23.01.2012

"Par hasard et pas rasé" par Philippe Duquesne sur scène...

 

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Par hasard et pas rasé...  Tous les vrais Amoureux de Serge Gainsbourg connaissent cette chanson, issue d'un album souvent qualifié de "léger" par son auteur, et que personnellement j'ai toujours adoré ,et beaucoup beaucoup écouté : Vu de l'extérieur !!!

Sortie après le très classe Melody Nelson, cet album démontre tout le talent de Gainsbourg, dans le contraste de ces deux perles.

C'est donc Par hasard et pas rasé qu'a choisi Philippe Duquesne pour baptiser son spectacle musical autour de Gaisnbourg.

"Francky et son orchestre, s'attaquent à Gaisnbourg", pour le reste ; prenez vos billets  !! Ne comtez pas sur moi bande de scélérat, pour vous dévoiler le spectacle  !! Un seul indice tout de même: j'ai adoré; et j'en reprendrez bien un bout  !!!!

Si vous aimez Serge Gainsbourg (il paraît que certaines personnes n'aiment pas), vous n'avez pas le droit de louper ce spectacle, vous devez y aller ! C'est une obligation ! Vous allez vous régaler, avec l'interptétation toute personnelle de (en vrac) Intoxicated men, En relisant ta lettre, Ford Mustang, Cadavres exquis, Ce mortel ennui, Black trombone, Sensuelle et sans suite, My Lady Heroine, Par hasard et pas rasé (c'est la moindre des choses !!), Dépression au-dessus du jardin (sublime) et bien d'autres...

Une mention hyper-méga-spécial, à l'interprétation hyper-méga-spécial de Variation sur Marilou chef d'oeuvre parmi les chef d'oeuvre au Panthéon du Maître. Rien que pour cette prise de risque (réussie), Amoureux de Gaisnbourg "Allez-y" !!!!

Mes yeux d'enfants que je crois ne jamais avoir perdu, n'ont eu de cesse de briller pendant tous ces instants magiques. Heureux d'être là entre amoureux de Gaisnbourg, conscient de l'artiste qu'il fut. Heureux d'être là, de voir et d'entendre Philippe Duquesne transmettre cet héritage hors-norme et tellement actuel malgré ces longues années écoulées.

Je vous remercie du fond du coeur Mr Duquesne, Cher Francky, de m'avoir offert cet instant intense, rempli de sentiments, de sensations, d'émotions et de scintillements humides dans mes petits yeux d'enfants à moi !!!

Il y a plus de 20 ans, on m'offrait après une insoutenable attente, le Coffret de Gainsbourg, le vrai, le seul l'unique !! Je n'avais même pas 15 ans, et depuis, il ne m'a jamais quitté et ne me quittera jamais ! Tous ces morceaux ont bercé ma vie et façonné l'homme que je suis aujourd'hui ! Je fus profondément heureux, ce soir là, de voir que cette mine d'or remplie de pépites parfois méconnues, existait encore pour d'autres, allant jusqu'à en faire un spectacle  !

Après l'Homme à tête de chou, Serge Gainsbourg est de nouveau sur les planches; et ce n'est certainement pas un hasard; pas rasé...

 

Pour les Marseillais au (super) Théâtre de la Criée jusqu'au 28 Janvier :

http://www.theatre-lacriee.com/spectacles/par-hasard-et-pas-rase-spectacle-musical

Pour les autres :

Je vous laisse chercher...

07.10.2011

Sommes-Nous...

 

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Donnez-moi des nouvelles données
Donnez-moi des nouvelles données
Donnez-moi des nouvelles données

À perte de vue

 

 

Pour moi, Steve Jobs et notre Apache Adoré, ont ce point commun de n'avoir jamais suivi le sillon tracé devant, et d'avoir ouvert de nouvelles voies.

Ce sont de vrais créateurs, qui ont la faculté de réveiller et d'éclairer notre esprit, notre façon de voir, de réfléchir.

Pour l'un, ce sera des pizzas qu'on dégustera certainement jusqu'à la fin de notre vie, en y puisant à chaque fois, selon notre humeur, selon notre âge; quelque chose qui nous réveillera. On les a sous la peau, dans le sang; et ça coule; ça coule ! On ne peux s'en passer...

Pour l'autre, sa créativité débordante est certes plus matérielle, mais alors; quelle classe cette Pomme  ! Comme un bon Bash, je ne m'en lasse pas, et ses produits qui sont donc mes produits, me vont comme une seconde peau...

 

Ces hommes nous ont montré la voie, la leur...

Ces hommes ont été au bout, jusqu'au bout de leurs envies, de leurs rêves...

Ces hommes ont réellement vécu, et existé...

 

Et Nous ?

 

 

 

17:28 Écrit par GreggoryEess (Webmaster) dans Les Congénères de MonsieurBashung.com | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

13.09.2011

Brigitte, toujours au devant de la scène...

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"I'm god's nightmare" dit elle...

"I love you Oohh I love you"... I want to tell Her !

C'est dans cet élan de plume en folie, qu'une fois encore j‘ai la joie le plaisir et la place, de vous annoncer un concert de notre Apache Fontaine.

Après Brigitte au Palace , et Brigitte au Cours Julien à Marseille en Février 2010, c’est au tour du Théâtre de la Criée d’accueillir Brigitte Fontaine.

Brigitte toujours au fond des cafés, et toujours sur scène. Il y a : écouter l’album de Brigitte Fontaine, et voir le concert de Brigitte Fontaine. Ses concerts sont une interprétation de plus en plus libre de ses chansons. Parfois sur le fil, parfois en impro, mais même en impro,même sur le fil, ses textes gardent une dimension... gracieuse. Il y a de l’élégance dans ses mots parfois osés. Comme quoi la « vulgarité des mots » peut être gracieuse.

Et puis, hormis le show textuel et visuel de notre Grande Dame, il y a l’incontournable moment où Areski Belkasem se retrouve seul sur scène, pendant que notre chère Princesse, doit s’en aller fumer sa cigarette, « tranquillement dans les toilettes ». Il prend place avec ses musiques douces et rondes, tout comme l’atmosphère qui s’installe, et tout comme le ton de sa voix. Puis il vous conte une histoire d'amour... J'adore !

C’est donc un vrai show visuel et sensoriel, que de voir cette artiste sur scène. Courez-y et puis, je vous laisse chercher ou deviner la liste des Musiciens...

 

Lors du concert de Février 2010, dans cette petite salle Marseillaise, en sortant de la salle après le concert, il y avait devant moi, un père et son jeune fils. Il devait avoir dix ans (le fils), et je lui ai fait remarquer, qu’il avait de la chance que son papa l’amène à un tel concert ; et il m’a répondu oui ; tout sourire dehors !!

 

Un concert entre Apaches affutés, « un instant suspendu » !


 

Osez, Oseeeeezzzz

 

20:57 Écrit par GreggoryEess (Webmaster) dans Les Congénères de MonsieurBashung.com | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook

27.08.2011

Putain ce que t'as été belle

Bijou-bijou, Bashung, Bergman, Tardieu, Roulette Russe

 

Bijou, bijou
Je pourrai pas te dire au revoir, ce matin j'ai pas le bambou
Putain ce que t'as été belle
Quand tu te mettais à genoux

Bijou, bijou
Je vais pas faire de bruit, juste un café c'est tout
Je peux plus rester ici
Je dormirai je sais pas où


podcast

 

Bijou, Bijou ( Boris Bergman- Daniel Tardieu / Alain Bashung )

Roulette Russe ( 1979 )

 

Orfèvrerie Olivier

10.08.2011

Mes mains sont sur un p'tit cul

bashung,bergman,toujours sur la ligne blanche,roulette russe

Mes yeux sont dans le miroir où je les ai laissés
Je me reconnais même plus sur les photos
Je comprends pas vos questions
Je comprends pas vos prisons
M'ont fait prendre trop de cachets dans leur cachot

Mes mains sont sur un petit cul que j'ai pas touché
J'ai dit ça comme ça, faut pas le prendre de haut
Je signerai où vous voudrez, je signerai mais faut m'expliquer
J'ai pas bien lu le scénario

Je me souviens d'une autoroute...
Coupée en deux
J'ai pas vu le panneau...
Je fermais les yeux

Toujours sur la ligne blanche

 

Live Confessions Publiques

podcast

 

Toujours sur la ligne blanche ( Boris Bergman / Alain bashung )

Roulette Russe ( 1979 )

 

Détourné et posté par Olivier

27.07.2011

Hey Joe

bashung, hendrix, hey joe, live tour 85

Hey Joe
Cours pas comme ça
Dis y a pas le feu chez toi
Hey Joe
Viens dire bonjour t'en mourras pas
Moi je rentre à l'heure qui me plaît
J'ai même plus de montre
J'ai tout mon temps
Ce qui m'attend chez moi
Je le sais, rien qu'un lit froid
Sans personne dedans


podcast

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Hey Joe ( Billy Roberts ) 1962

Live Tour 85


Détourné et posté par Olivier

16.07.2011

Mademoiselle K sous le tipi de MonsieurBashung.com

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-Pardon, laissez passer, excusez nous !

-"Suivez moi, Mademoiselle..."

-Pardon, s'il vous plait !!  Merci, attention les pieds... Laisser passer s'il vous plait, écartez vous !!!

-"On approche Mademoiselle, encore un petit effort et nous y sommes..."

-Poussez vous, s'il vous plait, pardon, pardon... merci !

-"Voilà, Mademoiselle K, vous êtes arrivée... Réservé aux Indiens, c'est écrit sur la pancarte en page d'accueil. Ici, vous devriez trouver quelques bons soins. Même si le tipi secret est généralement squatté par l'avant dernier mohican et quelques Apaches, nulle doute qu'il y aura un indien Sioux pour prendre soin de vous..."


podcast

 Volontaire ?

 

Pour la première fois, sur ce site dédié à la mémoire d'Alain Bashung, à son oeuvre et ses congénères, je décide d'un article consacré à une artiste (même si Mlle K est un groupe...) n'ayant jamais collaboré ni de près ni de loin avec lui.

Pourquoi ?

Parce qu'il existe des ressemblances... à l'image du Bashung du début des 80's, Mademoiselle K arbore un look androgyne terriblement dévastateur, ses albums sont rock, un brin provocateur mais réservent toujours un petite pépite commerciale. Par ailleurs, ses concerts carnivores semblent faire l'unanimité et provoque une certaine impatience chez moi qui devrait seulement y goûter cet automne.

Et puis, détail non négligeable, à l'heure ou une grande partie de la scène française se revendique de l'héritage de Bashung et que le tribute "Tel Alain Bashung" prend déjà la poussière dans les bacs, la belle trace sa route sans rien demander à personne.  Elle a croisé la mienne, peut être un jour la votre.

http://www.infoconcert.com/artiste/mademoiselle-k-29560/c...

 

Olivier

08.06.2011

Douce France: Alain Bashung

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Strasbourg, Petite France: photo Mike G.K.

  Comme nous l'avons déjà évoqué ici-même ces derniers jours, France 3 Picardie, Lorraine, Champagne- Ardenne, Alsace, Bourgogne et Franche-Comté diffusaient samedi 4 juin à 15H25 "Douce France", un documentaire de 52 minutes sur Alain Bashung réalisé par Jacques Pessis.

Un problème technique nous ayant empêché de mettre en ligne à temps le dossier de presse que P6 production nous a élégament fait parvenir, je me permet de combler ce manque avec le document suivant Presse-DF-Bashung.pdf et par la même occasion de vous présenter mes excuses au nom de l'équipe de MonsieurBashung.com.

Je vous invite biensûr à vous ruer sur ce documentaire passionnant qui plonge au coeur des racines alsaciennes de l'Apache en vous rendant sur le site de France 3 grâce au lien suivant http://alsace.france3.fr/evenements/documentaires/ . La vidéo truffée de photos inédites et de moments télévisés rares devrait être visible jusqu'à dimanche ou lundi, alors ne tardez pas trop.

 

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Loin du battage médiatique autour de l'album tribute ou de "Faisons Envie" le documentaire promotionnel d'Arte qui s'y rapporte, voici un moment télévisuel authentique, agréablement profond et sincère.

Un grand merci à Jacques Pessis et son équipe et un petit bémol à France 3 pour l'horraire de diffusion. 15H25, un samedi après-midi de juin, il me semble que le choix n'est pas forcément des plus judicieux pour un documentaire sur l'astre noir de la chanson française.

 

Rediffusion le 31 juillet à 15H15 sur FRANCE 3

 

 A bientôt, Olivier

15.05.2011

Tels Alain Bashung, ou pas vraiment...

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Deux ans déjà que le Grand Bashung nous a quitté. C'est l'occasion pour Barclay-Universal et quelques éminants membres de la scène française de lui rendre hommage à travers un album de reprise. Après plusieurs écoutes attentives et quelques jours de turlupinement, je me suis finalement décider à vous livrer ma petite analyse forcément subjective, de ce tribute tant redouté.

En premier lieu, je me dois de remercier cette âme bien-pensante qui m'a généreusement piraté "Tels Alain Bashung" à l'insu de mon plein gré...

Certains regreterons l'absence de grandes chansons comme La Nuit Je Mens ou Vertige de l'Amour, leurs détracteurs répondront aisément que l'entreprise est déjà bien assez commerciale. D'autres encore déploreront des absents de marque comme Jean Fauque le fidéle parolier, chanteur à ses heures, Arno l'autre roi des belges, Brigitte Fontaine notre folle préférée ou encore Rodolphe Burger, Daniel Darc, Rachid Taha, Gérard Manset, Dominique A ect... Tous ayant croisé la route de l'Apache au cours de leur carrière, on les suppose non-Universal ou simplement réticent à endosser les costumes d'héritiers ou de cautionnaires. Les absents n'ont pas toujours tort, d'autant plus que ce ne sont pas forcément les plus attendus qui tirent leur épingle du jeux...

Avant, la revue de troupe, il me parait important de préciser qu'à aucun moment cet album ne parvient à surpasser l'oeuvre de Bashung qui, à mon sens, n'a nullement besoin d'une telle initiative. Mais puiqu'elle existe autant tenter de démêler le faux du vrai, n'est- ce pas ? Bashung avait d'ailleurs participé à des projets similaires pour Léo Férré ou Nino Ferrer estimant nécessaire de faire vivre les grandes chansons. Quand à savoir s'il n'est pas trop tôt, et bien, je prend la contre-allée en affirmant que c'est au contraire, bien tard et qu'un tribute de son vivant à l'image du "Diner" consacré à Dick Arnegarn n'aurait pas eu cet aspect charognard.

 

Tels Alain bashung

Noir Désir "Aucun Express" : L'originale de Bashung était une sublimation de l''être aimé, une exaltation du express.jpgcorps. Cantat y apporte le désespoir, tout son désespoir. On trouvera cela terriblement touchant ou profondément navrant, c'est selon. L'évènement était attendu comme le dernier Noir Désir... l'histoire retiendra que le dernier Noir Dez date toujours de 2001, et que c'est "Europe" l'inégalable duo avec Brigitte Fontaine.

caravanne.jpgGaëtan Roussel "J'passe pour une caravane" : l'ultime collaborateur de Bashung a tout compris, la société de consommation, le tourbillon internet, les sites de streaming avec 30 secondes offertes. Résultat: un début très convainquant, bien rythmé et entraînant. C'est bien produit, hélas on se lasse, on passe de sas en sas et les visites s'espacent. 

- M- "Madame Rêve" : carrément décevant, Mathieu Chédid sur ce coup là. L'hymne sensuel de Bashung transformé en miaulements de matou en rut. On est loin des amours de loin, on est loin, loin... Plutôt réussie en live (je vous l'avais d'ailleurs présenté ici-même), cette version studio ne remplira pas madame de bonheur.

open_project.jpgBenjamin Biolay "Ma Petite entreprise" : surprise ! On n'attendait pas le dandy dépressif sur ce titre bondissant... Exercice de style avant tout, cette reprise interpelle par ses arrangements électro-pop, qui par excès, finissent par dévorer la voix monocorde de l'interprête . Sans doute eut-il fallu qu'il bosse encore un peu le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, de l'aube à l'aube...

cigarette.jpgKeren Ann "Je fume pour oublier que tu bois": l'ancienne complice de Biolay, justement, s'est attaqué à un titre issu de "Roulette Russe". L'originale, musique de Bashung sur texte de Bergman est un véritable monument du rock français, Keren Ann nous en livre une version pop acidulée, tout a fait surprenante et pour le moins plaisante. Contrairement à Biolay, elle ne s'égare pas dans une production surchargée. Une agréable surprise.

podcast

vanessa-paradis-vogue.jpgVanessa Paradis "Angora" : Ah Vanesssa!!! Une première écoute assez difficile, faut bien l'avouer. Mais, petit à petit, l'oiseau Paradis fait son nid et dompte les vaisseaux maudits. Musicalement très proche des versions acoustiques livrées par Bashung sur scène, cette reprise trouve sa grâce à travers la voix de Vanessa, seule artiste pouvant se vanter d'avoir à son propre répertoire des chansons signées Gainsbourg et Bashung.

Stephan Eicher "Volutes": où comme on se rend compte du vide sidéral laissé par Bashung-interprête. Alors que l'originale, trop rarement cité parmi ses titres majeurs, était porté à bout de voix par le chant voluptueux de Bashung, l'interprétation d'Eicher est totalement dénuée d'énergie et d'intérêt. L'helvète underground-zero en quelques sortes.

629056-bigthumbnail.jpgDionysos "2043": chanson à l'ambiance futuriste, elle s'adapte parfaitement à l'univers de Matthias Malzieu et complices. Même si elle n'égale largement pas la création du maître Bashung, cette reprise est plutôt réussie et s'intègre dans la droite ligné de "La mécanique du coeur".

entrer des mots clefsChristophe "Alcaline": Bashung lui avait adressé ce petit clin d'oeil il y a plus de vingt ans. Le beau bizarre se l'approprie définitivement grâce à un chant aérien et une réorchestration sophistiquée à la hauteur de ses derniers album. Alcaline a été écrite pour lui, c'est une évidence. On en oublierai presque la version originale pourtant sublime. Merci Monsieur Bevilacqua pour tant de beauté.

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entrer des mots clefsBB Brunes "Gaby oh Gaby" : un vent de fraîcheur souffle sur le tribute grâce à cette reprise du jeune groupe français. C'est frais, c'est vif, légèrement insolent. Un petit lifting pour la frite et  Gaby permettra peut être à la jeune génération de découvrir monsieur Bashung comme pour les fans de la première heure.

Miossec "Osez Joséphine" : une interprétation sobre (si si c'est possible !) et fidèle de cette chanson emblématique de Bashung. Miossec était un ami, il lui montre ici le plus grand respect mais ne révolutionne en rien ce célèbre titre. On sent néanmoins l'hommage sincère malgré une timidité certaine.

Raphael "L'Apiculteur" : je l'attendais avec perplexité, me demandant pourquoi Raphael s'est frotté à ce chef d'oeuvre de la discographie bashungienne. Par inconscience ? Par défi ? Parce que c'est la plus belle ? Quoiqu'il en soit, il a osé... Alors, je l'ai écouté, re-écouter plusieurs fois pour comprendre, pour l'entendre mais je dois avouer que pour l'heure cette reprise reste une énigme pour moi. Personnalisée, destructurée, obscurcie ou simplement raté ? Honnêtement, j'sais pas pas pas...

 entrer des mots clefs

12.03.2011

Arno déboule sur MonsieurBashung.com

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Voilà bien longtemps que je souhaitais introduire mon Ami Arno sur MonsieurBashung.com
Mais pourquoi dis-je mon ami ?

D'abord, parce que je dis ce que je veux, ensuite, parce qu'il me suit, ou plutôt devrais-je dire, parce que je le suis maintenant depuis plus de 20 ans.

Depuis les albums idiots savants et Arno à la Française (1993 et 1995), pas un nouvel album que je n'ai point acheté, pas une nouvelle tournée que je n'ai point vue.

J'ai connu Bashung bien des années avant, et Arno lui a emboité le pas.

Et c'est ce soir, pour la deuxième fois de cette tournée, et pour la quasi huitième fois je  pense, que je vais me délecter d'un de ses concerts.
Petite salle au son parfait, Arno sera ce soir à l'Espace Julien, au coeur de la cité Phocéenne. Je profite donc de cette occasion pour faire les présentations, et également, vous glisser une interview qui date de deux-trois ans, et que j'adore.

On y voit bien là, tout l'humour du chanteur Belge, sa simplicité et sa force. J'ai eu l'occasion de partager quelques verres de vin avec lui (d'où la photo), j'étais très ému devant sa simplicité, sa vraie simplicité, pas celle maquillée des clowns médiatiques qui sévissent sur les ondes et écrans de Navarre.

Ce qu'il y a de beaux chez Arno, dans ses textes, c'est cette façon qu'il a, de reprendre parfois les mêmes expressions,les mêmes métaphores. D'album en album, au lieu de donner un effet redondant ou répétitif, cela créer comme un lien, comme une discussion dont on ne perd pas le fil. Puis, c'est aussi la force des mots et expressiosn chez Arno qui est profondément touchant. avec des mots simples, courant, il a le talent d'écrire de magnifiques phrases, qui représentent bien nos vies et nos sentiments. Cet homme est rare, sur scène, il a la capacité de passer au rock bien péchu avec une formation très simple, à l'intimité pesante d'une chanson douce, où, assis sur un simple fauteuil, il semble vous parler en tête à tête.

Si vous aimez le rock, le vrai, le pêchu, il faut aller voir Arno en concert.

Quant à la rencontre entre notre Apache adoré-adulé, et Arno, dans le film de Samuel Benchetrit "J'ai toujours rêvé d'être un gangster", elle représente pour moi, un des seuls intérêts de ce film destiné au Bobo. Il est bon ton de dire que ce film est génial, mais moi, il m'ennuie profondément. Sauf, sauf, sauf, quand je vois Bashung et Arno se retrouver face à face dans une cafét' désert d'après concert. Là, je dis OUI !!

Pour ceux qui auraient loupé un épisode de la série MonsieurBashung.com (mais comment cela est-ce possible ?) voici un Post en lien avec le sujet.

 

En attendant, je vous laisse donc découvrir cette interview fort sympathique, et ne manquerai pas de trinquer pour vous ce soir.

 

A quelques encablures de son concert marseillais dans le cadre de la douzième édition du festival Avec le temps, nous avons posé quelques questions décalées à un grand monsieur : Arno Hintjens. Concerné, drôle et émouvant, le Flamand toujours rose nous a régalés.

Arno-C-Danny-WILLEMS.jpgArno, vous avez déclaré : « Ce qui est bien avec les strings, c’est que quand tu en mets un à l’envers, tu t’en rends même pas compte. » Avec le recul, regrettez-vous ces propos ou les assumez-vous complètement ?
J’assume, puisque je porte moi-même des strings, surtout les lundis, où je mets un string léopard, et les mardis, avec un imprimé « petits pois-carottes ». Tout ça à cause d’un fabricant de strings que j’ai cocufié. Depuis je paye ma dette, pour éviter le procès. Mais précise à tes lecteurs que la femme du fabricant a aussi couché avec ma copine.

Vous avez également dit à propos de Jus de box, votre dernier album, que vous l’aviez écrit « sans réfléchir, de manière impulsive » : vous vouliez rendre hommage aux footballeurs ?
C’est vrai qu’ils n’ont pas inventé la poudre à couper le beurre, mais ils ne sont pas si cons que ça, enfin, je crois. Si tu veux tout savoir, j’adorais les footballeurs d’avant, Beckenbauer, Cruijff, Platini, Vercauteren, alors que maintenant ils ont tous des cuisses de jambon de Parme et des femmes coiffeuses avec des caniches. Je déteste les coiffeuses, t’as vu ma coupe (rires) ?

Vous avez aussi tenu des propos définitifs sur les femmes qui disaient ceci : « Je préférerais toujours une femme moche qui sourit à une jolie femme qui fait la gueule. » Vous voulez en parlez ?
T’es pas d’accord, tu préfères pas te taper une moche qui rigole ?

Ben, non, à tout prendre je préfère sortir avec les jolies qui font pas la gueule…
Tu verras, avec le temps, tu iras vers la moche qui se marre tout le temps, c’est moins chiant (rires). Attention, je dis pas que je me tape tout le temps des moches, hein, j’ai aimé beaucoup de femmes très belles, j’ai eu des enfants avec elles, mais je regrette pas les moches, vraiment.

Ok. Bashung, auquel on vous compare souvent ici, a chanté Ostende, votre ville natale. Et vous, seriez-vous prêt à rendre hommage en chanson à la sienne, Strasbourg ?
Pourquoi pas, si on met le prix, je suis ouvert comme une vieille pute, je fais tout du moment qu’on me paye. C’est le lot des chanteurs de charme ratés…

On raconte que la Tecktonik vient de Belgique, et vous trouvez ça drôle ?

Drôle, non, très moche, oui ! Mais tu sais, on n’a rien inventé, au début des années 80, l’actrice québécoise Carole Laure moulinait déjà des bras, faisait des chorégraphies bien barrées, y a rien de nouveau dans tout ça. Prends les Franz Ferdinand, ils ont tout pompé sur Gang of Four, comme les hip-hop aux vieux bluesmen. Y a un dicton qui dit « Without roots, no fruits » , voilà.

Attention, voici la question grave de l’interview : si Sarkozy était belge, vous exileriez-vous en France ?
Oh, chacun sa merde, hein. Ton peuple l’a élu, à lui de faire avec…

Mais que vous inspire le bonhomme ?
Il se prend clairement pour Napoléon, il veut tout et tout de suite, il va droit dans le mur, son Waterloo est pour bientôt (rires). Sinon, je crois qu’il a une grosse bite, de la taille de la Tour Eiffel. Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais je pense qu’après chaque 69 avec Nicolas, Carla, prend rendez-vous chez son ostéopathe, la pauvre…

En parlant de grands chanteurs, une de tes copines, Annie Cordy a chanté une sublime chanson Chaud cacao, chaud chocolat. Et vous, vous prenez quoi au petit déj’ ?
Je prends pas de petit déjeuner, j’aime pas le café non plus. La seule chose que je fais le matin, c’est pipi. A la limite, si j’ai vraiment faim, je bouffe du salé. Je suis très poisson cru, saumon, thon etc. D’ailleurs, j’aimerais pousser un coup de gueule : on tue le thon, il n’y en aura bientôt plus dans la mer, c’est dégueulasse.

Le message est passé. Ton compatriote Johnny chantait dans Que je t’aime, avec la fougue qui le caractérise : « Quand tu ne te sens plus chatte et que tu deviens chienne. » Et vous, vous aimez les animaux ?
J’adore les animaux, mais chez les autres. J’ai eu il y a bien longtemps un chien, Oscar, mais il est mort d’un cancer des poumons. Je crois que je lui ai trop fumé dessus. Je l’aimais beaucoup, même si je ne pouvais pas aller au cinéma avec lui. J’ai eu aussi un canari, Oscar, qui…

Excusez-moi, mais tous vos animaux s’appelaient Oscar ou bien ?
Ben oui, c’est plus simple quand tu rentres chez toi, tu cries « Oscar » et tout le monde est content. Bref, pour revenir à mon canari, même s’il sifflait La Marseillaise, il était dépressif, c’est ma faute, je laissais jamais la lumière la nuit. Je l’ai refilé à ma voisine, puis il est mort. Ma voisine aussi d’ailleurs.

Une histoire bien triste… Dans quelques jours, vous serez en concert de par chez nous, allez-vous inviter l’entraîneur de l’OM, Eric Gerets ?
Je sais pas encore, il faut demander à sa femme, c’est elle qui porte la culotte (rires). Plus sérieusement, Gerets est un mec bien, qui ne vit que pour son boulot. Après Goethals, c’est le prochain Belge qui fera gagner Marseille, tu peux me croire.

Sinon, vous croyez que vous allez trouver de la Jupiter, la bière belge, dans la ville que l’on surnomme Mars ?
On sent que t’as bien bossé ton interview, toi (rires). Ben, je m’en fous, je bois que du vin rouge, c’est ma vie. J’adore le vin français, comme je dis toujours c’est l’eau de Dieu, quand j’en bois, j’ai l’impression que les anges font pipi dans ma gorge.

Hum, enfin, une petite blague belge pour conclure ?
Allez, va, je vais en sortir une parce que je me suis bien marré. Alors, tu sais pourquoi les vaches se mettent sur le dos lorsque le Thalys est en grève ? Pour pouvoir regarder passer les avions.

Elle est mignonne, vraiment. Un dernier mot pour nos lecteurs ?
Pour tes lectrices, plutôt, je suis célibataire, hein…

 

 

 

 

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