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13/09/2009

Zorro s'est décommandé


Dean Martin....jpg

Dean Martin, j'entends des voix de velours
Dean Martin, j'attendrai ton retour
Zorro s'est décommandé, a d'autres chattes à fouetter
J'en ai les bals masqués, René va renégocier
Dean Martin

 

Dean Martin ( Boris Bergman / Alain Bashung )

Passé le Rio Grande ( 1986)

 

détourné et posté par Olivier

12/09/2009

Dehors

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Dehors
La flore est à l'orage
Dehors
La peur de l'eau qui dort
Effet de serre
Ma vie sous verre
S'avère ébréchée

Hommage à Strasbourg... Jean Fauque et Marc Besse...

 

 

A l'occasion de la sortie nationale de la biographie "Bashung(s) Une vie ", son auteur Marc Besse, journaliste aux Inrockuptibles, et Jean Fauque, l'ami et parolier d'Alain Bashung ont honoré la fnac de Strasbourg et les alsaciens de leurs lumineuses présences. Cette agréable rencontre fut ponctuée par une séance de dédicaces.

Ils étaient pour l'occasion accompagnés derrière leur pupitre par Evelyne, une cousine d'Alain Bashung. D'autres cousins du chanteur disparu (Roger notamment, le proche de son enfance) étaient présent dans l'assistance, peuplée d'une bonne cinquantaine de personnes.

L'ambiance était naturellement détendue, Jean Fauque et Marc Besse répondant avec précision, passion  et respect aux questions de l'animateur, puis des spectateurs. Marc Besse eu évidement droit aux questions sur sa méthode de travail, sur l'accueil de Bashung, sur l'investigation nécessaire à l'écriture du livre. On ressentait bien à travers ses interventions que l'auteur avait (a toujours) une grande admiration pour l'homme et l'artiste dépassant largement le cadre de son métier. La bande son de sa vie, comme de la notre, est signée Bashung.

L'Alsace, terre d'enfance du Maître fut bien sûr longuement évoquée, le cousin discret que l'on revoit des années plus tard dans des tenues extravagantes, l'harmonica offert par Roger à 5 ans, Elisabeth (Elsa) la grand-mère qui l'éleva, et Elsass Blues, la chanson qui aborde cette tranche de vie. Un spectateur rappela même à Jean Fauque qu'il y a bien un point commun entre son Maroc natal et l'Alsace qu'il trouvait pourtant si éloignés... les cigognes ! Il acquiesça effectivement et développa largement le sujet.

Jean Fauque justement, très ouvert, nous raconta sa rencontre avec Bashung en 1975. Le jeune parolier débutant et inexpérimenté, à la recherche d'un interprète, envoya des textes à plusieurs éditeurs. Après six mois d'une longue attente on lui fit enfin écouter des bandes enregistrées par un chanteur à la voix plutôt aigüe, entre Balavoine et Dylan ( étonnant non ?). C'était Alain  Bashung, il ne le connaissait que vaguement de nom. Il se sont rencontrés peu de temps après, pour ne plus se quitter. Ils habitaient en fait, tous deux Saint-Cloud et sans le savoir à cent mètre l'un de l'autre.

Il aborda pêle-mêle les soirées sous le casque à écouter JJ Cale ou Johnny Cash, des anecdotes sur le tournage du film "Le cimetière des voitures", la fascination de Bashung pour les seconds couteaux et seconds rôles. Il en profita même pour nous livrer de savoureuses imitations de Johnny ou  Fernando Barrabal.

Selon lui, "Alain" était une star, même dans la vie de tous les jours. Son aura et sa félinité faisait de lui une star, même en peignoir et charentaises. Le parolier fit également remarquer leur mutation commune et synchronisée vers d'avantage de poésie et de profondeur, moins de jeu de mots. Il revint aussi plusieurs fois sur Play Blessures, album co-écrit par Bashung et Gainsbourg, album de tous les dangers, album référence, preuve du génie de Bashung, seul capable d'influencer aussi fortement l'écriture du Grand Serge.

Le co-auteur de "La nuit je mens" admis enfin, avoir écrit de nombreux textes pour le dernier album que Bashung voulait d'abord comme une suite à "L'Imprudence" et pour lequel il avait composé une bonne vingtaine de musique de grande qualité, mais inexploitable, même de façon posthume (pour répondre à la question) car chantés en "yaoucht". De l'avis de Marc Besse, c'est faute de n'avoir pu trouvr la bonne formule pour cette "Imprudence bis" que Bashung se tourna finalement vers un disque de pur plaisir, un disque d'interprète: "Bleu Pétrole".

 

Suivi ensuite une séance de dédicace du bouquin par les deux auteurs. J'en ai bien sûr profité pour remercier et féliciter Jean Fauque pour son travail avec Bashung, lui dire à quel point leurs mots me touchaient.

Je me suis ensuite permis de lui demander s'il connaissait notre site "Monsieur Bashung.com". Il me répondit par l'affirmative et comme je lui demandait ce qu'il en pensait, me répondi " C'est pas mal... ils m'ont l'air sérieux ces gars." Ce n'était pas une bénédiction mais je l'ai pris comme un encouragement à poursuivre le travail entrepris. C'est seulement là que je lui ai montré quelques travaux réalisés pour le site et finalement lui arracher un sourire et une signature.

 

La soirée se poursuivi à l'auditorium du Conservatoire de Strasbourg. Arrivé très en retard, j'ai hélas le grand regret d'avoir loupé la prestation de Jean Fauque.

J'ai malgré tout assisté à "Chaque nuit bébé" et "Elegance " par un Pascal Jacquemin très touchant ( "Elegance, je trouve que ça lui allait bien "a-t-il dit), "Malaxe" et "Tant de Nuits" par Armand Méliès, bizarrement plus à l'aise sur la première. Rodolphe Burger dédia ensuite une chanson de sa propre composition, sublîme "The shape on the ground", à Bashung (voir vidéo),  suivie d'une version très à la hauteur de "Samuel Hall" dont il est aussi le compositeur.

Mais la soirée ne s'est pas limité à ces reprises. Un hommage à Bashung sans Bashung n'aurait pas été un véritable hommage. Nous eurent donc droit à une projection inattendue de sa prestation au Temple Réformé de Sainte Marie Aux Mines en 2005. C'était lors de la 5e édition du Festival "C'est dans la Vallée" organisé par Rodolphe Burger.

Un concert magnifique et intimiste auquel je n'avais pas assisté à l'époque pour je ne sais quelle raison incompréhensible. J'y ai d'ailleurs découvert des versions live et splendides de "Bijou bijou" , "J'ai longtemps contemplé" Ahhh! . La playlist comprenait également "Angora", "Tel", "La nuit je mens", "Samuel Hall", "Elvire", "Osez Joséphine", "L'Iréel", "Nights in white satin"...Une projection de près d'une heure réellement émouvante avec un Bashung au sommet de son art qui quitta la scène dans son long manteau noir, après révérence, par l'allée centrale du temple... terrible, captivant !

 

Merci à Jean Fauque, Marc Besse, Rodolphe Burger , Pascal Jacquemin, Arnaud Dieterlen, Armand Méliès, Alain Walter (pour son invitation de dernière minute) et à toutes les personnes qui se sont jointes à cet hommage et à l'organisation de la soirée.

 

PS: pour simple information, et pour les petits curieux, votre serviteur apparaît brièvement en tant que figurant sur la vidéo ci-dessus.

 

posté par Olivier

Interview Jean Fauque

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Jean Fauque : “Alain Bashung avait un humour à l’anglaise”

 

 

 

Jean Fauque, l’ami et le parolier du chanteur de Ma petite entreprise, a préfacé Bashung (s), une vie, un ouvrage écrit par le journaliste Marc Besse.

Il est l’homme de l’ombre. Celui qui se fait discret et qui pourtant a écrit les plus belles chansons d’Alain Bashung comme Osez Joséphine. Jean Fauque, compositeur de l’artiste, préface la biographie du chanteur qui sort aujourd’hui. Le parolier revient sur les trente-quatre années passées auprès de son ami.

FRANCE-SOIR. Où et comment avez-vous rencontré Alain Bashung ?


JEAN FAUQUE. Je suis arrivé à Paris à 18 ans pour écrire des chansons. Je faisais des petits boulots pour vivre, tout en écrivant. Afin de vendre mes textes, je suis allé voir des éditeurs et je leur ai envoyé mes productions. Les éditions du Minotaure – qui appartenait à Michel Fugain – m’ont répondu six mois plus tard. Ils m’ont demandé de passer à leurs bureaux parce qu’ils avaient une surprise pour moi. J’ai entendu l’un de mes textes chanté par Bashung. A l’époque, il préparait un album. Je l’ai donc rencontré, en mars 1975, dans un café rue Jean-Mermoz, à Paris. Quand Bashung est entré, je me suis dit qu’il sortait d’une bande dessinée. Il avait une coiffure en banane et était vêtu d’un jean moulant aux revers retournés, de boots à talons, d’un perfecto et d’une chemise en velours rouge frappée avec des boutons de nacre blanc. Son style était à mi-chemin entre le rock et la country. C’était un mélange entre Johnny Cash et Elvis Presley. Nous avons échangé nos numéros de téléphone et nous nous sommes rendu compte que nous étions voisins, à Saint-Cloud.

Cette biographie a t-elle été écrite pour commémorer sa disparition ?


Non, il n’était même pas question d’une biographie. Ce que voulait Marc Besse, c’était faire un livre sur Alain Bashung. Finalement, après avoir mené de nombreuses interviews avec Alain et son entourage, il commençait à avoir un dossier assez touffu. L’histoire de la biographie s’est dessinée progressivement. Il n’y a pas, non plus, de lien particulier avec la maladie d’Alain. Le projet avait été entamé bien avant.

Pourquoi Marc Besse vous a t-il sollicité pour écrire cette préface ?


J’ai trente-quatre ans de vie commune avec Alain Bashung. Avant 1975, je ne sais pas trop ce qui s’est passé dans sa vie – à part ce qu’il voulait bien m’en dire –, sinon je le connais très bien. L’idée de la préface est venue naturellement. J’ai aidé Marc Besse, à trouver les bonnes personnes à interviewer, celles qui comptaient dans la vie d’Alain, comme Daniel Tardieu (NDLR : compositeur-interprète.)

Pouvez-vous nous parler de l’homme qu’il était ?


Mon regard est très subjectif. Alain était mon meilleur pote. Il se confiait difficilement. Depuis dix ans, il était devenu beaucoup plus silencieux. C’était difficile de capter ses pensées. Il était mystérieux et peu causant. On ne s’est jamais disputé. Il y a sept-huit ans, il m’a dit : « C’est marrant parce que tu es le seul mec avec qui je ne me suis jamais fâché. Ah si… Une fois, je n’étais pas content après toi… » Il m’a expliqué que lors d’un de ses concerts, j’avais oublié d’aérer son pantalon en cuir. Il n’en avait qu’un pour la tournée. Du coup, le lendemain, il n’était pas sec. C’était un reproche d’une banalité absolue. Nous en avons bien rigolé. Il aimait d’ailleurs beaucoup rire. Il avait un humour à l’anglaise.

Et de l’artiste ?


C’était quelqu’un d’une extrême rigueur. Très bosseur. Plus le temps passait, plus la gestation des chansons était longue. Il avait horreur du conformisme. Il voulait, à chaque fois, explorer de nouvelles choses. Il se lançait toujours de nouveau challenge. En studio, les choses n’étaient pas téléguidées. Souvent, nous prenions une tout autre direction parce que le casting n’était pas idéal ou encore parce que la couleur de l’album n’allait pas. Ce cas de figure, nous l’avons par exemple vécu sur Chatterton ou Novice. Sur des albums comme Osez Joséphine et Fantaisie militaire, le travail était plus cadré. Tous les gens qui travaillaient avec Alain Bashung avaient un grand respect pour l’artiste.

Vous avez écrit une cinquantaine de chansons pour lui. Vous laissait-il carte blanche ?


Oui totalement, mais il fallait que j’explore beaucoup de pistes différentes. De temps en temps, il avait un sujet, parfois il me le soumettait, parfois non. C’était un puzzle de nos idées. Ma petite entreprise, c’est Alain qui a commencé à l’écrire. Je l’ai poursuivi.

Vous êtes parti aux Etats-Unis ensemble pour enregistrer Osez Joséphine, un titre que vous avez écrit. Que s’est-il passé là-bas ?


Quand les Américains ont vu arriver Alain, ils ne le prenaient pas forcément au sérieux le petit « frenchy ». Et puis, dès le premier soir, dés qu’il a pris la guitare pour jouer She Belongs to Me de Bob Dylan, ils ont arrêté de rigoler.

Si vous aviez cinq dates à retenir dans votre relation avec Alain Bashung, quelles seraient-elles ?


Notre rencontre en mi-mars 1975. Novembre 1982, lorsqu’il m’a fait dîner chez Serge Gainsbourg. L’année 1988, quand notre collaboration a démarré. Le samedi 13 juillet 1991, lorsque nous avons enregistré Osez Joséphine à Memphis. Et enfin le dernier concert que j’ai vu de lui, en décembre 2008.

Comment avez-vous appris la mort de votre ami ?


Ce jour-là je faisais une sieste. J’ai reçu un SMS de Thomas Dutronc qui m’écrivait, « il y a un bruit bizarre qui tourne sur Alain ». Au même moment, j’avais un message sur mon répondeur, c’était, Emilie l’assistante du tourneur, en pleurs.


Edition du quotidien France-Soir du 10/09/2009

 

10/09/2009

Bashung, noir de monde

Disloque.jpg

Qu'on me disloque
Qu'on me dispatche
Qu'on m'évapore

Qu'on me disperse
Je suis noir de monde
Qu'on me dispense
Du son des leçons
Qu'on me distribue
À tous les Jésus

Je voudrais t'aimer comme un seul homme
Arrêter d'inonder la Somme
Avoir l'amour en bandoulière
L'amour en bandoulière

Qu'on me disloque
Qu'on me disperse
Qu'on m'évapore
Qu'on me disperse


podcast

Noir de Monde ( Alain bashung- Jean Fauque / Alain Bashung- Mobile In Motion )

L'Imprudence ( 2002 )

 

posté par Olivier