré: Bashung Vertige de la vie parue au édition Alphée en  Août 2009, et que nous avions commenté ici même: Article du 27 Août 2009. Nous verrons également que votre actualité littéraire est pétillante en ce début d'année 2010, avec la sortie notamment, d'une nouvelle biographie ayant pour sujet Jane Birkin !


C'est court, c'est succinct, mais est-ce que ça vous va comme présentation ?


Très bien, rien à redire...


Alors Chères Lectrices, Chers Lecteurs ; Chers Pierre ;  préparez vous, installez vous ; C'est parti !

Moteur !!


Pierre, on va commencer par s'humidifier un peu le gosier tout en jaspinant ensemble, que souhaitez vous : un Perrier tranche, un thé Darjeeling, ou une Zubrowska givrée ?


Ça démarre très fort. Vous connaissez donc mon point faible : le Perrier tranche. Tournée générale !



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Pierre, la première chose que l'on retient de votre livre, c'est la couverture ! Pourquoi cette photo, pourquoi une couverture aussi rouge, pour un homme aussi sombre ?

Parler d'un homme sombre (ou solaire) est bien réductif. Chez chacun de nous, il y a les deux versants. J'avoue que je suis plus sensible au côté solaire, disons pour simplifier au côté rock, de Bashung : le gamin qui a pris la flash Gene Vincent en pleine poire et qui ne s'en est jamais remis... Je l'adore quand il fait Passé le Grande ou Osez Joséphine. Le reste demande une attention plus soutenue, un état d'esprit différent, qui est moins dans ma nature... Je suis parfois grave, concentré et mélancolique, mais... pas tout le temps. Donc cette couverture rouge est la face « rock » de Bashung. Son côté séducteur aussi, qu'il ne faut pas négliger. Rares sont les artistes français à avoir autant travaillé leur image. Il y a Gainsbourg aussi, mais lui l'a fixée une fois pour toute et ne l'a plus modifiée. Donc, Bashung, en grand fan de cinéma et de glamour hollywoodien, a extrêmement contrôlé son image. Cette photo de couverture existe parce qu'un jour il a convoqué un photographe et décidé de donner cette image de lui. Cette photo : c'est lui. C'est un de ses multiples personnages...


Combien d'exemplaire avez vous vendu à ce jour ?


Ça fait partie des questions auxquelles les maisons de disques et les éditeurs n'aiment pas répondre... Nous autres, auteurs, avons accès à ces informations une fois par an, lorsque nous recevons nos décomptes. Et je ne les ai pas encore reçus. Le livre a été réimprimé une première fois, ce qui est bon signe. Je pense que la première mise en place était de 6 000, ce qui est bien pour un éditeur indépendant. Et la réimpression doit être au moins équivalente.



Aviez vous commencé la rédaction de votre livre avant la disparition de notre Apache préféré ? Etait ce une idée qui germait depuis longtemps ?

Je rédige toujours très vite, pour des questions d'unité de style... Mais le travail en amont, la recherche de documents, la collecte de témoignages, elle prend des mois, des années. Dans le cas d'Alain Bashung, je suis familier de son œuvre depuis très très longtemps (1977). C'est un bonheur de s'installer devant son ordinateur et de se dire : maintenant je vais raconter cette histoire telle que je l'ai comprise, telle que je l'ai perçue et telle qu'elle m'a touché.


Combien de temps pour la rédaction de l'ouvrage ?

Je rédige un livre en trois mois. Si je mets plus de temps, je reprends tout à zéro, c'est que mon plan ou mon approche ne fonctionne pas... Je ne crois pas aux livres écrits sur plusieurs années. Même James Ellroy rédige très vite. Il peut accumuler du matériel pendant dix ans, mais quand l'idée est là, la rédaction est jeu d'enfant qui ne prend que quelques semaines...



Avez vous encore des choses à dire sur Bashung ? Comptez vous faire un deuxième ouvrage ? Si oui, vous viendrez en parler ici ?

Je pourrais faire d'autres livres sur Bashung. Comme on peut faire d'autres livres sur des personnages historiques. On découvre toujours des choses... Tout n'a pas été dit encore. Il y a des musiciens, des auteurs, des amis qui peuvent encore être interviewés. Et puis, on pourrait prendre des approches thématiques. Faire Bashung et le cinéma, Bashung et la littérature... Et si vous m'invitez, je viendrai en parler ici bien sûr.



Votre ouvrage est préfacé par Boris Bergman, était-ce important pour vous que ce parolier mythique du début et des premiers succès bashungnien préface votre bio ? Vous vous connaissiez d'avant ?

Eh non, je ne le connaissais pas. Je l'ai approché par un ami à lui, Christian de Ronseray, ancien éditeur d'Eddy Mitchell et administrateur de la SACEM. Et croyez-moi, lorsque j'ai appelé Boris : je n'étais pas le premier à lui poser des questions sur Alain ! Il m'a dit : « Bon, venez, mais vous êtes le dernier à qui j'accorde une interview sur Alain... » J'ai débarqué chez lui avec ce petit gadget enregistreur que je venais de m'acheter et là, immédiatement, il s'est passé ce petit miracle : le feeling est passé tout de suite ! J'étais dans mes petits souliers car c'est quelqu'un que je respecte à mort, que j'avais énormément écouté, dont je connaissais l'impressionnant parcours... Il y a peu de gens dans cette sphère, à ce niveau là... Pour résumer, ça s'est hyper bien passé. A la fin de l'interview, j'ai mis trois heures à ranger mon matériel, n'osant pas faire ma demande. Puis je me suis lancé, bredouillant : « Boris, j'aimerais vous demander autre chose... » J'ai alors trouvé le courage de lui parler de la préface. Et le plus surprenant dans l'histoire est qu'il a répondu oui ! Mais avec beaucoup d'humilité, comme s'il était flatté que je le sollicite, me disant qu'il allait essayer de faire au mieux, etc. Quelques jours plus tard, il m'a fait ce cadeau, ce petit chapitre qui raconte l'enregistrement de Pizza, écrit comme une chanson de Bergman, raconté dans son style inimitable et imagé... Avec cette anecdote sur les Damned ! Le Déjazet où il traînait des nuits entière avec Alain...



Vous êtes plus proche de l'écriture de Fauque ou de Bergman. Préférez vous le Bashung des années Bergman qui carbure aux calembours, ou celui des années Fauque, plus littéraire ?

Je ne vois pas de décrochement aussi net entre ces deux périodes... Pour ne pas parler de celles de Tardieu, Grillet, Gainsbourg, Michel Bernard... Bergman et Fauque sont les pièces maîtresses du puzzle Bashung et leurs deux styles sont littéraires pour moi. Très travaillés. Le ton est différent, certes, mais l'exigence d'extrême qualité est la même. Et autant chez Boris que chez Jean, il y a de l'humour ! Des formes d'humour différentes, mais on ne peut pas dire que Jean Fauque soit un garçon mélancolique ! Il faut arrêter de classer des gens dans des boîtes (un mal français !) : d'un côté le poète maudit, de l'autre le gros déconneur, etc. ça ne résiste pas une seconde à l'analyse. Et que dire des textes de Novice, pas spécialement joyeux et majoritairement écrits par Bergman ? Je vais plus loin : « Osez Joséphine » est une chanson plutôt fun, et c'est Jean Fauque... Et Roulette russe est un grand album de spleen urbain... J'ai beau cherché, je n'y trouve pas beaucoup de calembours.



Que représentait pour vous Bashung à l'époque où vous l'avez découvert, qu'avait il de plus par rapport aux autres ?

Les autres ? Quels autres ?... La musique française au début des années 1980, c'est quand même pas terrible. C'est le désert : il y a d'un côté la variété, de l'autre une scène rock underground. Dans l'underground, il y a des choses merveilleuses : Taxi Girl, qui a connu heureusement un certain succès, Tokow Boys ou Elli & Jacno, mais pour le reste, Bashung reste comme un OVNI durant cette période. C'est un cas unique, le seul à avoir digéré les influences anglo-saxonnes et à nous les rebalancer dans la gueule avec classe et flegme, comme si c'était naturel. En fait, cela lui a pris quinze ans pour comprendre comme ça marchait, mais il donne cette impression de facilité. Plus j'y réfléchis, et plus je trouve ce parcours édifiant !


Et en rapport à cela, que pensez vous de la création aujourd'hui ? Que pensez vous des jeunes artistes, peuvent ils encore créer quelques choses de nouveau ?

Moi, ma thèse, c'est que le rock n'a plus rien inventé depuis 1982. Après c'est du revival. Ce qui donne parfois des choses très bien, nul doute là-dessus. Mais si écouter « quelque chose de nouveau » a une quelconque importance, alors ce n'est pas du rock enregistré en 2010 qu'il faut écouter.


La première fois que vous avez croisé Bashung ? La dernière ?

Je ne l'ai jamais croisé. Et avec le recul, en en parlant avec d'autres biographes, c'est aussi bien pour comprendre un personnage, car ainsi on ne se laisse pas parasiter par la sympathie ou l'antipathie qu'il génère, ni par les pressions de son entourage, de sa maison de disque, etc. Moi, en tout cas, une approche un peu « pirate » me convient parfaitement. Les bio « non-autorisées » sont souvent les meilleures, parce que les plus libres. La seule personne avec qui j'aimerais écrire une authentique bio romancée et fantasmée, c'est Daniel Darc. De toute façon, tous les artistes sont des menteurs : la nuit, ils mentent !


Cela fait des années Pierre que vous escroquez le fisc, les hommes de Bercy viennent chez vous demain pour tout embarquer dans votre appartement, et au moment de partir, de sortir définitivement, l'huissier vous donne le droit de conserver avec vous, un album de Bashung ! Lequel conservez vous ?

Roulette russe

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Pourquoi celui-ci ?

Parce que tout est là, tout ce qui était en gestation depuis si longtemps. Les pièces du puzzle se mettent en place pour la première fois. Et j'aime le son de cet album, avec ses défauts. Le son des studios et des musiciens français de cette époque, tellement sous-estimés...


Est il en vinyle, CD ou K7 ?

Vinyle et K7. Le CD c'est pour stocker des données informatiques non ?



e="font-size: small;">Quelle chanson aimeriez vous entendre là maintenant ?

« Bijou Bijou »


podcast

Vous êtes l'auteur comme je le précise plus bas, de plusieurs biographie, Alain Bashung bien sûr, mais aussi Françoise Hardy, Jane Birkin (parue le 05 Janvier 2010) ; comment choisissez-vous vos sujets, et plus spécialement ; pourquoi Bashung ?

Il faut que l'œuvre d'un artiste m'ait accompagné ou que sa personnalité m'ait intéressé. Hardy, Birkin, Bashung... c'est du lourd. Des discographies et des parcours grandioses. D'ailleurs leurs routes se croisent... et ce n'est pas un hasard. C'est un rêve de s'y replonger, de remonter à la surface des chefs d'œuvres parfois oubliés. Ces gens œuvrent pour le bien de l'humanité ! Il faut réécouter les albums de Françoise Hardy du début des années 1970 de toute urgence.


Quel album de Bashung, avez vous le plus écouté ? Celui que vous avez le moins écouté ? Pourquoi ?

Le plus écouté, c'est Pizza, parce que c'est une œuvre qui surgit dans ma vie au moment adéquat : c'est l'été 1981 et c'est la son de l'époque. Tu peux écouter Pizza et les Talking Heads derrière, puis James Chance : aucun problème, c'est du même niveau. C'est tellement inventif ! L'Imprudence est sans conteste celui que j'ai le moins écouté. Là, il va dans une direction qui le concerne lui, mais qui ne me touche pas. Dans le même ordre d'idée : je ne lis pas TOUS les livres des auteurs que j'aime. Parfois un artiste va dans une direction où il doit aller pour des raisons personnelles, pour explorer, ne pas se répéter, se prouver des choses, mais tu n'es pas obligé de le suivre si tu n'adhères pas à la démarche. Tu peux le retrouver plus tard.


Un autre verre ?

Je vais arrêter le Perrier si ça ne vous fait rien. Testons l'autre bouteille...


Le clip de Bashung que vous préférez ?

« Osez Joséphine ». Mais le clip ne me passionne pas. C'est pour moi un art mineur. Qui est de toute façon mort et enterré faute de budgets.


ot;>Premier et Dernier concert Bashungnien ? Votre meilleur concert Bashungnien ? Combien de fois l'avez vous vu sur scène ?

J'ai des problèmes avec les dates. Je l'ai vu en 1982, la première fois, et sur le Bleu Pétrole Tour, les dernières fois. Je crois que mon souvenir préféré est un concert au Zénith en 1985. C'était plus ou moins gratuit - en tout cas, je sais que je n'ai pas payé -, il y avait plein de groupes à l'affiche, c'était une sorte de festival ou de concert humanitaire, je ne sais plus (on buvait beaucoup de Perrier rondelle à l'époque...). Et ce concert était génial parce que, une fois de plus : c'était la musique parfaite pour cet instant « T ». C'était le mois de juin, la salle était excitée, il y avait une atmosphère de liesse, et Bashung est monté sur scène avec son sublime groupe de l'époque, aussi excité que nous, et ils nous ont emmené très loin et très tard... C'est ce genre de moments où tu as l'impression d'assister à un peu plus qu'un concert de rock... c'est très rare.


Une phrase de Bashung là maintenant ?

« Avoir envie de se lever, d'écarter les jambes et de prendre une guitare, c'est le départ de tout ça. »


Dans l'ouvrage de Laurent Lavige, « Bashung vu par Laurent Lavige et & » Charlélie Couture par ses déclarations, pose en substance la question suivante : Bashung était il un auteur du fait qu'il y ai toujours une co-signature ; qu'en pensez vous, vous qui maniez la croche et le stylo ? Pour vous Bashung c'est un auteur ?

Je pense que c'est un compositeur, comme en attestent les déclarations SACEM. Pour le reste, je n'étais pas planqué derrière le rideau pour observer ce qui se passait. Je ne suis pas le mieux placé pour en parler, il faut interroger ses paroliers.


Vous écoutez Bashung régulièrement ou occasionnellement ?

Régulièrement. Mais lorsque je suis en période d'écriture, j'écoute peu de musique. Et pendant les rares pauses que je m'accorde, j'écoute des classiques : Chuck Berry, les Stones, le Velvet, Gainsbourg, des compiles STAX...


Hormis le fait d'avoir écrit une bio sur Bashung, vous avez un autre point commun avec Marc Besse, vous avez écrit une bio sur Noir Désir ! Que pensez vous de ce groupe aujourd'hui ? J'en profite pour signaler que votre bio sera rééditée en format poche au édition j'ai Lu courant 2010.

C'est un groupe qui a initié une voire deux générations de teen-agers au rock. Noir Désir a marqué les années de formations de milliers de gens. Leurs chansons sont importantes, elles font partie de nos vies, de notre histoire. Noir Désir est un passeur et un éclaireur à la fois. Attendons la suite, plein d'espoir.


La rencontre Bashung Gainsbourg, vous avez aimé ? Ca représente quelque chose de spécial pour vous Play blessure ?

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Oui, quoiqu'on en dise (et on a dit beaucoup), Play Blessures est un chef d'œuvre ! Pas que pour les textes, avant tout pour la musique. Ces sons de synthé !... Où sont-ils allés chercher ça ? Il n'y a jamais rien eu ni avant ni après qui s'approche de cette folie. C'est définitivement barré... Et j'ai envie de ma barrer avec eux quand j'entends ça.


Avez vous été voir l'homme à tête de chou, le spectacle de Jean-Claude Gallotta mettant en scène l'album éponyme de Gainsbourg chanté par Bashung ?   Qu'en avez vous pensé ?

Non, pas vu. Je n'étais pas disponible aux dates des représentations. Mais musicalement, je pense que Bashung avait l'intention d'aller plus loin encore, dans l'appropriation de l'œuvre de Gainsbourg. S'il en avait eu le temps...

D'après vous, pourquoi sommes nous constamment (en tout cas c'est mon cas) entrain d'associer Gainsbourg et Bashung ? Quels sont les réels points communs entre ces deux pointures d'après vous?

Je ne sais pas. Il n'y en a pas tant que ça. A part des ressemblances superficielles. Ce sont des dandies tous les deux et ils semblaient bien s'entendre au moment des petites « récréations » qu'ils s'accordaient entre deux séances de travail. Mais ils viennent de milieu totalement différents. Gainsbourg a été élevé comme un prince. Ses parents, quoique modestes, lui ont transmis une culture qui était celle de l'élite en Russie au début du XXe siècle : musique, littérature, peinture... A l'inverse, Bashung est un autodidacte qui a dû s'approprier la culture. C'est un parcours tout aussi intéressant, mais qui n'a rien à voir.

Comment pensez vous que l'œuvre de Bashung va traverser le temps ? Pensez vous que comme pour Gainsbourg, la reconnaissance va s'accroître et s'étendre avec le temps ?

Nous verrons, mon ami, attendons... Je ne suis pas très pressé d'être en 2060 pour connaître la réponse. Vous si ?...


Vous êtes plutôt:


Vertige de l'amour ou Gaby ?

Les deux M'sieur ! Avec une autre Leffe.


Fantaisie militaire ou l'Imprudence ?

Remettez-moi Johnny Kid et vite !


Vous seriez plus attiré par un pétard qu'attend plus qu'une allumette ou un footing au milieu des algues et des coraux ?

Mais où Bergman est-il allé chercher tout ça ? ça me fait penser à une chanson de Gainsbourg sur Aux armes etc. qui parle d'une certaine brigade des stups... « Je vais maintenant rentrer chez moi et regarder l'herbe pousser », comme disait Paul McCartney en quittant les geôles japonaises. Lui aussi devait avoir besoin d'une allumette.


Une question stupide Pierre Mikailoff: comment pensez vous que Bashung aurait poursuivi sur scène ? Dans quel type d'orchestration se serait il dirigé selon vous ?

Tout est possible, vu le personnage et ses précédents choix... Il aurait forcément fait ce qu'on n'attendait pas.


Difficile de revenir après le sublime L'Imprudence ; Un avis sur Bleu Pétrole ?

Un album de transition. Quand un artiste de l'importance de Bashung ne sort pas disque pendant longtemps, la maison de disques lui fait en général savoir que ce serait bien qu'il y ait quelque chose à mettre sur le marché...


Avez vous craqué pour l'avalanche d'inédits et de coffrets sortis en novembre dernier autour de Bashung ? Qu'avez vous acquis ? Qu'en pensez vous ?

Je voulais et puis, je me suis arrêté tout net. Je vais attendre que ça retombe. C'est mon petit côté ATTAC, je n'aime pas être manipulé par une campagne marketing.


Vous avez deux ouvrages qui vont sortir ce mois-ci, une bio sur Jane Birkin, puis un dictionnaire des années 80 ! Un mot sur Birkin et votre ouvrage ?

Je travaille aussi à la republication de mon dictionnaire du punk, chez Camion Blanc ! Parler de Jane B., comme ça en quelques mots, non... Ce ne serait pas très élégant pour son travail. Je m'abstiendrai. Il faut... lire le livre. Et écoutez cette voix. Unique ! un cadeau des dieux


En ce qui concerne votre dictionnaire des années 80, comment va t'il se présenter, Bashung en fera t'il parti ? De quelle manière ?

Bashung aura naturellement son entrée. Vous verrez, vous verrez...


Pierre, si le rock n'avait pas existé, qu'auriez vous fait de votre vie ?

Je l'aurai inventé, peut-être... Ou je serai devenu globe-trotter (car quand tu écris, tu es bloqué derrière ton ordinateur toute la journée...).




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On va finir par un petit quizz Bashungnien :


Figure imposée quelle année ?

1983

Première chanson publiée écrite avec Jean Fauque ?

Des trucs en 1975, déposés à la SACEM, je crois, mais pas sortis. Sinon, c'est Novice en 1989. Mais sur la dernière intégrale, il y a des choses plus anciennes...

Dernier concert ?  Lieu et date ?

Ce n'est pas le genre de choses que je veux retenir. Les « dernières fois », c'est triste...

Date de naissance Bashungnienne ?

Il est né en 1947. Pour ce qui est du jour et de l'heure... je n'arrive jamais à retenir ce genre de choses.

Combien d'album studio ?

Je suis un biographe, pas un fuckin' MacIntosh !

Combien de live ?

Voir réponse ci-dessus.

Combien de BO ?

Rares sont celles qui sont sorties. Hélas ! C'est le grand boulot discographique qui reste à faire : exhumer TOUTES ses BO. Avant 2060 si possible.

L'Imprudence, quelle année ?

Ce sont des années bizarres pour moi, indistinctes. Je ne fais pas trop de différence entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. J'étais un peu en état d'apnée à ce moment-là, voyez-vous...

Combien de victoires de la musique ?

Il détient le record. Mais les concours de médaille, c'est bon pour les généraux soviétiques, non ?




Pierre Mikailoff merci, merci pour la tournée générale, on espère vous revoir ici avant 2060, pour peut-être un nouvel ouvrage autour de Bashung, ou bien, une bio "authentique  romancée et fantasmée" sur Daniel Darc !!!

Je rappelle vos sorties littéraire de ce début d'année :


Jane Birkin - Citizen Jane, éditions Alphée, préface de Just Jaeckin

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Noir Désir, toujours disponible chez Alphée et prochainement en poche chez J'ai Lu.


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Ainsi que : Dictionnaire des années 80, avec Carole Brianchon, sous la direction de Gilles Verlant, aux éditions Larousse.




Et bien entendu, monsieurbashung.com préconise la lecture de Bashung Vertige de la vie, biographie parue aux éditions Alphée en Août 2009 disponible dans toutes les librairies dignes de ce nom.

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Pour mieux vous connaître et vous suivre, on peut se promener sur :

http://www.myspace.com/mikailoff



Osez, Osez...




Interview réalisée par Greggory Eeess pour MonsieurBashung.com

 

 

25/09/2009

Marc Besse rencontre Alain Bashung : Bashung(s) Une vie.

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Il faut les avoir bien accrochées pour finir cet ouvrage, bien accrochées pour lire les dernières pages de la 295 à la 302. Parce que l’on sent bien que la fin approche, la fin du livre (qu’on a tant plaisir à lire), mais également la fin tout court ; la fin de l’histoire. On le sent ça, et on le sait ; Et on y peut rien ! Les dernières pages de ce bel ouvrage, m’ont donc nouées la gorge, et fait ressortir les petites larmes de douleur et d’incompréhension. J’aurai pu arrêter de tourner les pages, mais ça n’aurait rien changé. Alors j’ai continué à tourner, et commencer à pleurer.

 

Avec ses phrases « courtes » et ses mots justes, Marc Besse retranscrit bien le dernier combat mené par ce boxeur hors-paire, boxeur qui a tant boxé auparavant pour sa liberté, sa musique ; sa volonté. Avec ses phrases précises où rien n’est de trop, Marc Besse m’a fait revivre ces cinq concerts de l’Année 2008, où j’ai eu l’honneur et le privilège, de voir devant moi, droit dans ses ‘tiags, cet Homme, plein de force dans la voix, de courage dans le corps, et de grande classe.

L’Imprudence, ce mot qui ne sonnera jamais plus pareil, L’Imprudence, The Chef-d’œuvre of the Maître . L’Imprudent, de la page 257 à la page 272, nous éclaire, nous transporte, nous téléporte au milieu de cette ambiance intime, feutré, où même les propriétaires des lieux ne peuvent entrer ; nous ; nous y sommes… Un chapitre (comme tant d’autres) que je vais lire et relire au plus vite, peut-être une nuit, pour bien absorber encore une fois l’ambiance retranscrite (c’est fabuleux).

Ici, dans les 302 pages (hors remerciements et discographie-filmographie) que nous livre l’auteur, rien est superflu, ni mot, ni phrase ; tout est précis ; nécessaire. Lorsque j’ai tenu ce bel ouvrage (car il est beau) avec cette gueule en couv’ et ses belles lettres blanches en relief pour la première fois entre mes mains, je m’attendais à un pavé encore plus gros, plus de pages, plus de Bashung ! Et l’écriture de Marc Besse est si juste, si précise si « fluviale » ; que l’on comprend après lecture, pourquoi il n’y a pas 500 pages dans cette bio tant attendue.

L’écriture est à l’Image de sont Héros, forte et économe.

Malgré la passion, on ne lit pas Bashung(s)s Une vie d’une traite, on le savoure, étape par étape ; petit à petit ; L’oiseau…

On y revient avec plaisir, on est content qu’il en reste de ce gateau.

Alors on retrouve, chapitre apès chapitre, les étapes les albums de notre Apache préféré. On s’imprègne des atmosphères voulues par L’Indien pour sa nouvelle galette du moment. Un album égal un virage. Un virage à 360 degrés bien évidemment. On se délecte de la précision et des informations, avec lesquels Marc Besse nous dépeint chaque préparation de la nouvelle galette. Les nouvelles envies du Bashung, ses remises en question, son refus du « copier-coller », même sous le poids du succès. Nos jeunes artistes peuvent prendre des notes…

 

En refermant le livre, on cerne mieux l’Animal, le discret Apache, le félin aux pattes de velour qui avance à pas feutré. Etre là où on ne l’attend pas. En refermant cet ouvrage, bien entendu, on regrette qu’il soit fini. Mais on en sait un peu plus sur le parcours, surtout sur la vision du personnage sur son travail, ses axes et ses envies. Elle est là la richesse de ce livre.

Au long de l’ouvrage, j’ai repensé à cette magnifique biographie, «  la Bio » de Serge Gainsbourg par Gilles Verlant. Titre : Gainsbourg.

Nous sommes là dans ce domaine. L’auteur s’efface devant son héros.

N'oublions pas la très belle préface de Jean Fauque, présent comme une sorte de fil rouge tout au long de la lecture. Tantôt en "tourneur" tantôt en Auteur, il est là présent, quand il fait chaud comme quand il fait froid. Là aussi, nous sommes éclairé sur cette relation, fusionnelle, cette complicité sur les routes, dans les gouffres... Je trouve ça tellement beau toutes ces années côte à côte avant de trouver le ton juste pour écrire et mettre en musique ensemble.

 

Alors, alors, si vous souhaitez savoir pourquoi Y’é n'en pé plou, pourquoi Madame rêve sur  Osez Joséphine et pas sur les plages Alcalines de Novice. Si vous voulez savoir pourquoi Play Blessure, savoir pourquoi le Lavabo au fond du couloir troisième porte à droite, si vous voulez savoir quel âge a réellement la fille du patron ; si vous voulez savoir tous ça, Rendez Vous Bande d‘Apache au Galop chez votre revendeur habituel.

Après cela, non seulement vous continuerez à faire monter l’aventure au-dessus de la ceinture, mais les Initiales B.B ne pourrons jamais rien dire d’autres pour vous que ;  Besse-Bashung !

 

Marc Besse

Bashung(s) Une vie

Albin Michel – 350 pages – 20 euros.

 

Greggory Eess