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02/10/2012

Apache- Création 2013

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Bonjour à tous les Indiens,

Un nouveau spectacle de danse est actuellement en préparation autour de l'oeuvre d'Alain Bashung. Il sera le fruit d'une rencontre entre le chorégraphe Hamid Ben Mahi et le guitariste virtuose Yann Péchin, fidèle musicien de notre regretté Apache. 

Je vous laisse découvrir dans l'article qui suit, les origines, les ambitions, le fond et la forme de ce "concert corporel" .


Ancien Titre : Des Défis A Relever

Pièce chorégraphique pour sept danseurs
Sur les oeuvres musicales d’Alain Bashung

Apache n’est pas une biographie d’Alain Bashung, encore moins le récit de ses morceaux. Apache est la réunion de deux cultures en apparence contrastées : le Rock et le Hip Hop. Les danseurs nous racontent l’histoire d’une communauté résolument inscrite dans notre présent. Au sein du groupe, les codes et les repères sont admis. Mais quelle communauté reste inerte aux sentiments, aux débordements de ses individus ? Au son des volutes rock, les corps hip hop se métamorphosent, développent une gestuelle nouvelle, marquée par la présence de l’autre. Jalousie, amertume, tendresse…

Les nappes sonores, si caractéristiques au monde de Bashung, accompagnent ce concert corporel. Les oeuvres musicales du chanteur, réadaptées par ses propres musiciens, constituent la toile de fond de cette histoire, en dessinent le cadre. Les protagonistes d’Apache sont comme chargés d’un passé et d’un avenir communs, d’un cercle vertigineux dont ils peinent à se défaire.

C’est l’occasion de décloisonner la danse hip hop, d’oser braver les tabous de la culture urbaine (sensualité, sexualité, fragilité…), de poursuivre le métissage des danses, d’amener les publics à appréhender différemment la danse hip hop, à avoir une autre vision, une meilleure approche de l’univers artistique du chorégraphe.

Création le 19 janvier 2013 au Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France.


“ Une rencontre au sommet, un concert corporel hip hop et électrique : c’est ce que proposent le chorégraphe Hamid Ben Mahi et le guitariste Yan Péchin. Les volutes, les couleurs ou l’acidité des cordes trouvent dans le mouvement une résonnance particulière. Matières et énergies se croisent, au carrefour des élans vers lesquels Hamid Ben Mahi sait emmener sa danse, creusant depuis plus de dix ans un hip hop singulier. Cette rencontre improbable avec le guitariste de Bashung nourrit la recherche du chorégraphe autour de l’univers du chanteur, point de départ de sa prochaine création en janvier 2013 au Théâtre Louis Aragon.”
Production : Cie Hors Série, en résidence au Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France, avec le soutien du département de la Seine-Saint-Denis.

Bashung l'Apache.jpg

 

Un programme plutôt alléchant, n'est-ce-pas ? Et bien sûr, un immense plaisir de voir Yann Péchin, l'Avant Dernier Mohican, associé à ce projet et faire ainsi perdurer la mémoire d'Alain Bashung.

Vous trouverez, cet article, les partenaires, les dates et les lieux de la tournée "Apache" sur le site de la Compagnie Hors Série ici: http://www.horsserie.org/

 

A bientôt, Olivier,

17:43 Écrit par Olivier | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook

22/05/2009

L'Apache Alain Bashung

apache.jpg

Ta main droite ombrageait ton beau visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.

Je suis un Indien

Je suis un Apache

J'étais au coeur de cette foule strasbourgeoise qui ne savait pas encore que c'était la dernière fois qu'elle te verrait en terre alsacienne, en terre d'adoption, en vrai, en live, alive.

Ton entrée en scène m'avait fait craindre le pire. Tu avais l'air si fragile, fatigué. Mais la suite m'avait rassuré, le rocker était en vie, le poète plein d'envie.

Le spectacle s'électrisait, peu à peu s'énergisait. Le rappel approchait, vite, trop vite. Tu venais de lui mordre la joue et cette pauvre pianiste s'endormait déjà au fond de sa baignoire, blanche comme un lys. Ta forces et tout ton courage étaient bien là, rien ne pouvait plus t'arriver. Tu étais déjà éternel, dans mon coeur, dans mon âme, dans ta bel âme qui perforait mon coeur.

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Au quel on a fait croire

Que la montagne est loin

Ta longue main droite ombrageait encore ton visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.

Instant magique, inoubliable, cette image me hantera jusqu'à la nuit des temps, tu n'étais plus un chanteur. A ce moment là, tu étais un chamane, "celui qui à des yeux", un sorcier indien. Tu n'interprétais plus de simples paroles, tu invoquais les esprits de puissantes incantations.

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Au quel on a fait croire

Que la douleur se cache

Ta blanche main droite ombrageait toujours ton visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Non, tu ne te protègeais pas du soleil, d'autres rayons peut être, et de cet amour démesuré que t'envoyait la foule par ondes radioactives. C'est notre amour qui t'aveuglait, c'est ça, oui ! C'est çà ! dit-elle. La salle entière t'étais dévoué, reconnaissante, aimante. Moi, à ce moment là, dans cet instant qui n'aura duré qu'une toute petite immense minute, une minute d'éternité, j'ai frollé l'hystérie, le débordement, la sortie de route. Ma jambe tremblait, mes bras s'agitaient...puis-je hurler? Le chamane était en transe, l'émotion à son comble, le sorcier m'envoûtait.

Je suis un IndienEnvouteur-icone2.jpg

Je suis un Apache

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Ta main droite ombragera toujours ton visage transcendé. Tu seras toujours là, devant moi, fier, droit, immobile, à répéter inlassablement ces vers qui résonneront à jamais dans ma tête.

Tu es un Indien, tu es un Apache, auquel on a fait croire que la douleur se cache. Mais, la douleur, tu ne la cachais pas, tu la transcendais, tu la sublîmais, tu l'envoyais en l'air...

Monsieur Bashung, c'est pénible d'écrire au passé...Pourquoi m'as-tu quitté ?

 

Je suis un Indien

Je suis un Apache

Au quel on a fait croire

Que la montagne est loin...

 

posté par Olivier