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26/08/2018

Tout Gainsbourg - Bertrand Dicale

 

 

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Salut Les Lavabos,

Qu'est-ce tu f'sais hier soir ?

Moi, j'ai fini l'oeuvre ci-dessus de Bertrand Dicale sur Papa Serge. Le seul défaut de ce superbe ouvrage, c'est que comme dans la bio de Gilles Verlant, Le Héros, Le Génie, Le Créateur, meurt à la fin; c'est nul ! Ca fait deux fois !!

Un bel ouvrage de 1025 pages, que je définirai comme, une biographie... discographique ! Au fil des pages, c'est la vie des chansons et créations de Serge Gainsbourg qui défilent, plus que sa propre vie, et là se trouve tout l'originalité de ce beau bouquin.

Comme pour l'oeuvre de Verlant, on repousse un peu la fin, on a pas envie de l'finir, déjà parce que on s'y est attaché (1025 pages), et puis que, même si on connait bien l'artiste, il y a toujours des petites choses nouvelles ci et là.

Encore une fois, il est incroyable de voir la carrière de cet homme, Du poinçonneur des Lilas à Sorry Angel, une oeuvre dense forte variée (du Jazz au Reggae par exemple), que Bertrand Dicale dissèque avec beaucoup de minutie, en replaçant chaque album, chaque single, dans son contexte musicale actuel.

On y croise aussi tous les fidèles de Gainsbourg, ses interprètes bien sûr, mais également les hommes de l'ombre, comme Philippe Lerichomme, ou l'on voit combien Gainsbourg pouvait être fidèle (et exigent) dans le travail.

Et puis bien sûr Bande de Volontaire, y'a Notre Apache à Nous ! Et par deux fois en plus !! Rien que ça ! Période Plays Blessures, album dont je crois que je ne pourrai jamais me départir, et sur la toute fin, dans les dernières pages, on retrouve la naissance du projet "L'Homme à tête de chou"... Cela nous fait malheureusement rappeler, que nous n'étions pas loin, de voir sur scène Alain Bashung narrer la plus belle histoire (enfin pour moi) qu'ai écrit Serge Gainsbourg... 

Mais comme la vie n'est pas que cruelle, nous pouvons déjà l'entendre et l'écouter avec toujours autant de plaisir... Le seul souvenir de ce fabuleux spectacle (vu sur deux scènes différentes pour ma part Paris et Aix en Provence) suffit à réveiller chez moi la passion pour ces deux artistes d'exceptions. 

Puis, quel image, quel symbole immense, qu'une des dernières oeuvres enregistrées par Bashung soit un album de Gainsbourg, plus de 30 ans après Plays Blessures, dont on apprends d'ailleurs quelques anecdotes sympathiques sur la création de l'album, qui ne reflètent pas forcément le beau côté apocalyptique de l'album.

Je me souviens avoir reçu des mains de mon papa à ma demande, le coffret intégrale de Gainsbourg lors de sa première édition, je n'avais alors qu'une quinzaine d'année maximum, et Gainsbourg était déjà pour moi depuis longtemps, une référence, un réconfort, un abris... Plus de 30 ans ont passées, et après une multitudes de bouquins lus sur l'artiste, et surtout une discographie très très étudiée, je reste comme au premier jour, fasciné par cet homme par son oeuvre, par la beauté de son écriture, la profondeur des textes, leurs beautés, leurs subtilités, leurs double-sens... Je reste fasciner par cette vie extraordinaire, par ce personnage étonnant et attachant, créateur hors-norme, génie du mot... et de la provoc ! 

Tel un amnésique, je lis et relis avec fascination sa vie, je visionne et revisionne des archives où chaque fois je reste bouche-bée, admiratif et tellement ému. Il est inévitable d'avoir ma petite larme qui monte quand, dans tous ces ouvrages arrive la date du 3 Mars 1991 (le 3 Mars qui sera bien des années plus tard la date de naissance de ma Marylou à moi, mais ça je vous l'accorde vous vous en foutez un peu).

Au fil des ans des décennies et des siècles, Serge Gainsbourg grandira, comme il a continué à grandir après son départ (comme quoi tout n'est pas perdu) au travers de son oeuvre reprise dans le monde entier, et célébrer par les plus grands.

Gainsbourg est un personnage de roman, un personnage de conte, et son oeuvre intarissable prendra place dans les lycées les collèges, pour apprendre aux petits chérubins, comment manier la langue Française, et surtout, comment la savourer.

Il reste néanmoins un mystère; Un.

Le 4 Mars 1991 à 15 hrs (ce qui semblait être l'heure de RDV donné par Gainsbourg à ses acolytes, car je me souviens avoir lu ailleurs, qu'il donnait RDV à Bashung à la même heure durant la création de Plays Blessures), Serge Gainsbourg avait rendrez-vous avec Philippe Lerichomme, pour lui remettre les maquettes de son prochain album, baptisé Moi m'aime bwana. Gainsbourg s'éteindra chez lui rue de Verneuil, le 3 Mars 1991. J'ai longtemps cherché des informations sur ces maquettes, sans jamais, jamais en entendre parler... Dans les dernières pages de son ouvrage Bertrand Dicale évoque ces maquettes dorénavant entre les mains de la charmante et talentueuse Charlotte Gainsbourg.

Il y'a quelques années, elle déclarait "Ca, je n'ai jamais osé le donner. Ce ne sont pas les textes définitifs, mais un travail de texte. Est-ce qu'on a envie de voir paraître son travail avant qu'il soit abouti ? Je me laisse encore du temps avant d'avoir une réponse, parce que je ne suis sûr de rien."

 

Alors tout comme Toutankhamon, Gainsbourg n'a pas livré encore tous ses secrets...

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