30.04.2010
Je tuerai la pianiste

Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue
Qui un jour fût à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que la vie d'artiste
N'est pas rose, n'est pas sans tache
Comme un navire qui tangue
Qui rend ses attaches
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
En dehors de ça
(...)
Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour que Dieu fait
Chaque semaine, chaque mois
Et quand ce sera fait
Que le jour se lèvera
Par l'entrée des artistes
Quand on saura que c'est moi
Alors je m'en irais
Je la couvrirai d'or
Alors je m'en irais
Je tuerai la pianiste ( Gérard Manset / Gaëtan Roussel- Alain Bashung )
Bleu Pétrole ( 2008)
pris en flag' et posté par Olivier
17:13 Écrit par Olivier dans Bashung | Lien permanent | Commentaires (15) |
Facebook
18.01.2010
Je suis un indien

Je suis un indien
Je suis un apache
Je suis un indien
Je suis un apache
Auquel on a fait croire
Que la douleur se cache
Je suis un apache
Je suis un indien
Auquel on a fait croire
Que la montagne est loin
Je tuerai la pianiste
Je tuerai la pianiste
Je tuerai
Dimanches à l'Elysée ( 2009)
Je tuerai la pianiste ( Manset / Roussel- Bashung )
Bleu Pétrole ( 2008)
détourné et posté par Olivier
14:13 Écrit par Olivier dans Bashung | Lien permanent | Commentaires (14) |
Facebook
29.05.2009
En dehors de ça

En dehors de ça
Je tuerai la pianiste ( Gérard Manset / Gaëtan Roussel- Alain Bashung )
Bleu Pétrole ( 2008 )
posté par Olivier
11:03 Écrit par GreggoryEess dans Bashung | Lien permanent | Commentaires (4) |
Facebook
22.05.2009
L'Apache Alain Bashung

Ta main droite ombrageait ton beau visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.
Je suis un Indien
Je suis un Apache
J'étais au coeur de cette foule strasbourgeoise qui ne savait pas encore que c'était la dernière fois qu'elle te verrait en terre alsacienne, en terre d'adoption, en vrai, en live, alive.
Ton entrée en scène m'avait fait craindre le pire. Tu avais l'air si fragile, fatigué. Mais la suite m'avait rassuré, le rocker était en vie, le poète plein d'envie.
Le spectacle s'électrisait, peu à peu s'énergisait. Le rappel approchait, vite, trop vite. Tu venais de lui mordre la joue et cette pauvre pianiste s'endormait déjà au fond de sa baignoire, blanche comme un lys. Ta forces et tout ton courage étaient bien là, rien ne pouvait plus t'arriver. Tu étais déjà éternel, dans mon coeur, dans mon âme, dans ta bel âme qui perforait mon coeur.
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Au quel on a fait croire
Que la montagne est loin
Ta longue main droite ombrageait encore ton visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.
Instant magique, inoubliable, cette image me hantera jusqu'à la nuit des temps, tu n'étais plus un chanteur. A ce moment là, tu étais un chamane, "celui qui à des yeux", un sorcier indien. Tu n'interprétais plus de simples paroles, tu invoquais les esprits de puissantes incantations.
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Au quel on a fait croire
Que la douleur se cache
Ta blanche main droite ombrageait toujours ton visage. Tu étais là, devant nous, fier, droit, immobile et répétais ces vers inlassablement, ces vers qui résonnent dans ma tête depuis plus d'un an.
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Non, tu ne te protègeais pas du soleil, d'autres rayons peut être, et de cet amour démesuré que t'envoyait la foule par ondes radioactives. C'est notre amour qui t'aveuglait, c'est ça, oui ! C'est çà ! dit-elle. La salle entière t'étais dévoué, reconnaissante, aimante. Moi, à ce moment là, dans cet instant qui n'aura duré qu'une toute petite immense minute, une minute d'éternité, j'ai frollé l'hystérie, le débordement, la sortie de route. Ma jambe tremblait, mes bras s'agitaient...puis-je hurler? Le chamane était en transe, l'émotion à son comble, le sorcier m'envoûtait.
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Ta main droite ombragera toujours ton visage transcendé. Tu seras toujours là, devant moi, fier, droit, immobile, à répéter inlassablement ces vers qui résonneront à jamais dans ma tête.
Tu es un Indien, tu es un Apache, auquel on a fait croire que la douleur se cache. Mais, la douleur, tu ne la cachais pas, tu la transcendais, tu la sublîmais, tu l'envoyais en l'air...
Monsieur Bashung, c'est pénible d'écrire au passé...Pourquoi m'as-tu quitté ?
Je suis un Indien
Je suis un Apache
Au quel on a fait croire
Que la montagne est loin...
posté par Olivier
17:00 Écrit par GreggoryEess dans Bashung | Lien permanent | Commentaires (2) |
Facebook






