08.06.2011

Douce France: Alain Bashung

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Strasbourg, Petite France: photo Mike G.K.

  Comme nous l'avons déjà évoqué ici-même ces derniers jours, France 3 Picardie, Lorraine, Champagne- Ardenne, Alsace, Bourgogne et Franche-Comté diffusaient samedi 4 juin à 15H25 "Douce France", un documentaire de 52 minutes sur Alain Bashung réalisé par Jacques Pessis.

Un problème technique nous ayant empêché de mettre en ligne à temps le dossier de presse que P6 production nous a élégament fait parvenir, je me permet de combler ce manque avec le document suivant Presse-DF-Bashung.pdf et par la même occasion de vous présenter mes excuses au nom de l'équipe de MonsieurBashung.com.

Je vous invite biensûr à vous ruer sur ce documentaire passionnant qui plonge au coeur des racines alsaciennes de l'Apache en vous rendant sur le site de France 3 grâce au lien suivant http://alsace.france3.fr/evenements/documentaires/ . La vidéo truffée de photos inédites et de moments télévisés rares devrait être visible jusqu'à dimanche ou lundi, alors ne tardez pas trop.

 

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Loin du battage médiatique autour de l'album tribute ou de "Faisons Envie" le documentaire promotionnel d'Arte qui s'y rapporte, voici un moment télévisuel authentique, agréablement profond et sincère.

Un grand merci à Jacques Pessis et son équipe et un petit bémol à France 3 pour l'horraire de diffusion. 15H25, un samedi après-midi de juin, il me semble que le choix n'est pas forcément des plus judicieux pour un documentaire sur l'astre noir de la chanson française.

 

Rediffusion le 31 juillet à 15H15 sur FRANCE 3

 

 A bientôt, Olivier

21.04.2010

Bill & Jane

 

L'histoire de Martha Jane Canary, alias Calamity Jane mise en musique par Rodolphe Burger et Chloé Mons.

 

Un objet discographique non identifié ou Alain Bashung, outre ce duo, nous offre de touchantes interprétations des lettres que la légende du Far West écrivit à sa fille entre 1875 et sa mort en 1903.

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podcast

Le projet artistique de Chloé Mons entretien le mythe d''une femme libre et insoumise ne respectant aucune règle, aucune morale, aucun tabou de son époque...

 

posté par Olivier

18.02.2010

L.U.V.



Je vous rassure de suite, moi non plus, je n'ai pas compris grand chose aux explications enthousiastes de Daniel Darc, mais je trouve cette vidéo très plaisante et finalement assez comique.

Et puis ne vous y trompez pas, derrière des kilomètres de vie défoncée se cache un grand artiste, un poète des temps modernes, un écorché vif rescapé des abîmes que Bashung appréciait vraiment et réciproquement.

Alors, pour me faire pardonner voici "L.U.V.", le duo Bashung- Darc en intégral:

Daniel Darc-Alain Bashung L.U.V.

 

Et pour ceux qui ont des lacunes ou des doutes (est-ce que vous en avez ?) sur la discographie de l'ex-Taxi Girl, je vous invite à écouter le reste de l'album "Amours Suprêmes" et éventuellement le précédent intitulé "Crève Coeur" qui sont tous deux d'excellents opus.

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Avec ça, en cadeau bonus, sa reprise de "Juif est Dieu" de Serge Gainsbourg, avec Rodolphe Burger à la guitare, un soir de juin 2006 lors du Festival "C'est dans la Vallée" à Sainte Marie aux Mines. Rare et décapant !

podcast

 

posté par Olivier

12.09.2009

Hommage à Strasbourg... Jean Fauque et Marc Besse...

 

 

A l'occasion de la sortie nationale de la biographie "Bashung(s) Une vie ", son auteur Marc Besse, journaliste aux Inrockuptibles, et Jean Fauque, l'ami et parolier d'Alain Bashung ont honoré la fnac de Strasbourg et les alsaciens de leurs lumineuses présences. Cette agréable rencontre fut ponctuée par une séance de dédicaces.

Ils étaient pour l'occasion accompagnés derrière leur pupitre par Evelyne, une cousine d'Alain Bashung. D'autres cousins du chanteur disparu (Roger notamment, le proche de son enfance) étaient présent dans l'assistance, peuplée d'une bonne cinquantaine de personnes.

L'ambiance était naturellement détendue, Jean Fauque et Marc Besse répondant avec précision, passion  et respect aux questions de l'animateur, puis des spectateurs. Marc Besse eu évidement droit aux questions sur sa méthode de travail, sur l'accueil de Bashung, sur l'investigation nécessaire à l'écriture du livre. On ressentait bien à travers ses interventions que l'auteur avait (a toujours) une grande admiration pour l'homme et l'artiste dépassant largement le cadre de son métier. La bande son de sa vie, comme de la notre, est signée Bashung.

L'Alsace, terre d'enfance du Maître fut bien sûr longuement évoquée, le cousin discret que l'on revoit des années plus tard dans des tenues extravagantes, l'harmonica offert par Roger à 5 ans, Elisabeth (Elsa) la grand-mère qui l'éleva, et Elsass Blues, la chanson qui aborde cette tranche de vie. Un spectateur rappela même à Jean Fauque qu'il y a bien un point commun entre son Maroc natal et l'Alsace qu'il trouvait pourtant si éloignés... les cigognes ! Il acquiesça effectivement et développa largement le sujet.

Jean Fauque justement, très ouvert, nous raconta sa rencontre avec Bashung en 1975. Le jeune parolier débutant et inexpérimenté, à la recherche d'un interprète, envoya des textes à plusieurs éditeurs. Après six mois d'une longue attente on lui fit enfin écouter des bandes enregistrées par un chanteur à la voix plutôt aigüe, entre Balavoine et Dylan ( étonnant non ?). C'était Alain  Bashung, il ne le connaissait que vaguement de nom. Il se sont rencontrés peu de temps après, pour ne plus se quitter. Ils habitaient en fait, tous deux Saint-Cloud et sans le savoir à cent mètre l'un de l'autre.

Il aborda pêle-mêle les soirées sous le casque à écouter JJ Cale ou Johnny Cash, des anecdotes sur le tournage du film "Le cimetière des voitures", la fascination de Bashung pour les seconds couteaux et seconds rôles. Il en profita même pour nous livrer de savoureuses imitations de Johnny ou  Fernando Barrabal.

Selon lui, "Alain" était une star, même dans la vie de tous les jours. Son aura et sa félinité faisait de lui une star, même en peignoir et charentaises. Le parolier fit également remarquer leur mutation commune et synchronisée vers d'avantage de poésie et de profondeur, moins de jeu de mots. Il revint aussi plusieurs fois sur Play Blessures, album co-écrit par Bashung et Gainsbourg, album de tous les dangers, album référence, preuve du génie de Bashung, seul capable d'influencer aussi fortement l'écriture du Grand Serge.

Le co-auteur de "La nuit je mens" admis enfin, avoir écrit de nombreux textes pour le dernier album que Bashung voulait d'abord comme une suite à "L'Imprudence" et pour lequel il avait composé une bonne vingtaine de musique de grande qualité, mais inexploitable, même de façon posthume (pour répondre à la question) car chantés en "yaoucht". De l'avis de Marc Besse, c'est faute de n'avoir pu trouvr la bonne formule pour cette "Imprudence bis" que Bashung se tourna finalement vers un disque de pur plaisir, un disque d'interprète: "Bleu Pétrole".

 

Suivi ensuite une séance de dédicace du bouquin par les deux auteurs. J'en ai bien sûr profité pour remercier et féliciter Jean Fauque pour son travail avec Bashung, lui dire à quel point leurs mots me touchaient.

Je me suis ensuite permis de lui demander s'il connaissait notre site "Monsieur Bashung.com". Il me répondit par l'affirmative et comme je lui demandait ce qu'il en pensait, me répondi " C'est pas mal... ils m'ont l'air sérieux ces gars." Ce n'était pas une bénédiction mais je l'ai pris comme un encouragement à poursuivre le travail entrepris. C'est seulement là que je lui ai montré quelques travaux réalisés pour le site et finalement lui arracher un sourire et une signature.

 

La soirée se poursuivi à l'auditorium du Conservatoire de Strasbourg. Arrivé très en retard, j'ai hélas le grand regret d'avoir loupé la prestation de Jean Fauque.

J'ai malgré tout assisté à "Chaque nuit bébé" et "Elegance " par un Pascal Jacquemin très touchant ( "Elegance, je trouve que ça lui allait bien "a-t-il dit), "Malaxe" et "Tant de Nuits" par Armand Méliès, bizarrement plus à l'aise sur la première. Rodolphe Burger dédia ensuite une chanson de sa propre composition, sublîme "The shape on the ground", à Bashung (voir vidéo),  suivie d'une version très à la hauteur de "Samuel Hall" dont il est aussi le compositeur.

Mais la soirée ne s'est pas limité à ces reprises. Un hommage à Bashung sans Bashung n'aurait pas été un véritable hommage. Nous eurent donc droit à une projection inattendue de sa prestation au Temple Réformé de Sainte Marie Aux Mines en 2005. C'était lors de la 5e édition du Festival "C'est dans la Vallée" organisé par Rodolphe Burger.

Un concert magnifique et intimiste auquel je n'avais pas assisté à l'époque pour je ne sais quelle raison incompréhensible. J'y ai d'ailleurs découvert des versions live et splendides de "Bijou bijou" , "J'ai longtemps contemplé" Ahhh! . La playlist comprenait également "Angora", "Tel", "La nuit je mens", "Samuel Hall", "Elvire", "Osez Joséphine", "L'Iréel", "Nights in white satin"...Une projection de près d'une heure réellement émouvante avec un Bashung au sommet de son art qui quitta la scène dans son long manteau noir, après révérence, par l'allée centrale du temple... terrible, captivant !

 

Merci à Jean Fauque, Marc Besse, Rodolphe Burger , Pascal Jacquemin, Arnaud Dieterlen, Armand Méliès, Alain Walter (pour son invitation de dernière minute) et à toutes les personnes qui se sont jointes à cet hommage et à l'organisation de la soirée.

 

PS: pour simple information, et pour les petits curieux, votre serviteur apparaît brièvement en tant que figurant sur la vidéo ci-dessus.

 

posté par Olivier

03.09.2009

L'Homme à Tête de Chou par Rodolphe Burger

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Ce soir là, parmis les invités de Rodolphe Burger figuraient Mick Harvey, Fred Poulet, Daniel Darc et Jacques Higelin. Ce soir là, c'était le 10 juin 2006, et tout ce beau monde avait rendez-vous au Temple Réformé de Sainte Marie aux Mines pour célébrer le trentième anniversaire de "L'homme à Tête de Chou", le chef d'oeuvre de Serge Gainsbourg.

Rodolphe Burger s'était personnellement évertué à faire des volutes de sèches au menthol sur l'intégralité de l'album de 1976, comme il le fit  au Printemps de Bourges. Ses illustres invités l'avaient ensuite rejoint sur scène pour quelques reprises bien senties de "l'ami cahouette" comme par exemple un "Juif est Dieu" d'anthologie avec Daniel Darc où "Je suis venu te dire que je m'en vais " avec Jacques Higelin.

Et alors ?  Quoi de neuf et où est l'info me direz vous. Et bien, rien de nouveau et pas d'info, si ce n'est n'est un album live de ce concert, parut à 1000 petits exemplaires (dont 100 numérotés et signés ) et dont je suis un des heureux propriétaires depuis la dernière édition du Festival " C'est dans la Vallée", dont Burger est l'organisateur.  Je m'y étais rendu pour la projection du "Cantique des Cantiques" de Bashung et Chloé Mons en juin dernier, j'en avais profité par la même occasion pour m'accaparer, seulement m'accaparer cette petite rareté.

 

Alors en attendant la future version d'Alain Bashung et le spectacle de J. C. Gallotta, voici un petit cadeau, en quasi-exclusivité pour Mr Bashung.com: "L'homme à Tête de Chou" par Rodolphe Burger.

podcast

Et en extra une petite version de "Requiem pour un Con" où Jacques Higelin et Daniel Darc l'ont rejoint sur scène:

podcast

 

posté par Olivier

18.08.2009

Leonard Cohen à la Foire aux Vins de Colmar

C'est donc à Leonard Cohen qu'est revenu la mission de clôturer (en beauté) la partie musicale de la Foire aux Vins 2009 qui aura notamment vu passer des artistes variés et brillants, comme Charles Aznavour, Nina Hagen, Asaf Avidan, Charlie Winston, Cocoon, Pete Doherty, Tryo etc...Je refuse personnellement d'intégrer David Guetta dans cette short-list d'artistes !!!

Rentré plutôt déçu du concert de Nina Hagen, jeudi 13 août, j'attendais beaucoup du poète canadien et de sa voix abyssale. Sans plus de suspense, je le dis tout de suite et à haute voix, Leonard Cohen est un Grand , un très Grand, comme on en fait plus. Trois heures de concert à peine entrecoupé d'un entracte d'une trentaine de minutes, pour cet homme qui porte classieusement ses 75 ans, c'est déjà une performance mais avec ce niveau de professionnalisme, avec ce plaisir évident d'être là, devant nous, à nous interpréter toutes ses merveilles. Moi, je dis chapeau Mr Cohen. Vous m'avez étrangement rappelé le Grand, le très Grand et regretté Mr Bashung, celui de l'ultime tournée. Nulle doute qu'en prenant de l'âge, ses prestations scèniques se seraient rapprochées des vôtres, épurées mais émotionnellement forte.

La soirée était d'ailleurs, aussi, placée sous le signe de Bashung. En effet, à peine installer sur le béton de la coquille colmarienne, j'entends parler derrière moi...

"...L'Homme à Tête de Chou, de Gainsbourg, il l'a repris, ils vont en faire un spectacle..." "c'est un album des 70's, Bashung l'a repris en entier..."

Pendant l'entracte, au moment de commander ma bière, j'interpelle l'homme qui parlait derrière moi pour lui dire que "Variation sur Marilou" se trouve en podcast sur France Inter. Il savait, l'avait déjà écouté...Son compère me demande si j'étais aussi à Strasbourg le 8 octobre 2008.

-"Oui, biensûr, j'avais même le billet pour le revoir à Lyon"

-"J'ai trouvé ça très beau, mais dur, vraiment très dur" me répond-il...

-"Oui, mais la classe quand même" pour finir la gorge nouée.

 

Le spectacle de Cohen reprend avec dès la deuxième chanson "Suzanne", l'esprit de Bashung, est évidement toujours là, en cet endroit où 5 ans plutôt je le vis pour la première fois, pour ce qui restera à tout jamais comme mon meilleur concert, un poing dans la gueule, une très grosse claque, immense tout simplement.

SNC18568.JPGLeonard Cohen livre lui aussi une prestation réellement haut de gamme, pleine d'émotion et de chanson sublîmes. Sa grande humilité le poussera à présenter deux fois ses musiciens et choristes, puis encore de leur offrir un solo à chacun. Un grand homme, je vous dis,  lui qui passa plusieurs années dans un monastère bouddhiste. Un sage à la voix sans égale. Il quittera la scène après un émouvant "Je vous aime, je ne vous oublierai jamais" qui me rappela le terrible "vous m"avez donné tant d'amour, je ne pourrai jamais oublier cette soirée" de Bashung aux Victoires de la musique.

 

Mais la Foire aux Vins ne s'arrète pas là. Il y a des stands commerciaux, à manger et surtout à boire...c'est donc dans cette direction que nous nous sommes rendus, avec ma chérie. Et là, en face de moi, accoudé à un stand de vin d'Alsace, qui vois-je ? Qui donc ? Rodolphe Burger himself ! Cela n'a rien d'un hasard, son frère assure la programmation musicale de la foire. "Vas lui dire bonjour", me dit ma chérie. "Tu crois ?" "Ben oui, vas-y", dit-elle. Je décide donc d'y aller, de toute façon pour boire un coup, c'est par là aussi. Je m'approche, je lui tend la main, il me regarde et me tend ses bras avec un grand sourire, heureux de me voir, moi qui ne suis personne pour lui et qu'il a sans doute confondu sur le moment...l'euphorie lié au Sylvanner, peut être.

Je lui dis deux trois mots bidons du genre: "j'aime beaucoup ce que vous faites", et aussi "je suis un grand fan de Bashung"; Rodolphe rigole, je crois qu'il n'a rien compris de ce que je lui ai dis dans le vacarme du hall n°6. Mais bon, pas grave...je suis très heureux de l'avoir rencontré. Une chance d'ailleurs, il était sur le point de partir. Sa grande carcasse s'apprètant à tirer sa valise, avec toujours ce grand sourire aux lèvres.

Belle soirée donc, ce n'était pas un concert de Bashung, ce ne sera hélas plus jamais un concert de Bashung, mais il reste quelques artistes à voir sur scène. Leonard Cohen en fait encore parti, profitez-en, si vous avez l'oppotunité de le voir sur cette tournée européenne, n'hésitez pas, c'est un Grand, un très grand !!!

 

Ps: pour la vidéo, j'ai préféré en intégrer une officielle plutôt que les quelques extraits sombres, tremblants et aux sons minables que j'ai capté avec mon appareil photo...

 

posté par Olivier

02.06.2009

Le Cantique dans la Vallée

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"C'est dans la Vallée", le festival créé par Rodolphe Burger à Sainte Marie aux Mines,  rendait hommage à Alain Bashung, ce samedi 30 juin 2009. Au programme du Temple Réformé, une projection du "Cantique des Cantiques", en duo avec Chloé Mons et filmé en ce même lieu par France 3 lors de l'édition 2003.

Accompagné de ma chérie et de mon p'tit chou, j'ai le privilège d'être le premier à pénétrer dans l'antre de l'amour. J'observe une à une, les allées se remplir de pélerins. Les derniers s'installent lentement, tandis que le projecteur diffuse en plan fixe la pochette de "L'Imprudence". Photo lugubre, blanche et noire d'un Bashung monolithique, glacial, terrifiant. A-t-il, déjà souri un jour ? Sans doute la pochette, la plus angoissante, jamais créée. Le cantique se fait attendre et toujours ce plan fixe de Bashung, qui nous fixe.

" Il bouge ! Il bouge ! J'hallucine."

Bashung tangue, ouvre la bouche, puis la referme...et fini ! Dix secondes intenses, dix secondes d'éternité. Quel choc, cette image ténébreuse connue depuis tant d'année, qui d'un coup prend vie... Troublant, vraiment troublant. "Un jour j'irai vers l'Iréel, y seras-tu ? Y seras-tu ?" Oui, oui, j'y suis, là, en plein dedans !


Rodolphe Burger s'empare alors du micro pour nous faire part de son émotion quand à la projection, à venir, du "Cantique des Cantiques" et nous explique par la même occasion, que c'est le photographe de "L'Imprudence" qui lui a généreusement prêté ce mini-film. Rien de paranormal, pas de fantôme dans le Temple. Émotions censurées dans le projecteur...

Après avoir salué, la mémoire de Bashung et sa fidélité à cette belle vallée dévastée par l'épuisement des mines d'argent, la mort des industries textiles et la crise financière actuelle, Rodolphe Burger s'éclipse, la projection commence.

"Le Cantique des Cantiques" traduit par Olivier Cadiot, musicalisé par Burger à la demande de Bashung et Chloé Mons pour leur cérémonie de mariage, est une prière, la prière sensuelle, la déclaration d'amour ultime. Il s'aiment et la traversée durera une bonne vingtaine de minutes. Le couple clame et déclame son amour réciproque, Bashung est mystique, Chloé hypnotique. L'émotion est palpable dans le Temple, Bashung sacralisé.SNC17904.JPG

Le Grand Soleil de ma vie, qui n'a même pas deux ans, se chargera de maintenir les spectateurs sur Terre. Loin d'être effrayer par l'intensité sombre et mêlée de l'oeuvre et du lieu, mon petit chéri s'amuse sur mes genoux...il rigole, gazouille. Pas forcément du goût de tout le monde, c'est évident. Mais à son âge, il sait déjà que c'est la musique qu'aime son papa et moi ça me réjouit qu'il soit là, à écouter et regarder Bashung, à nous rappeler que nous sommes en vie, nous.

Distrait par mon p'tit chou, j'avoue n'avoir pu être totalement concentré sur le Cantique, mais qu'importe Bashung était là, son souffle bien présent. On en aurait oublié qu'il ne s'agissait que d'une projection. Les applaudissements émanent avec respect des allées du Temple.


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Surprise ! La scéance , ne s'arrète pas la. Petit cadeau des organisateurs, la suite du concert de 2003. "Angora", "La Nuit Je Mens"...La magie opère, les templiers applaudissent spontanément, c'est du live, vraiment ou presque. Suivent encore "Tel" et "L'Iréel" sublimes dans ces versions semi-acoustiques. La scéance s'achève avec le magnifique "Samuel Hall" dans une émotion rendue palpable par la présence des auteurs Burger et Cadiot et l'oppressante absence de Bashung.

SNC17906.JPGBel après-midi, ensolleillé dans le Val d'Argent, le festival est bien vivant, les festivaliers affluent. Les concerts plein-air, dans les bars, temple, église et théatre se succèderont tout le week-end. Merci Monsieur Burger pour ce beau festival, merci d'avoir honoré la mémoire d'Alain Bashung.

 

 

 

posté par Olivier

29.04.2009

Tu ferais mieux de nous pondre un truc qui marche...

 

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"Tu ferais mieux de nous pondre un truc qui marche mon garçon"


"Tu ferais mieux de nous pondre un truc qui marche" (...)

 

C'est en ces termes relativement durs, au début du siècle dernier, que Mme Lacoste se serait adressé à son fils Lucien alors que celui-ci jouait comme d'habitude, aux raquettes avec son copain mousquetaire Jean Borottra. Humilié, il aurait alors répondu sèchement à sa maman: "Je m'appelle Lucien Lacoste et je vous déteste tous !"

Bien des années plus tard, bouleversé par cet épisode de la vie de Lucien, l'ex-chanteur-guitariste de Kat Onoma, Rodolphe Burger décida d'en écrire une chanson qu'il s'empressa de proposer à son vieil ami Alain Bashung. Ce dernier accepta sur le champs, de l'interpréter, mais craignant de se faire accuser de contrefaçon, décida d'en américaniser le titre et nom du héros, qui devint finalement l'illustre Samuel Hall.


podcast

 

(Ce récit est une fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existée ne serait que pure coïncidence !)

 

posté par Olivier