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25/02/2010

Le dernier coquelicot ?

coquelicot.jpg
 Sommes-Nous:
-
la sécheresse
la vaillance
des gonzesses
de connivence 
la romance
la noblesse 
les eaux troubles
le souvenir ...
-
Ou le dernier coquelicot
-

J'ai toujours eu du mal avec cette métaphore et j'aimerai savoir ce qu'elle vous inspire...

 

 

 

(Merci à Anne qui m'a mené à cette réflexion et offert des élements de réponse !) 


Commentaires

Sommes-nous de connivence ?
Merci à toi Etienne..

Écrit par : Anne | 25/02/2010

Je te suggère de poster ici les élements que tu m'a apporté, je les trouve très pertinent et peut-être pas si loin de ce que Bashung avait dans la tête !

Écrit par : Etienne | 25/02/2010

Elle me fait penser à la mort, au dernier combat..
Le dernier coquelicot, la dernière goutte de sang..
Au poème de Rimbaud aussi..

Écrit par : Anne | 25/02/2010

Le coquelicot, c'est aussi le pavot, l'opium...
"Le dernier coquelicot" est un livre de Mahieu Michel (non, non, pas MaThieu, mais bien Mahieu). Que je n'ai pas lu donc, désolé, je ne pourrais pas apporter plus d'info là-dessus.
Il peut y avoir Claude Monet aussi, qui en a peint pas mal de champs.
Symboliquement, le coquelicot incarne "l'ardeur fragile".
Le coquelicot poussait aussi abondamment dans la Somme, ce qui nous renvoie à la première guerre mondiale. C'est le symbole de ceux qui sont morts à la guerre.
Période de floraison: mai-juin-juillet. Même si il se sème, le coquelicot est plus reconnu comme une fleur sauvage.

Merci google, merci wikipedia.^^

Et pour finir...

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

Écrit par : Lionel | 25/02/2010

Sans compter toutes les allusions militaires : "Soldat sans joie, va déguerpis, l'amour t'a faussé compagnie" et autre "Fantaisie militaire"..
Et la chanson de Mouloudji "comme un p'tit coquelicot".. Mouloudji, un chanteur qui a quelques points communs avec notre Bashung.. Et le dernier d'être enterré au Père-Lachaise..

Écrit par : Anne | 25/02/2010

Eh bien merci pour toutes ces infos Lionel !!

Encore un livre et un poème qui sont peutêtre un jour passés par les mains de Bashung et qui, à leur manière ont articipé à l'élaboration des textes que nous savourons chaque jour!

J'aime beaucoup ce poème d'ailleurs ... quand au livre, je dois bien avouer que je ne l'ai pas lu !

Écrit par : Etienne | 25/02/2010

Merci Etienne,

Il était évident que cette image attérisse un jour en ce lieu... j'ai plusieurs fois hésité à le faire et je dois reconnaître que le rendu est vraiment excellent.

En plus tu poses ouvertement la question du sens et là...

Félicitations Lionel !!!!
Tu mérites au minimum un 18/20 pour ton brillant exposé qui rejoint totalement mon ressenti.

Le coquelicot, fleur fragile et abondante dont le dernier spécimen annonce la fin de l'été. Pour Bashung dans cette chanson, je pense à la fin d'une époque, de la jeunesse, d'une histoire, d'une relation, et pourquoi pas comme le dit Anne de la vie... Tant d'interprétations possibles.

Bashung a encore une fois balancé les jumelles pour ne garder que le flou. C'est là que réside son génie.

Écrit par : Oliver | 25/02/2010

Il est beau ce coquelicot !! Moi, je pense que seul Bashung et son auteur, savent ce qu'ils voulaient dire dans cette phrase, dans cette image comme dans toute les autres d'ailleurs ! Tous, un par un, nous nous faisons notre propre interprétation, selon nos histoires vécus, et selon certainement, ce que nous voulons bien y voir. La force des textes de Bashung, et justement de pouvoir donner libre court à nos envies, à nos interprétations, car l'écriture laisse une ouverture, une compréhension très large; presque infinie...

Écrit par : Greggory Eess | 27/02/2010

Les commentaires sont fermés.