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12/03/2011

Arno déboule sur MonsieurBashung.com

Arno.jpg

 

Voilà bien longtemps que je souhaitais introduire mon Ami Arno sur MonsieurBashung.com
Mais pourquoi dis-je mon ami ?

D'abord, parce que je dis ce que je veux, ensuite, parce qu'il me suit, ou plutôt devrais-je dire, parce que je le suis maintenant depuis plus de 20 ans.

Depuis les albums idiots savants et Arno à la Française (1993 et 1995), pas un nouvel album que je n'ai point acheté, pas une nouvelle tournée que je n'ai point vue.

J'ai connu Bashung bien des années avant, et Arno lui a emboité le pas.

Et c'est ce soir, pour la deuxième fois de cette tournée, et pour la quasi huitième fois je  pense, que je vais me délecter d'un de ses concerts.
Petite salle au son parfait, Arno sera ce soir à l'Espace Julien, au coeur de la cité Phocéenne. Je profite donc de cette occasion pour faire les présentations, et également, vous glisser une interview qui date de deux-trois ans, et que j'adore.

On y voit bien là, tout l'humour du chanteur Belge, sa simplicité et sa force. J'ai eu l'occasion de partager quelques verres de vin avec lui (d'où la photo), j'étais très ému devant sa simplicité, sa vraie simplicité, pas celle maquillée des clowns médiatiques qui sévissent sur les ondes et écrans de Navarre.

Ce qu'il y a de beaux chez Arno, dans ses textes, c'est cette façon qu'il a, de reprendre parfois les mêmes expressions,les mêmes métaphores. D'album en album, au lieu de donner un effet redondant ou répétitif, cela créer comme un lien, comme une discussion dont on ne perd pas le fil. Puis, c'est aussi la force des mots et expressiosn chez Arno qui est profondément touchant. avec des mots simples, courant, il a le talent d'écrire de magnifiques phrases, qui représentent bien nos vies et nos sentiments. Cet homme est rare, sur scène, il a la capacité de passer au rock bien péchu avec une formation très simple, à l'intimité pesante d'une chanson douce, où, assis sur un simple fauteuil, il semble vous parler en tête à tête.

Si vous aimez le rock, le vrai, le pêchu, il faut aller voir Arno en concert.

Quant à la rencontre entre notre Apache adoré-adulé, et Arno, dans le film de Samuel Benchetrit "J'ai toujours rêvé d'être un gangster", elle représente pour moi, un des seuls intérêts de ce film destiné au Bobo. Il est bon ton de dire que ce film est génial, mais moi, il m'ennuie profondément. Sauf, sauf, sauf, quand je vois Bashung et Arno se retrouver face à face dans une cafét' désert d'après concert. Là, je dis OUI !!

Pour ceux qui auraient loupé un épisode de la série MonsieurBashung.com (mais comment cela est-ce possible ?) voici un Post en lien avec le sujet.

 

En attendant, je vous laisse donc découvrir cette interview fort sympathique, et ne manquerai pas de trinquer pour vous ce soir.

 

A quelques encablures de son concert marseillais dans le cadre de la douzième édition du festival Avec le temps, nous avons posé quelques questions décalées à un grand monsieur : Arno Hintjens. Concerné, drôle et émouvant, le Flamand toujours rose nous a régalés.

Arno-C-Danny-WILLEMS.jpgArno, vous avez déclaré : « Ce qui est bien avec les strings, c’est que quand tu en mets un à l’envers, tu t’en rends même pas compte. » Avec le recul, regrettez-vous ces propos ou les assumez-vous complètement ?
J’assume, puisque je porte moi-même des strings, surtout les lundis, où je mets un string léopard, et les mardis, avec un imprimé « petits pois-carottes ». Tout ça à cause d’un fabricant de strings que j’ai cocufié. Depuis je paye ma dette, pour éviter le procès. Mais précise à tes lecteurs que la femme du fabricant a aussi couché avec ma copine.

Vous avez également dit à propos de Jus de box, votre dernier album, que vous l’aviez écrit « sans réfléchir, de manière impulsive » : vous vouliez rendre hommage aux footballeurs ?
C’est vrai qu’ils n’ont pas inventé la poudre à couper le beurre, mais ils ne sont pas si cons que ça, enfin, je crois. Si tu veux tout savoir, j’adorais les footballeurs d’avant, Beckenbauer, Cruijff, Platini, Vercauteren, alors que maintenant ils ont tous des cuisses de jambon de Parme et des femmes coiffeuses avec des caniches. Je déteste les coiffeuses, t’as vu ma coupe (rires) ?

Vous avez aussi tenu des propos définitifs sur les femmes qui disaient ceci : « Je préférerais toujours une femme moche qui sourit à une jolie femme qui fait la gueule. » Vous voulez en parlez ?
T’es pas d’accord, tu préfères pas te taper une moche qui rigole ?

Ben, non, à tout prendre je préfère sortir avec les jolies qui font pas la gueule…
Tu verras, avec le temps, tu iras vers la moche qui se marre tout le temps, c’est moins chiant (rires). Attention, je dis pas que je me tape tout le temps des moches, hein, j’ai aimé beaucoup de femmes très belles, j’ai eu des enfants avec elles, mais je regrette pas les moches, vraiment.

Ok. Bashung, auquel on vous compare souvent ici, a chanté Ostende, votre ville natale. Et vous, seriez-vous prêt à rendre hommage en chanson à la sienne, Strasbourg ?
Pourquoi pas, si on met le prix, je suis ouvert comme une vieille pute, je fais tout du moment qu’on me paye. C’est le lot des chanteurs de charme ratés…

On raconte que la Tecktonik vient de Belgique, et vous trouvez ça drôle ?

Drôle, non, très moche, oui ! Mais tu sais, on n’a rien inventé, au début des années 80, l’actrice québécoise Carole Laure moulinait déjà des bras, faisait des chorégraphies bien barrées, y a rien de nouveau dans tout ça. Prends les Franz Ferdinand, ils ont tout pompé sur Gang of Four, comme les hip-hop aux vieux bluesmen. Y a un dicton qui dit « Without roots, no fruits » , voilà.

Attention, voici la question grave de l’interview : si Sarkozy était belge, vous exileriez-vous en France ?
Oh, chacun sa merde, hein. Ton peuple l’a élu, à lui de faire avec…

Mais que vous inspire le bonhomme ?
Il se prend clairement pour Napoléon, il veut tout et tout de suite, il va droit dans le mur, son Waterloo est pour bientôt (rires). Sinon, je crois qu’il a une grosse bite, de la taille de la Tour Eiffel. Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais je pense qu’après chaque 69 avec Nicolas, Carla, prend rendez-vous chez son ostéopathe, la pauvre…

En parlant de grands chanteurs, une de tes copines, Annie Cordy a chanté une sublime chanson Chaud cacao, chaud chocolat. Et vous, vous prenez quoi au petit déj’ ?
Je prends pas de petit déjeuner, j’aime pas le café non plus. La seule chose que je fais le matin, c’est pipi. A la limite, si j’ai vraiment faim, je bouffe du salé. Je suis très poisson cru, saumon, thon etc. D’ailleurs, j’aimerais pousser un coup de gueule : on tue le thon, il n’y en aura bientôt plus dans la mer, c’est dégueulasse.

Le message est passé. Ton compatriote Johnny chantait dans Que je t’aime, avec la fougue qui le caractérise : « Quand tu ne te sens plus chatte et que tu deviens chienne. » Et vous, vous aimez les animaux ?
J’adore les animaux, mais chez les autres. J’ai eu il y a bien longtemps un chien, Oscar, mais il est mort d’un cancer des poumons. Je crois que je lui ai trop fumé dessus. Je l’aimais beaucoup, même si je ne pouvais pas aller au cinéma avec lui. J’ai eu aussi un canari, Oscar, qui…

Excusez-moi, mais tous vos animaux s’appelaient Oscar ou bien ?
Ben oui, c’est plus simple quand tu rentres chez toi, tu cries « Oscar » et tout le monde est content. Bref, pour revenir à mon canari, même s’il sifflait La Marseillaise, il était dépressif, c’est ma faute, je laissais jamais la lumière la nuit. Je l’ai refilé à ma voisine, puis il est mort. Ma voisine aussi d’ailleurs.

Une histoire bien triste… Dans quelques jours, vous serez en concert de par chez nous, allez-vous inviter l’entraîneur de l’OM, Eric Gerets ?
Je sais pas encore, il faut demander à sa femme, c’est elle qui porte la culotte (rires). Plus sérieusement, Gerets est un mec bien, qui ne vit que pour son boulot. Après Goethals, c’est le prochain Belge qui fera gagner Marseille, tu peux me croire.

Sinon, vous croyez que vous allez trouver de la Jupiter, la bière belge, dans la ville que l’on surnomme Mars ?
On sent que t’as bien bossé ton interview, toi (rires). Ben, je m’en fous, je bois que du vin rouge, c’est ma vie. J’adore le vin français, comme je dis toujours c’est l’eau de Dieu, quand j’en bois, j’ai l’impression que les anges font pipi dans ma gorge.

Hum, enfin, une petite blague belge pour conclure ?
Allez, va, je vais en sortir une parce que je me suis bien marré. Alors, tu sais pourquoi les vaches se mettent sur le dos lorsque le Thalys est en grève ? Pour pouvoir regarder passer les avions.

Elle est mignonne, vraiment. Un dernier mot pour nos lecteurs ?
Pour tes lectrices, plutôt, je suis célibataire, hein…

 

 

 

 

21/02/2011

Gainsbourg Inédit...

gainsbourg, inédit

 

Parce que, parce que c'est vous, parce que c'est lui, parce qu'on en parle, parce que 20 ans, parce que Bashung, parce qu'il n'y a rien d'autre à dire...

Voici quelques interprétations Gainsbouriennes inédites, pour vous, rien que pour vous !

 

Cliques ici, Toi l'Apache, et savoure...

 

Et puis parce que ça, ça traine dans ma bibliothéque depuis très longtemps aussi, alors, c'est l'occasion...


podcast

 

Inoubliable, Indémodable, Intemporel... Serge Gainsbourg.

 

 

Parce que, reprise de Charles Aznavour - 1963 -


15/02/2011

Dans la tête de L'homme à tête de chou...

 

 

 

 

Cette histoire n'a jamais cessée de me hanter depuis que je la connais, et elle continuera jusqu'à la fin.

Parce qu'elle est vraie, plausible, passionnante, bouillonnante, déchirante, terriblement sexuelle, terriblement sensuelle... narrée comme une confession que vous fait un inconnu, un verre à la main, après deux bonnes bouteilles de Bourgogne au fond d'un troquet sans nom.

On est dans l'intimité du conteur, on voit Marilou petit chou prise dans le sirocco du séchoir dans les cheveux de sa victime, on la voit entre deux macaques genre festival à Woodstock; on la touche presque...

Ecouter L'homme à tête de chou tout en marchant dans une foule dense par exemple, c'est extraordinaire. Vous avez l'impression qu'au milieu de ce brouhaha, la confesse se fait au creux de votre oreille.

Marilou petit chou, qui me roulait entre ses doigts comme du Caporal, Me suçotait comme un cachou...

Toute une histoire, une folie, une perte d’adhésion, perte de réalisme. L’homme glisse, la femme périe, et entre les deux, les amants sont là. J’aime entendre le carillon d’entrée du salon de coiffure où officie la jeune chienne shampooineuse de son état.

 

J’aime entendre Gainsbourg parler de sa rencontre avec cette sculpture, et la relation qu’il ont entretenu tout les deux, après l’avoir payé cash et fait livré chez lui. Il évoque d’abord une certaine distance, un mutisme, puis, l’homme à tête de chou a commencé à se livrer...

 Voir Alain Bashung nous jouer cette histoire sur scène, aurait vraiment été un cadeau du ciel, certainement le plus beau choc culturel de ma très modeste culture. Le séisme est pourtant déjà assez comme ça, même avec son absence.

Avoir le privilège de revoir ce spectacle, dans son contexte actuel, avec toute l’épaisseur que cette histoire a pu prendre durant toutes ces années (1976), avec cette voix off, avec ces danseurs, avec ces jolies Marilou, est un vrai régal, un vrai plaisir, de ceux qui vous font vous impatienter, trépigner, vous font un flash forward inside !!!

La première fois, le choc fut trop fort. M’étant totalement refusé d’écouter le moindre extrait de la version Bashung avant d’être assis devant la scène pour le live show, rien que les premiers mots m’ont happés pour ne plus me lâcher !! Là, j’aurai peut-être les émotions un peu moins censurées.

Je pourrai alors me prélasser dans, et me délecter des Variations sur Marilou, qui pour moi, je crois, est l’un des plus beaux textes de Serge Gainsbourg.

Lorsque qu’il ya quelques années je me suis trouvé face à la sculpture de L’homme à tête de chou, dans une exposition, le choc fut énorme, énorme, indescriptible. Je suis resté figé un temps indéterminable, muet, j’étais là, face à lui, c’était merveilleux. Quand j’ai senti ce que cela me procurait, à l'intérieur je me suis dit que Les parasites de radio poux m’ont brouillés mes messages Fou que je suis de toi ; Marilou...

 

 

11/01/2011

Chatterton, l'histoire d'un titre

 

Bashung-Chatterton.jpg

 

Amis de la poésie,

bonsoir,

 

Je vous propose aujourd'hui une interview de Pascal Nègre, à l'époque président de Barclay et désormais de Universal Music, qui nous explique ce qui inspira le titre "Chatterton" à Alain Bashung. L'histoire est suffisament cocasse et surprenante... de quoi en rester scotché.

 

Pascal Nègre

podcast

chatterton19.jpg

L'illustration de ces propos par la douce voix d'Alain Bashung qui faisait alors sa promo sur Radio Canada et qui s'enlise merveilleusement dans l'origine et la sémantique de ce titre absolument pas "rat-colleur".

 

 

Alain Bashung

podcast

 

Ces interviews sont extraites de la saga estivale " De l'aube à l'aube" réalisée par Gérard Sutter et David Golan pour Radio Suisse Romande- La Première, également diffusée sur France Inter.

 

A bientôt , Olivier

 

03/01/2011

Quand Christophe raconte Alain Bashung...

 

Très Chères lectrices, Très Chers lecteurs,

 


Je vous souhaite tout ce qu'il y a de meilleurs pour vous, pour vos proches, pour ceux que vous aimez.

Merci de votre fidélité, de votre présence, de vos posts. Merci de nous lire régulièrement, merci de partager cet amour avec moi (avec nous si je peux me permettre de parler au nom des deux autres acolytes qui exorcisent leurs amours sur ces pages). Merci à Olivier, Merci à Etienne, profondément, sincérement; "Bashungeusement"

Je vous souhaite de beaux concerts, de beaux accords, de belles chansons. Je vous souhaite de belles découvertes, de grands artistes, qui sauront vous faire aimer, vous emporter, vous transporter par delà...
Je vous souhaite de vibrer à l'Olympia, au Bataclan ou ailleurs, comme l'Apache a su nous faire vibrer. Je vous souhaite que du bonheur, je vous souhaite une année Bashungnienne profonde et intense.

Ce n'est plus Noël, mais je vous livre ce magnifique cadeau, ce petit bijou bijou, qui, dès que je l'ai vu, m'a instentanément fait penser à vous bande d'Apache que vous êtes !
Certes, nous le savons tous depuis un petit moment now. Christophe interpréte dans sa dernière tournée, Alcaline, d'une manière on ne peut plus précieuse. Nous l'aurons désormais à porté de main.

Je dois bien avouer que, la chose qui m'a de suite marqué, attiré, envouté, c'est belle et bien ce magnifique dessin, où se retrouve nos deux amis. il m'a de suite... transporté !

Je vous laisse donc savourer, savourer, et savourer encore ! Je vous laisse reprendre du gâteau à volonté...

Et pour cette nouvelle nouvelle année, Transportons nous au delà des vergers, franchissons les lacs gelés, balançons les jumelles; Osons; Osez...