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10/11/2012

Des signes, un peu plus au Sud

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Beaucoup de temps que je n’avais pas repris la plume ici. Non que je boudais les hymnes aux vertiges et aux trains à travers les plaines. Seulement une vie remplie de nouvelles choses, de nouveaux horizons qui accaparaient mon esprit. Cependant, un événement minime peut relancer la machine et c’est pourquoi je vous écris ce soir.

Le weekend dernier, je profitais de la fête des morts pour mettre cap avec celle qui partage ma vie vers le Luxembourg. Une destination à laquelle je n’avais jamais songé, jusqu’au moment ou il fallut trouver une destination de weekend. Nous quittions donc notre Babel de capitale pour le petit pays.

Un pays vivant avec et de son histoire, moins de cent-mille habitants dans la capitale, la nature à perte de vue et les ruines partout de château, d’histoires et d’époque disparues. Le premier symbole, gravé sur le verre d’une des modestes tavernes du hameau de Rochefort. Ces quatre chiffres qui reviennent régulièrement et étrangement dans ma vie quotidienne. 2043, gravé sur le verre cerclant mon doux breuvage, cela me laissait songeur.

D’autant que ce village entier est un mystère, comme dans les légendes transylvaniennes, le château se dresse au sommet des toits noir de gris, un chat possédé semble garder un hôtel à l’ambiance du Shining Kubrickien et une marche musicale étrange prend place la nuit d’après, menée par une petite trentaine de locaux. Nous contemplions sans vraiment chercher à comprendre, appréciant le mystère et la beauté des choses inconnues et étranges.

Dimanche, nous regagnions notre contrée d’adoption. Sur le siège passager, je me démène pour trouver des radios potables, tentant d’éviter les débats dans des langues que malheureusement je ne maîtrise pas. J’en trouve une correcte et inconnue au bataillon. Quelques morceaux passent et puis soudain, l’oreille se tend. Dès l’entame, cette guitare répétitive et crâneuse, sentant le déhanché, le martini, le feutre vissé sur le crâne. Loin des Joséphines et petites entreprises qui passent généralement sur les ondes, c’est « Elegance » que l’on m’offre sur un plateau.

Il y a toujours des signes, venant du ciel orageux ou plus bleu, des clins d'oeils que l'on sait reconnaître et s'approprier pour mieux poursuivre le chemin.

Y seras tu, y seras tu...

11:23 Écrit par Etienne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

Commentaires

Evenement minime, Etienne ?
Wouaouh!!!
J'adore et quelle chance de pouvoir reconnaitre ces instants-là, de les vivre et merci de les partager

Écrit par : diane | 28/11/2012

Diane, Etienne,

En effet, quelle aventure !!

Ravi de retrouver notre acolytes, et merci Diane de ta fidélité, et de ton comment' !!

A bientôt

Écrit par : GreggoryEess | 11/12/2012

Moi aussi ravie d'avoir des nouvelles.Ces jours ci j'ai souvent pensé à Alain.Je reviens d'un week end en Allemagne oû nous avons été surpris par la neige,plus moyen de voir devant soi et voilà qu'une chanson m'est venue à l'esprit,
me hante,me happe...A Perte de vue...une chanson prédestinée en ces paysages enchanteurs et silencieux.Alain m'a accompagné sur la route du retour...Bonne fin de journée à vous tous et au plaisir de vous lire.

Écrit par : Brigitte | 13/12/2012

Les commentaires sont fermés.