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09/03/2013

Soulage la pâtissière

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Sais-tu qu'la musique s'est tue

Sais-tu qu'un salaud a bu, l'eau du nénuphar

L'honneur tu l'as perdu, sur ce lit de bataille

Soigne les hommes à poigne

Soulage la pâtissière,

Erre, erre, erre, erre ...

 

09/02/2013

Christophe - Intime Tour - Seul en scène

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Il y a eu des vestes de soies roses, des gants blancs, des mots bleus, il y a eu toutes ces couleurs, toutes ces émotions et bien d’autres encore, et tous ces sentiments pour un seul homme, et quel homme, quel artiste, une légende !

On a crié Aline avec lui pour qu’elle revienne, on a poussé des Ouhouh pour accompagner son Succès fou, et moi, l'Apache au cœur tendre, j’ai lâché une larmichette.

Comme expliqué en préambule, Christophe voulait cette tournée et donc ce concert, intime, seul avec nous, comme à la maison... Ce n’est pas tous les jours qu’on est avec Christophe en tête-à-tête ! C’était donc comme à la maison, comme il le souhaitait. Parfois quelques trous de mémoire ou fausses notes, alors il nous en faisait part, s’arrêtait puis reprenait ; comme à la maison on vous dit !

Cet homme là a quelque chose de précieux, de délicat, dans ses mots, dans ses notes, il y a une douceur qui vous transporte, quelque chose de... pastoral; de divin !!

Le mot dandy retrouve avec lui son vrai sens... enfin. Loin des petits zozos chanteurs ou autres chroniqueurs télés à la barbe de 3 jours et aux costumes rétros que nous crache notre vulgaire boîte à image. Seul en scène, tour à tour derrière un piano à queue, derrière deux synthés, derrière une 12 cordes ou une guitare électrique, il se ballade, et nous promène au gré des titres magiques qui ont jalonné sa carrière, Aline, Les mots bleus, Succès fou, Les paradis perdus... et d’autres connus et moins connus.

D’abord très timide, puis très intime, au fil des notes, on le devine plus à l’aise, plus bavard, notamment après... deux scotchs (pour la voix dit-il)!! Il y a aussi son humour, qui fleuri, au fil des apartés avec son public, comme à la maison...

2H30 de complicité respectueuse avec son public qui lui rend bien, et d’émotion forte, le beau bizarre s’éclipse, et là encore, Christophe démontre toute sa générosité et sa simplicité. Toute lumière allumée, il reste avec nous 15 minutes en scène à signer des autographes et serrer les mains à son public massé au pied de la scène.

Rien que pour ça (et pour tout le reste) la « nouvelle génération » peut en prendre de la graine.

Cher Christophe, j’ai été très heureux, très ému de vous voir sur scène et ce moment restera gravé dans mon esprit par la force de votre présence.

Puis, à titre tout à fait personnel, maybe que ce concert après 7 ans de résidence Phocéenne, sera le dernier concert Marseillais d’une longue série, Dominique A, Arno (3 fois), Brigitte Fontaine (2 fois), Philippe Katherine, Thomas Dutronc, Arthur H, BB Brunes bref, une liste non exhaustive...

Bien entendu, il y a eu Alain Bashung aussi ici, bien entendu, bien entendu, bien entendu... Mais Bashung, je l’ai vu à travers toute la France Bashung, de 1995 à 2009, 12 fois au total, minimum 3 fois par tournée, 4 fois pour la dernière tournée, la 5 date ayant été annulée, je m’en souviens comme si c’était hier...

Jamais plus un concert, sans me dire, c’est pas Bashung tout de même, c’est pas Bashung ! Jamais plus un concert sans me dire que je ne le reverrai plus, jamais plus un concert sans y penser, sans penser à cette surexcitation post-concert Bashungnien ! Mais là Cher Christophe, la charge était telle, que l’absence était moins forte ; et je vous en remercie.

Alors bien entendu, j’ai secrètement espéré entendre votre superbe reprise d’Alcaline, mais elle n’a pas eu lieu, mais c’est bien normal, c’était votre tour de chant, le sien est définitivement clos.

Je vous remercie infiniment pour votre générosité, pour votre classe, pour votre talent, et pour la larmichette que vous m’avez soutiré (sur les Paradis perdus).

 

http://www.christophe-lesite.com/

05/02/2013

Alain Bashung, l'Araignée et l'Autocar...

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Défendu de parler au conducteur

Attention chutes d’autocar

Risque de finir dans les décors

Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse



L'Araignée - 1981- Bergman/Bashung

 

21:00 Écrit par GreggoryEess | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

15/01/2013

"Par hasard et pas rasé" par Philippe Duquesne sur scène...

 

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Chers Tous,

C'est avec beaucoup de retard sur mon agenda privé, que je vous fait suivre cette bonne nouvelle. Il y a un an, ici même, je vous faisait part de mon énorme plaisir, voire d'une certaine jouissance après avoir vu le spectacle de Philippe Duquesne et Camille Grandville Par hasard et pas rasé d'après l'oeuvre de Serge Gainsbourg.

Vous ne l'avez pas vu ?? Quelle chance, il tourne toujours, et cette fois-ci sur Paris :


Par hasard et pas rasé

Camille Grandville & Philippe Duquesne

Du 18 déc. 2012 au 19 janv. 2013 

du mardi au samedi à 20h30 I représentation le 31/12 I relâches 25/12 & 01/01 I durée 1h40

Le Monfort Théâtre

106 rue brancion 75015 Paris

http://www.lemonfort.fr/

formule cabaret avec possibilité de restauration légère • Ouverture des portes à 19h15

 

 

Vous découvrirez ou redécouvrirez cet article ci-dessous.

 

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Par hasard et pas rasé...  Tous les vrais Amoureux de Serge Gainsbourg connaissent cette chanson, issue d'un album souvent qualifié de "léger" par son auteur, et que personnellement j'ai toujours adoré ,et beaucoup beaucoup écouté : Vu de l'extérieur !!!

Sortie après le très classe Melody Nelson, cet album démontre tout le talent de Gainsbourg, dans le contraste de ces deux perles.

C'est donc Par hasard et pas rasé qu'a choisi Philippe Duquesne pour baptiser son spectacle musical autour de Gaisnbourg.

"Francky et son orchestre, s'attaquent à Gaisnbourg", pour le reste ; prenez vos billets  !! Ne comtez pas sur moi bande de scélérat, pour vous dévoiler le spectacle  !! Un seul indice tout de même: j'ai adoré; et j'en reprendrez bien un bout  !!!!

Si vous aimez Serge Gainsbourg (il paraît que certaines personnes n'aiment pas), vous n'avez pas le droit de louper ce spectacle, vous devez y aller ! C'est une obligation ! Vous allez vous régaler, avec l'interptétation toute personnelle de (en vrac) Intoxicated men, En relisant ta lettre, Ford Mustang, Cadavres exquis, Ce mortel ennui, Black trombone, Sensuelle et sans suite, My Lady Heroine, Par hasard et pas rasé (c'est la moindre des choses !!), Dépression au-dessus du jardin (sublime) et bien d'autres...

Une mention hyper-méga-spécial, à l'interprétation hyper-méga-spécial de Variation sur Marilou chef d'oeuvre parmi les chef d'oeuvre au Panthéon du Maître. Rien que pour cette prise de risque (réussie), Amoureux de Gaisnbourg "Allez-y" !!!!

Mes yeux d'enfants que je crois ne jamais avoir perdu, n'ont eu de cesse de briller pendant tous ces instants magiques. Heureux d'être là entre amoureux de Gaisnbourg, conscient de l'artiste qu'il fut. Heureux d'être là, de voir et d'entendre Philippe Duquesne transmettre cet héritage hors-norme et tellement actuel malgré ces longues années écoulées.

Je vous remercie du fond du coeur Mr Duquesne, Cher Francky, de m'avoir offert cet instant intense, rempli de sentiments, de sensations, d'émotions et de scintillements humides dans mes petits yeux d'enfants à moi !!!

Il y a plus de 20 ans, on m'offrait après une insoutenable attente, le Coffret de Gainsbourg, le vrai, le seul l'unique !! Je n'avais même pas 15 ans, et depuis, il ne m'a jamais quitté et ne me quittera jamais ! Tous ces morceaux ont bercé ma vie et façonné l'homme que je suis aujourd'hui ! Je fus profondément heureux, ce soir là, de voir que cette mine d'or remplie de pépites parfois méconnues, existait encore pour d'autres, allant jusqu'à en faire un spectacle  !

Après l'Homme à tête de chou, Serge Gainsbourg est de nouveau sur les planches; et ce n'est certainement pas un hasard; pas rasé...

 

Pour les Marseillais au (super) Théâtre de la Criée jusqu'au 28 Janvier :

http://www.theatre-lacriee.com/spectacles/par-hasard-et-pas-rase-spectacle-musical

Pour les autres :

Je vous laisse chercher...

10/11/2012

Des signes, un peu plus au Sud

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Beaucoup de temps que je n’avais pas repris la plume ici. Non que je boudais les hymnes aux vertiges et aux trains à travers les plaines. Seulement une vie remplie de nouvelles choses, de nouveaux horizons qui accaparaient mon esprit. Cependant, un événement minime peut relancer la machine et c’est pourquoi je vous écris ce soir.

Le weekend dernier, je profitais de la fête des morts pour mettre cap avec celle qui partage ma vie vers le Luxembourg. Une destination à laquelle je n’avais jamais songé, jusqu’au moment ou il fallut trouver une destination de weekend. Nous quittions donc notre Babel de capitale pour le petit pays.

Un pays vivant avec et de son histoire, moins de cent-mille habitants dans la capitale, la nature à perte de vue et les ruines partout de château, d’histoires et d’époque disparues. Le premier symbole, gravé sur le verre d’une des modestes tavernes du hameau de Rochefort. Ces quatre chiffres qui reviennent régulièrement et étrangement dans ma vie quotidienne. 2043, gravé sur le verre cerclant mon doux breuvage, cela me laissait songeur.

D’autant que ce village entier est un mystère, comme dans les légendes transylvaniennes, le château se dresse au sommet des toits noir de gris, un chat possédé semble garder un hôtel à l’ambiance du Shining Kubrickien et une marche musicale étrange prend place la nuit d’après, menée par une petite trentaine de locaux. Nous contemplions sans vraiment chercher à comprendre, appréciant le mystère et la beauté des choses inconnues et étranges.

Dimanche, nous regagnions notre contrée d’adoption. Sur le siège passager, je me démène pour trouver des radios potables, tentant d’éviter les débats dans des langues que malheureusement je ne maîtrise pas. J’en trouve une correcte et inconnue au bataillon. Quelques morceaux passent et puis soudain, l’oreille se tend. Dès l’entame, cette guitare répétitive et crâneuse, sentant le déhanché, le martini, le feutre vissé sur le crâne. Loin des Joséphines et petites entreprises qui passent généralement sur les ondes, c’est « Elegance » que l’on m’offre sur un plateau.

Il y a toujours des signes, venant du ciel orageux ou plus bleu, des clins d'oeils que l'on sait reconnaître et s'approprier pour mieux poursuivre le chemin.

Y seras tu, y seras tu...

11:23 Écrit par Etienne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook