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12/09/2009

Interview Jean Fauque

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Jean Fauque : “Alain Bashung avait un humour à l’anglaise”

 

 

 

Jean Fauque, l’ami et le parolier du chanteur de Ma petite entreprise, a préfacé Bashung (s), une vie, un ouvrage écrit par le journaliste Marc Besse.

Il est l’homme de l’ombre. Celui qui se fait discret et qui pourtant a écrit les plus belles chansons d’Alain Bashung comme Osez Joséphine. Jean Fauque, compositeur de l’artiste, préface la biographie du chanteur qui sort aujourd’hui. Le parolier revient sur les trente-quatre années passées auprès de son ami.

FRANCE-SOIR. Où et comment avez-vous rencontré Alain Bashung ?


JEAN FAUQUE. Je suis arrivé à Paris à 18 ans pour écrire des chansons. Je faisais des petits boulots pour vivre, tout en écrivant. Afin de vendre mes textes, je suis allé voir des éditeurs et je leur ai envoyé mes productions. Les éditions du Minotaure – qui appartenait à Michel Fugain – m’ont répondu six mois plus tard. Ils m’ont demandé de passer à leurs bureaux parce qu’ils avaient une surprise pour moi. J’ai entendu l’un de mes textes chanté par Bashung. A l’époque, il préparait un album. Je l’ai donc rencontré, en mars 1975, dans un café rue Jean-Mermoz, à Paris. Quand Bashung est entré, je me suis dit qu’il sortait d’une bande dessinée. Il avait une coiffure en banane et était vêtu d’un jean moulant aux revers retournés, de boots à talons, d’un perfecto et d’une chemise en velours rouge frappée avec des boutons de nacre blanc. Son style était à mi-chemin entre le rock et la country. C’était un mélange entre Johnny Cash et Elvis Presley. Nous avons échangé nos numéros de téléphone et nous nous sommes rendu compte que nous étions voisins, à Saint-Cloud.

Cette biographie a t-elle été écrite pour commémorer sa disparition ?


Non, il n’était même pas question d’une biographie. Ce que voulait Marc Besse, c’était faire un livre sur Alain Bashung. Finalement, après avoir mené de nombreuses interviews avec Alain et son entourage, il commençait à avoir un dossier assez touffu. L’histoire de la biographie s’est dessinée progressivement. Il n’y a pas, non plus, de lien particulier avec la maladie d’Alain. Le projet avait été entamé bien avant.

Pourquoi Marc Besse vous a t-il sollicité pour écrire cette préface ?


J’ai trente-quatre ans de vie commune avec Alain Bashung. Avant 1975, je ne sais pas trop ce qui s’est passé dans sa vie – à part ce qu’il voulait bien m’en dire –, sinon je le connais très bien. L’idée de la préface est venue naturellement. J’ai aidé Marc Besse, à trouver les bonnes personnes à interviewer, celles qui comptaient dans la vie d’Alain, comme Daniel Tardieu (NDLR : compositeur-interprète.)

Pouvez-vous nous parler de l’homme qu’il était ?


Mon regard est très subjectif. Alain était mon meilleur pote. Il se confiait difficilement. Depuis dix ans, il était devenu beaucoup plus silencieux. C’était difficile de capter ses pensées. Il était mystérieux et peu causant. On ne s’est jamais disputé. Il y a sept-huit ans, il m’a dit : « C’est marrant parce que tu es le seul mec avec qui je ne me suis jamais fâché. Ah si… Une fois, je n’étais pas content après toi… » Il m’a expliqué que lors d’un de ses concerts, j’avais oublié d’aérer son pantalon en cuir. Il n’en avait qu’un pour la tournée. Du coup, le lendemain, il n’était pas sec. C’était un reproche d’une banalité absolue. Nous en avons bien rigolé. Il aimait d’ailleurs beaucoup rire. Il avait un humour à l’anglaise.

Et de l’artiste ?


C’était quelqu’un d’une extrême rigueur. Très bosseur. Plus le temps passait, plus la gestation des chansons était longue. Il avait horreur du conformisme. Il voulait, à chaque fois, explorer de nouvelles choses. Il se lançait toujours de nouveau challenge. En studio, les choses n’étaient pas téléguidées. Souvent, nous prenions une tout autre direction parce que le casting n’était pas idéal ou encore parce que la couleur de l’album n’allait pas. Ce cas de figure, nous l’avons par exemple vécu sur Chatterton ou Novice. Sur des albums comme Osez Joséphine et Fantaisie militaire, le travail était plus cadré. Tous les gens qui travaillaient avec Alain Bashung avaient un grand respect pour l’artiste.

Vous avez écrit une cinquantaine de chansons pour lui. Vous laissait-il carte blanche ?


Oui totalement, mais il fallait que j’explore beaucoup de pistes différentes. De temps en temps, il avait un sujet, parfois il me le soumettait, parfois non. C’était un puzzle de nos idées. Ma petite entreprise, c’est Alain qui a commencé à l’écrire. Je l’ai poursuivi.

Vous êtes parti aux Etats-Unis ensemble pour enregistrer Osez Joséphine, un titre que vous avez écrit. Que s’est-il passé là-bas ?


Quand les Américains ont vu arriver Alain, ils ne le prenaient pas forcément au sérieux le petit « frenchy ». Et puis, dès le premier soir, dés qu’il a pris la guitare pour jouer She Belongs to Me de Bob Dylan, ils ont arrêté de rigoler.

Si vous aviez cinq dates à retenir dans votre relation avec Alain Bashung, quelles seraient-elles ?


Notre rencontre en mi-mars 1975. Novembre 1982, lorsqu’il m’a fait dîner chez Serge Gainsbourg. L’année 1988, quand notre collaboration a démarré. Le samedi 13 juillet 1991, lorsque nous avons enregistré Osez Joséphine à Memphis. Et enfin le dernier concert que j’ai vu de lui, en décembre 2008.

Comment avez-vous appris la mort de votre ami ?


Ce jour-là je faisais une sieste. J’ai reçu un SMS de Thomas Dutronc qui m’écrivait, « il y a un bruit bizarre qui tourne sur Alain ». Au même moment, j’avais un message sur mon répondeur, c’était, Emilie l’assistante du tourneur, en pleurs.


Edition du quotidien France-Soir du 10/09/2009

 

10/09/2009

Bashung, noir de monde

Disloque.jpg

Qu'on me disloque
Qu'on me dispatche
Qu'on m'évapore

Qu'on me disperse
Je suis noir de monde
Qu'on me dispense
Du son des leçons
Qu'on me distribue
À tous les Jésus

Je voudrais t'aimer comme un seul homme
Arrêter d'inonder la Somme
Avoir l'amour en bandoulière
L'amour en bandoulière

Qu'on me disloque
Qu'on me disperse
Qu'on m'évapore
Qu'on me disperse


podcast

Noir de Monde ( Alain bashung- Jean Fauque / Alain Bashung- Mobile In Motion )

L'Imprudence ( 2002 )

 

posté par Olivier

08/09/2009

Bashung(s) - Marc Besse En avant-première à Marseille

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MonsieurBashung.com est heureux cette fois encore, d’avoir l’honneur et le privilège de tenir entre ses petites mimines et en avant-première (mondiale), le nouvel opus destiné à notre Cher et Tendre Rocker, mort de soif ; dans le désert de Gaby .

Nous remercions les Edition Albin Michel et tout particulièrement Judith Ott, pour la précieuse attention portée à notre travail.

C’est donc le bureau rempli de Post-It 3M et l’esprit plein de curiosité de rêve et d’envie, que vont s’égrener les premières pages, et les premières sensations.

Nous vous informons également, pour ceux, celles qui n’auront pas la possibilité de se procurer l’ouvrage dans les prochains jours, que demain, nous pourrons tous lire dans Télérama, les premiers extraits du livre.

La Une du magazine sera d’ailleurs consacrée à Bashung.

Nous ne manquerons pas de poster ici ultérieurement et au fil de notre lecture, nos avis et impressions sur ce nouvel ouvrage.

En espérant vous lire nombreuses et nombreux Apaches Apachons et Indiennes, venir partager ici votre vision de l’ouvrage au cours de votre lecture.

Il ne me reste plus donc, qu’à vous souhaiter une bonne découverte, et vous laisser en compagnie de cette incroyable « gueule d’Amour » (Merci le service presse) en couverture dudit ouvrage.

A très vite.

Merci de votre habituelle présence en ce lieu, de vos échanges, de votre participation…

A l’avenir, Laisse venir, Laisse le vent du soir décider…

Greggory Eess

 

 

 

Voici joint le communiqué de presse relatif au livre:

 

 

 

 

bashung(s)[1].jpg

BASHUNG(S)

Une vie

Marc BESSE

Préface de Jean FAUQUE

En librairie le 10 septembre 2009

SOUS EMBARGO JUSQU’AU 10 SEPTEMBRE 2009

LE LIVRE

Il y a l’artiste sombre et somptueux, le rocker introverti qui a su émouvoir tant de générations et occuper une place si particulière dans le coeur des Français.

Il y a le prince de la Nuit, alcoolique et suicidaire.

Il y a l’homme des engagements enfouis, fasciné par le vacarme des trains dans la nuit, les aqueducs dynamités, vibrant au Chant des partisans (La Nuit je mens).

L’énergie Bashung, le désespoir Bashung.

Plusieurs Bashung(s), une vie pourtant, qui est ici attentivement retracée.

Pendant huit ans, Marc Besse a eu toute liberté pour suivre l’artiste, qui détestait tant évoquer son passé. Une confiance totale et exceptionnelle. Il en est résulté plus de 200 entretiens inédits, un matériau d’enquête exceptionnel pour raconter cette vie entre galères et victoires, ses dérives, ses échecs, ses espoirs. Mais aussi l’univers du milieu du show-biz, des années 70 à nos jours.

La préface de Jean Fauque, le confident, l’ami des bons et des mauvais jours, le parolier fétiche, apporte une caution d’authenticité aux incroyables anecdotes que renferme le récit sous la plume d’un Marc Besse soucieux de tout dire, éclats d’ombre et de lumière mêlés, la marque de fabrique même de l’artiste.

La famille a ouvert en exclusivité son trésor de photos privées,

parachevant le côté exceptionnel de cette biographie.

PHOTOS NON LIBRES DE DROITS

L’AUTEUR

Marc Besse, journaliste et scénariste, est l’un des piliers des Inrockuptibles, dont il est chroniqueur rock et chef de projet depuis 1990. Il a par ailleurs publié plusieurs courtes biographies d’artistes rock (Björk, Noir Désir, Indochine) chez Librio / Flammarion, dans les années 2000.

07/09/2009

Scène d'automne

j-aime-pas-l-automne.jpg
Je n'attendrai pas l'automne
Ses sonates à mon sonotone
Je n'attendrai pas
Que s'abaisse le pont-levis

06/09/2009

Apprends ton Play Back, Play Blessure

Bashung_-_Play_Blessures.jpg
 

 

 

 

 

Aahh, Quel plaisir de retrouver ce douillet espace, retrouver mon Cher Ami, ses photos quelques bribes de ses textes.

 

La semaine à venir va être, je pense, riche en événements et sensations. Tout d’abord, pour ma part, ça commencera avec  la sortie du nouvel album de Mathieu Chédid - M - Mister Mystére..

Ce titre existe déjà dans le dernier album en date de Brigitte Fontaine (Libido) que Notre Reine Nationale signe et interprète, poussée par les cœurs et les partitions de Mr M.

 

Il sera intéressant de voir les différences d’interprétations pour ce morceau donc, et puis très intéressant tout court de découvrir les nouvelles pépites de Mathieu Chédid.

Et puis bien sûr, celui que nous attendons tous, l’ouvrage de Marc Besse sur notre Cher et Tendre.

L’ouvrage est attendu, très attendu. Espérons que sa lecture sera comblée dignement cette attente. Quelques belles heures de lectures devant nous…

Vite, vite !!

 

 

 

Hier soir, tard, au beau milieu de la nuit fenêtre ouverte pour capter de l’air frais; j’écoutais : Procession !

Waoooo, quel morceau !! Même après toutes ces années, je trouve cet album comme venu de nulle part, incomparable (dans le microcosme de ma petite culture musicale) à aucune autre œuvre.

Aujourd’hui encore, je trouve cet album en avance, hors temps, totalement décalé. Si bien, qu’il serait difficile de le situer dans un contexte, une époque musicale, pour celui qui n’en connaîtrait pas l’année de création (1982).

Je parle de ce morceau, mais, tout l’album est comme ça !!

Bien trop jeune pour le savourer l’année de sa sortie, c’est quelques années plus tard que j’ai découvert l’opus !

Des nuits, des nuits entières « scotchés » par les matières illicites, par quelques verres de trop, en jouant mon Bashung devant ma glace, seul ou avec des potes ; passant en revue l’œuvre Bashungnienne.

 

Cet album nous amenait dans les abîmes, les méandres, difficile en effet de rouvrir les yeux après Procession…

J’croise aux Hébrides, j’envisage etc quelle folie !! Puis volontaire bien sûr.

J’en étais même rendu à rêver d’aménager  dans le 15éme Arr. Parisien, proche de la station de métro du même non, ligne 12.

 

Mon fanatisme n’aura pas eu raison de moi cette fois ci, et je resterai pour quelques années station Louis Blanc, ce qui n’a absolument rien à voir avec Bashung…

 

Après l’énorme vague Bleu Pétrole, une profonde (re)plongée dans Chatterton, idem pour Passé le Rio Grande, voilà donc quelques mois, que je n’avais pas écouté Play Blessures en entier…

 

J’aimerais pas qu’on m’ausculte

De quel droit

J’envisage un remake

Rien que sur moi

J’envisage de me revoir

Seul à seul

J’envisage…

J’envisage le pire

 

J’adore… sans compter !!!!!

 

On reconnaît bien là la patte Gainsbourg, dans la façon d’écrire, la découpe des phrases, les phrases courtes, les « sons secs »…

 

Et il aura fallu attendre 27 ans, pour que ces deux … de la chanson Française, puisse se retrouver de nouveau, confondre leurs mots, leurs musiques et leurs voix.

Il aura fallu attendre 27 ans pour entendre Alain Bashung interpréter ce qui est (à mes yeux) le plus grand album de Serge Gainsbourg devant Mélody Nelson (toujours à mes yeux) L’homme à la tête de chou.

 

C’est en effet du 27 Novembre au 19 Décembre 2009, que le théâtre du Rond-point accueillera cette rencontre culte, après avoir était crée à la MC2 Grenoble le 12 Novembre 2009.

 

J’en frémis, j’en frémis d’avance…

 

Rien que le doux bruit du rideau de perle qui ouvre l’album de Gainsbourg, ce doux bruit résultant de l’entrée de l’homme à la tête de chou, dans le salon de… Marilou.

 

J’en rêve, j’en frémis, j’en frissonne d’entendre la voix de l’Indien-Bashung fredonner :

 

Aux aurores, j’allais au café buraliste

Faire provision de fumigènes,

Et je demandais au pompiste

Derriere le zing, le plein de Kérozene

 

Toute une vie, toute mon éducation… Allié aux imitations Bashungnienne, nombres de fois, la voix tremblotante ; j’ai prononcé ces phrases…

 

 

 

C’est donc en attendant ces sorties littéraires, cette rencontre au sommet ; et avec un grand verre de Perrier-Pulco, que désormais, je me noie dans … Play Blessure.