12.05.2012
Malédiction

(...)
Nous ne quitterons pas cette île de rêve
Sans jeter un dernier regard
A colorier chez soi ou à consumer sur place
Je m'allume et je passe sur manuel
Sur tes lèvres comme un lipsus
Malédiction ( Boris Bergman / Alain Bashung )
Passe le Rio Grande ( 1986 )
Souvenir posté par Olivier
15:47 Écrit par Olivier dans MonsieurBashung.com au fil du jour... | Lien permanent | Commentaires (4) |
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25.04.2012
Le dessous des balançoires...

S'il suffisait de s'offrir
Au premier volcan venu
Est-ce aimer
Est-ce aimer
(...)
Toi aussi tu te noieras
Dans ce désert imbuvable
Toi aussi tu te perdras
Dans de beaux draps
S'il suffisait
De se refaire une beauté
Pour retrouver grâce à tes yeux
(...)
Est-ce aimer
Est-ce aimer
(...)
S'il suffisait de croire
Le dessous des balançoires
Que cette chanson est belle, et... profonde. En effet, s'il suffisait, s'il suffisait de se maquiller pour être beau, s'il suffisait après un départ, de combler le vide par un autre corps ! S'il suffisait de ça, tout serait plus simple...
09:58 Écrit par GreggoryEess (Webmaster) dans Les Sexos Postos de MonsieurBashung.com | Lien permanent | Commentaires (2) |
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20.04.2012
Résident de la République 2012

MonsieurBashung.com, n'est évidement pas une tribune politique, pourtant, quelque soit l'issu du scrutin présidentiel, quelques soient vos opinions personnelles et les miennes, je voulais simplement que l'on se souvienne de ces phrases pleines de lucidité et de clairvoyance du citoyen Alain Bashung, chanteur engagé socialement mais politiquement rare.
Sur ces bonnes paroles, je vous met le lien vers l'article complet de Libération datant du 20 mars 2008 qui aborde plus généralement l'album Bleu Pétrole et témoigne d'une vision sans concession de la société actuelle.
http://www.liberation.fr/grand-angle/010176848-bashung-hu...
Oliver
14:25 Écrit par Olivier dans MonsieurBashung.com au fil du jour... | Lien permanent | Commentaires (20) |
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18.04.2012
Quoi moi, l'aimer encore ?
17:24 Écrit par Olivier dans MonsieurBashung.com au fil du jour..., Serge Gainsbourg sur monsieurBashung.com | Lien permanent | Commentaires (8) |
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15.04.2012
Very Dick, en passant !!!

Propos de notre Dick National pris à la volée dans une revue...
07:45 Écrit par GreggoryEess (Webmaster) | Lien permanent | Commentaires (5) |
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06.04.2012
Darc un jour, peut être un soir...

Nous n'étions pas assez nombreux mardi soir pour assister au concert de Daniel Darc à La Laiterie de Strasbourg. Initialement prévu dans la grande salle (pourtant pas énorme) le spectacle, faute de combattants fut déplacé dans "Le Club" annexe, qui pour le coup, était bondé.
Je passe sur Alan Corbel, folkeur pourtant doué qui assurait la première partie. Le folk n'est pas ma tasse de thé, mais laisse le temps de se mettre en condition... au bar.
L'interlude est ensuite l'occasion d'approcher de la scène. Je renonce au premier rang, pourtant accéssible, me contentant du troisième. Je ne sais pourquoi, mais l'animal fait peur.
A juste titre, pour un novice comme moi, l'apparition de Daniel Darc est un choc, une émotion très particulière. L'homme est meurtri. Ce n'est pas une surprise mais le trouble est palpable. J'attendais le prince en exil, la déchéance esthétique; derrière ses lunettes noires qu'il ne quittera pas, est apparu un homme vouté, la démarche incertaine, aux gestes saccadés et empruntés. A cet instant, j'ai des doutes, est-ce que vous en avez ?
Pourtant, l'ouverture est limpide avec "Serai-je perdu" suivi de " C'était mieux avant", sommet extrait du sublime "La Taille de mon Ame", son dernier album. Daniel Darc psalmodie la bonne parole tel un poète maudit, tel un mutant de Marvel, il crache son poison, distille son venin... Soulagement, la voix porte, la mélodie, à peine éraflée, et les textes parfaitement compréhensibles pénètrent l'air avec une toute puissance bouleversante. Parmi les morceaux initiaux, juste avant le single du moment "C'est moi le printemps" figure "La Pluie qui tombe", chef d'oeuvre dark dans l'oeuvre de Darc :
Musicalement, la force de frappe est dense. A la basse et au violoncelle, exerce d'ailleurs une vieille connaissance du public de Bashung, Jean François Assis, implacablement impeccable, comme d'hab'. A la guitare, sévit un Jean Claude (?) Gaudin, grisonnant et virvoltant, quand au clavier et à la batterie, n'ayant pas saisi leurs patronymes, nous dirons qu'ils sont tenus par Ray Manzarek et John Densmore (avis aux connaisseurs...).
Sur " L.U.V. " , c'est "Manzarek" qui se charge sobrement de suppléer Bashung en duo avec l'ange déchu. Évidemment, je pense à l'Apache dont l'interprétation était autrement dévastatrice. Absence... Nous somme encore au début du concert et Daniel Darc s'eclipse brusquement. Le solo de guitare s'étire, s'étire... Double absence, et grande inquiètude !
Sourire en coin, il réapparait finalement rassasié et inaltérable.
Les morceaux s'enchainent ensuite merveilleusement, avec dans le désordre: "Et quel crime" - "Sous la lune" - "J'irai au paradis" - "Je me souviens je me rappelle" - "Elegie ≠2" - "My Baby left me" - "Vers l'infini" - "La seule fille sur Terre" - " Inutile et hors d'usage" - "La main au coeur" ect... Pas une seule piquette, que des grands crus. On décelle des plaies béantes, des déchirures exaltées, l'amour des âmes en peines, des rédemptions, on survole des gouffres avides de sentiments... La faucheuse rôde parfois en special-guest, c'est une évidence, mais Darc danse avec elle depuis si longtemps. Alors...
L'impression générale est excellente, les applaudissements nourris, parfois solennels. "Ca ne sert à rien" s'accouple avec "People are Strange" et ancre définitivement Daniel Darc pile au croisement entre Serge Gainsbourg et un Jim Morisson ayant pris de la bouteille. Je me surprend à relever que l'American Poete, mort à 27 ans en 1971, continu d'influencer la scène musicale actuelle.
En guise de rappel, l'ex Taxi Girl , part "Chercher le Garçon". Le tube 80's claque comme jamais, rock, speedée et aérien. Cette chanson est et restera une bombe pour l'éternité. L'heure de la séparation approche et Daniel Darc aura finalement rempli son rôle à merveille. L'homme connaît le fond des abîmes, y replonge régulièrement mais reste avant tout un immense artiste, largement sous-estimé. Un charisme christique, une présence intimidante au service d'un répertoire sublîmé sur scène.
Une petite dernière et on se tire, nous annonce-t-il alors. "La Taille de mon Âme"...
Ton âme, Daniel, depuis mardi, nous sommes une petite centaine supplémentaire à savoir qu'elle est en peine mais qu'inversement proportionnelle à la salle de concert, sa dimension est définitivement hors norme.
Merci
Oliver
P.S: Cliché signé NSOphoto et vidéos enregistrés hier soir (05/04/12) au Trianon de Paris, mis en ligne par pinkfrenetik.com
17:36 Écrit par Olivier dans Les Congénères de MonsieurBashung.com | Lien permanent | Commentaires (7) |
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