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20/04/2011

Juste une paire de demi-dieux...

berline.jpg

 

 

A l'arrière des berlines
On devine
Des monarques et leurs figurines
Juste une paire de demi-dieux
Livrés à eux
Ils font des p'tits
Il font des envieux

A l'arrière des dauphines
Je suis le roi des scélérats
A qui sourit la vie

 

 

 

J'ai immédiatement pensée à ces quelques mots, lorsque j'ai vu cette... magnifique carroserie de Rolls-Royce.

Tout y était, la "berline", la "paire de demi-dieux livrés à eux" qui "font des envieux"... Moi en tout cas !!

Bref, je crois bien qu'"A l'arrière des berlines, je suis le roi des scélérats, à qui sourit la vie"...

 

Osez, Osons...

 

 

Commentaires

C'est toujours aussi intéressant de voir à quel point les représentations liées aux chansons de Bashung sont différentes en fonction de chacun, de son humeur, de son vécu, de son univers hédoniste, etc...

Pour moi (bon OK je suis cavalière depuis l'âge de 10 ans, avant même de découvrir Bashung), cette chanson (même si j'y lis également ce que tu y lis, Greggory ;-) est aussi une chanson de centaures, un petit galop régulier et confortable à 4 temps (sans aucun doute à cause du clip, mais « Douane Eddy » est musicalement aussi pour moi un très beau galop, quoique bien plus rapide) ... qui parlent à ceux qui aiment l'atmosphère sombre et feutrée des manèges, la solitude des grands espaces, les chemins de traverse (« éviter les péages »), le cuir d'une selle, le dos d'un cheval (pas tout à fait « à l'arrière des berlines », donc, il est vrai, mais les cavaliers aussi prennent leur pied ;-)

J'y lis des « demi-dieux » centaures, des hennissements, des souffles, des bruits de pas, des silences, des regards, des caresses, effleurements, chaleurs, poids des corps, élans, parfums de sueurs, cuirs, crins, sciure, chemins de traverse, eaux, poussières et vents, larmes plein les yeux, cris d'Indiens, désir et appréhension, furie et « moments doux », quête cérébrale et sensuelle, recherche d'un langage commun, hors des mots, plaisirs et jouissance de n'être qu'un, ce que Bartabas (un autre Indien, noir et solitaire) a décrit comme « une étreinte charnelle qui alimente nos rêves"  ... et que cette chanson de Bashung évoque finalement assez bien aussi (« plus rien ne s'oppose à la nuit ») ...

L'Indien Bashung n'était pas cavalier (pas plus que Burger, d'ailleurs, qui a pourtant composé un sublime « Cheval mouvement ») mais quel don pour évoquer « les chevaux du plaisir » et pour « hennir » ... ces hennissements de guitare sur « Osez Joséphine », ces hennissements de voix sur « Tellement beaucoup qu'elle a plu... » de « Douane Eddy » et sur « J'm'enrhume » de « J'écume » ;-)

La version démo (dans les « Inédits » d' »A perte de vue ») est aussi très belle, beaucoup plus âpre, beaucoup plus rapide, asymétrique, un grand galop un peu fou (et qu'est-ce que Bashung « hennit » !)

Enfin bref, c'était une parenthèse d'univers centaure ... mais pas si éloigné que ça de ce qu'on nomme « la bête à deux dos « , finalement, non ? ;-)

Écrit par : josephine | 21/04/2011

Eh bé, si je pouvais l'encadrer ce commentaire, je le ferai !!!!Merci beaucoup pour ce post très intéressant ! Gamin, j'ai eu la chance que mes parents m'envoient plusieurs fois par an, faire de l'équitation. J'aimais beaucoup, puis un jour, une très vilaine chute m'a fait rentré plus tôt que prévu, et par le fil de la vie, je ne suis jamais plus remonté sur un cheval...

Bref ! Nous sommes bien d'accord avec le fait que nous voyons chacun des choses différentes dans les textes de Bashung. Jamais je pense, il est possible qu'une quelconque personne, pense exactement ce qu'a voulu dire l'auteur en l'écrivant ! il y a toujours une part de notre interprétation, de notre vie, de nos souvenirs, des traces intérieurs ! C'est d'ailleurs ce qui est beau dans la musique et l'écriture, pouvoir faire ressortir avec ses propres mots, ses propres sentiments, le ressenti et l'émotion d'une autre personne, lui remonter ses souvenirs, et sa vie ! Puis souvent, nous attachons à un morceau de notre vie, un morceau de musique, un air, quelques notes qui, nous suivent alors toute la vie !

Ce qu'il y a de très fort chez Bashung, c'est que son écriture et sa façon de tourner les phrases sont si, comment dire ; "large" "floue" imagée, que cela laisse place à notre propre imagination et interprétation. C'est certainement pour cela qu'on l'aime... entre autre !

Écrit par : GreggoryEess | 21/04/2011

Le centaure Bartabas (plus tout jeune, et rarement aussi volubile en français ;-), et ses "demi-dieux":
http://youtu.be/yGTD7meQ4iE?hd=1
Un art à base d'images et de visions là aussi, non narratif, et qui laisse place à nos imaginaires de spectateurs.

Oser, créer, vivre, être centaure, bête à deux dos, c'est pareil, il me semble... Allez, en selle les Indiens, "faisons envie" !

Écrit par : josephine | 21/04/2011

Merci Greg pour la vision de cette créature à moitié divine. On se ferait bien astiquer la carrosserie, n'est-ce pas...

Bon et puis, Joséphine (le parfait pseudo...)je t'avoue que ma représentation de cette chanson a toujours été plus proche de celle de Greg que de la tienne, mais ta démonstration est absolument convaincante.
D'ailleurs tu as raison, le clip illustre à merveille tes propos et tout est dans le fabuleux "Juste faire hennir les chevaux du plaisir".

Bashung et Fauque y ont trituré, mixé et malaxé les thèmes sexuels, automobiles et équestres. Tout y est, rien n'est dit, juste suggéré et chanté à tue-tête par des milliers de gens qui n'en ont jamais cherché le sens profond.

LA classe !!!!!!!!!!

Écrit par : Oliver | 23/04/2011

Les hasards de la vie, des fois ...

Je publie ce com y a 2 jours, autrement dit j'introduis l'érotisme du cheval dans votre univers, Messieurs Bashung, plutôt porté sur d'autres "carrosseries" (mais je n'ai absolument rien contre, tant mieux, je suis aussi la première à aimer ;-)

et regardez un peu ce qu'on voit dans l'extrait du documentaire consacré à Alain Bashung qui va bientôt passer sur ARTE:
http://vimeo.com/22736705

Une bien belle coïncidence :)

Allez, depuis le temps que je le dis, je vais écrire à Bartabas pour qu'il fasse une création à partir des chansons de Bashung dans son prochain spectacle ... ;-)

Écrit par : josephine | 23/04/2011

Oui, t'es au top Joséphine... merci pour le lien, qui montre que tu as vu juste.

Et pourquoi pas, en effet proposer une création à Bartabas, comme tu en as l'intention. Je pense que cela pourrai faire un beau projet et un bel hommage. Bien plus beau qu'un album de reprises douteuses, en tout cas...

@+

Écrit par : Oliver | 26/04/2011

Oui...et le pire c'est la reprise d’Angora a mon avis....

Écrit par : Marcela | 26/04/2011

Je ne suis pas loin de te rejoindre Marcela, mais je ne sais pas encore à qui je vais décerner la Palme de la pire reprise !

Écrit par : GreggoryEess | 27/04/2011

Salut Marcella ( et Greg et tout le monde...),

Je dirai simplement en citant ce bon vieux Claude Lelouch que "le pire n'est jamais certains."

Écrit par : Oliver | 28/04/2011

Ha, ouais, bien sûr Oliver. Nos paroles et nos perceptions sont incertains ... c’est tout simplement de jouer parfois et dire ce qu'on pense.

Écrit par : Marcela | 28/04/2011

C'est pas à cette heure que je vais chercher un sens, quelqu'il soit, à quoi que ce soit, mais cette image m'inspire : "Comment ca tient en l'air, ces deux hémisphère ?"
Haaaa, la nature !

Écrit par : flop | 06/05/2011

Les commentaires sont fermés.